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Pour vos cages à miel...


Le retour d'un MC et sa poésie

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A vous qui me lisez, fidèlement ou plus occasionnellement, sachez que je suis infiniment contente depuis le 3 Novembre 2017. En effet, c'est à cette date qu'est sorti le nouvel album du Pape du rap, le grand MC Solaar. Un album qu'il a choisi d'intituler "Géopoétique".

 

Il a fallu patienter dix ans! Dix ans pour tenir enfin entre les mains cet opus dont je me demandais impatiemment ce qu'il pouvait bien contenir.

 

A l'écoute, la magie poétique opère plus que jamais, aussi fortement que lorsque j'écoutais "Caroline" ou "Solaar pleure". Et pour cause, l'intro fait un agréable rappel à d'anciens titres!

 

S'il a quelque chose de délicieusement vintage, cet album est toutefois résolument moderne, urbain. Moderne par ses sonorités d'abord, qui mélangent habilement le jazz, le funk ou bien encore l'électro. Par son écriture ensuite.

 

Elle est moderne par les thèmes abordés et pour lesquels il se pose en observateur de son époque. Comme toujours avec le Maître, c'est riche, complexe en termes de rythmes, de références culturelles et de vocabulaire. Évidemment, il y a aussi cette spiritualité qui plane sur ses textes et qu'il distille par touches subtiles dans ses vers. Parfois il y a de l'humour, du cynisme. A une juste dose.

 

Quant à son flow, comment vous dire?! C'est impeccable, limpide, c'est aussi léger, aérien et musical qu'avant. Pour tout dire, il m'a toujours impressionné pour ça.

 

Lorsqu'on écoute MC Solaar, on n'écoute pas des chansons. Non. Mais on assiste véritablement au déroulement d'un scénario, d'une histoire unique et réaliste, d'un pan de vie. Des histoires ordinaires au fond, déclamées avec un petit quelque chose d'extraordinaire, dans lesquelles il arrive systématiquement à nous faire glisser.

 

Alors lorsqu'il dénonce certaines dérives, comme c'est le cas dans "L'Attrape-nigaud", il reste classe, posé, doux même.

 

Au-delà des considérations musicales, il est donc resté fidèle à sa ligne de conduite qu'il a depuis ses débuts, et qui consiste à penser que la musique, plutôt que d'exacerber des tensions, se doit au contraire, selon la formule consacrée, d'adoucir les mœurs.

 

Du côté de mes préférences, je ne saurais pas vous dire quel titre est meilleur qu'un autre, tant ils sont tous intéressants. Mais il est vrai que pour moi, trois morceaux se détachent malgré tout du lot: "Eksassaute", "Adam & Eve" et enfin "Sonotone", qui avait été le premier titre dévoilé sur les ondes avant la sortie de l'album.

 

J'aimerais maintenant pouvoir le voir sur scène. Le poète sera sur la scène du Zénith de Nancy à Maxéville le 9 Novembre 2018.

 

A l'heure où l'image du rap est franchement malmenée, pour ne pas dire salie, par tout un tas de guignols à l'écriture aussi pauvre et douteuse que leurs mœurs, qui ont l'auto-tune facile et lourd, qui sévissent dans le paysage musical français, son retour fait un bien fou. Il donne encore une fois une leçon de rap, dans ce que ce genre a de plus pur, de plus vrai. Une façon d'asseoir son statut de leader incontesté et incontestable du genre. Et aussi de redonner ses lettres de noblesse à un style de musique codifié, injustement boudé, dénigré, caricaturé, moqué...


26/01/2018
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La vie selon P!nk

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Rêveurs, rêveuses mélomanes, voilà une chronique qui, je l'espère, vous donnera une fois de plus l'envie de vous pencher sur les Artistes que je vous présente régulièrement et que j'adore.

 

A l'occasion des fêtes de Noël, j'ai eu le bonheur de me voir offrir le dernier-né de P!nk intitulé "Beautiful trauma", sorti en Octobre 2017.

 

Vous le savez, j'écoute peu de musiques chantées par des femmes. Mais avec elle, tout est différent. Je la suis assidûment depuis son premier album sorti en 2000. Chez cette femme, j'aime et admire absolument tout: au-delà du fait qu'elle soit canon, j'aime son audace, son style, son incroyable grain de voix, puissant, râpeux, plein de belles cassures et donc d'émotions. J'aime ce qu'elle dégage de force, de caractère, de joie autant que de sensibilité et de fragilités. J'aime son côté grande gueule sans en faire des caisses et sans basculer dans la caricature. Et puis ses combats, ses engagements vont dans le sens des miens, tant dans le contenu que dans sa manière de les dire ou de les mener. Certaines de ses chansons ont fait et font encore grandement écho en moi à différentes périodes de ma vie. En fait, j'aime cette femme parce que pour une fois elle ressemble à toutes les femmes du monde. Elle est vraie, authentique, naturelle, sans artifices. P!nk, c'est la femme qui te donne envie d'en être une!

 

Quelques longues années depuis son detnier album ont été nécessaires pour aboutir à cet album qui est, pour moi et de loin, le meilleur de sa longue et riche carrière. Et ce pour deux raisons principalement: d'une part parce qu'il est musicalement riche avec ses rythmes de rap, de rock, de gospel, de pop, de folk. D'autre part parce que c'est sans doute aussi son album le plus personnel, le plus mature.

 

En effet, sur cet album elle se dévoile comme jamais elle ne l'avait fait auparavant, au travers de ces titres qu'elle a entièrement co-écrits. Qu'il s'agisse de ses blessures et ses doutes de femme, de ses bonheurs et ses difficultés de femme et de mère, du climat politique de son pays, de ses souvenirs et ses traumatismes d'enfance, l'Artiste semble avoir baissé sa garde pour oser se dévoiler ainsi. Pour notre plus grand bonheur!

 

Musicalement, c'est un mélange aussi énergisant que bouleversant. Dès la première écoute, j'ai eu d'incontestables coups de cœur, à l'image du très puissant  "What about us" qui m'a fait danser tout l'été. Et puis très vite, la liste s'allonge avec le tubesque et dansant "Secret" qui promet de faire un malheur sur tous les dancefloor de la planète, autant que l'entrainant "Where we go" ou le gospel énergique de "I am here".

 

Du côté des ballades, j'ai pu également avoir ma dose d'émotions avec en première ligne le déchirant "Barbies", qui emporte tout sur son passage et que j'écoute en boucle tant il me plait. Tout autant que des morceaux comme "Wild hearts can't be broken" ou "You get my love", piano-voix intense qui ferme impeccablement l'album. Je vous laisse découvrir les autres titres, tous aussi bons et efficaces les uns que les autres.

 

La diversité des rythmes autant que des thèmes traduit bien l'idée selon laquelle "la vie est aussi durement traumatisante qu'incroyablement belle", dixit P!nk elle-même.

 

A signaler un morceau en duo avec Eminem qui, bien que répétitif, tournant en rond au bout d'un certain temps, un peu en-dessous du niveau des 12 autres titres, reste tout de même un bon morceau qui s'écoute avec plaisir.

 

Pour résumer, je ne peux que vous conseiller de vous jeter sur ce nouvel opus qui fait déjà un carton chez nous comme dans tous les pays où il est sorti.

 

Et si un jour j'ai la chance de la voir sur scène, alors ce ne sera qu'un doux bonus...


25/01/2018
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Amor Fati de Bertrand Cantat

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Au revoir 2017, bonjour 2018! Pour ce premier article de l'année, j'ai souhaité chroniquer un album que le Père Noël avait dans sa hotte pour moi!

 

C'est le 1er Décembre 2017 qu'est sorti l'album que Bertrand Cantat a publié sous son nom, intitulé "Amor Fati".

 

Ce titre mystérieux a aiguisé ma curiosité dans un premier temps. Petite leçon de philosophie express: c'est Nietzsche qui a introduit cette locution latine. Celle-ci traduit l'idée d'aimer, d'accepter son destin et ses conséquences, quels qu'ils soient, puisqu'on ne peut rien y changer. Le chaos qui règne en soi permet alors de mieux s'exprimer et de faire ressortir le positif de soi. Une sorte de résilience finalement. Littéralement, "Amor fati" signifie "l'amour du destin".

 

Je n'ai jamais douté de la grande culture de Bertrand Cantat, c'est pourquoi cette richesse ne me surprend pas. Ça m'a encore moins étonné lorsque j'ai découvert les textes (que je lis toujours globalement avant d'écouter un album).

 

Le moins que je puisse dire c'est que c'est un album qui s'apprivoise. En effet, je n'ai pas eu de coup de foudre immédiat, absolu, à la première écoute. Il m'a fallu trois, voire quatre écoutes successives pour que commencent à s'en dessiner certains et que j'entre pleinement dans son univers, que j'en apprécie les moindres recoins à leur juste valeur. Comme j'avais pu apprécier, dès la première écoute pour le coup, son travail avec Noir Désir ou Détroit. J'aurais pu être déçue, mais non, j'ai persévéré. Avec raison!

 

Ce nouvel opus regorge de beautés et de richesses, tant musicales que textuelles. Là, les coups de foudre sont arrivés au nombre de deux, à l'image des magnifiques "Amor Fati" et "Chuis con". J'aime probablement ces titres parce que je m'y reconnais pleinement et que je peux m'identifier sans peine. Outre ces deux titres, j'ai trouvé que deux autres morceaux étaient parfaitement réussis sur tous les plans et sortaient du lot: "Les pluies diluviennes" et "Anthracitéor". Mention spéciale enfin pour "Maybe I", qui ferme superbement l'album. Juste parce que j'adore l'entendre chanter en anglais et que musicalement elle décolle la peau, notamment grâce à l'harmonica et au timbre de voix plus fragile.

 

Si l'on a toujours été dans l'habitude de sons très marqués par le rock, on en est loin, même si les belles guitares sont présentes, comme une évidence. L'électro fait joliment son entrée, parsemée de touches se situant entre rap et slam. Ce n'est pourtant pas son style de prédilection, l'exercice aurait pu s'avérer périlleux mais ça fonctionne sans que ça le couvre de ridicule, bien au contraire. Certains autres sons semblent plus expérimentaux mais ne desservent en rien la qualité. Bien que le morceau "L'Angleterre" dénote musicalement de l'ensemble par son côté très (voire trop) commercial pour moi, il reste mélodiquement efficace. Parce que je vous concède volontiers le fait qu'il fallait bien toute la maestria d'un Cantat pour écrire un tel texte sans jamais passer pour un vulgaire et prétentieux donneur de leçons.

 

Par ailleurs, on ne peut nier qu'il puisse parfois y avoir des ponts entre ces chansons et quelques anciennes de Noir Désir, autant dans les textes que dans les sonorités. Il n'y a qu'à écouter "Aujourd'hui" pour s'en rendre compte!

 

Du côté de l'écriture, c'est le même ravissement, album après album, chanson après chanson. Étant plus jeune, il m'a permis d'apprendre des mots et ça continue! Je ne sais comment il fait pour garder sans jamais faiblir cette plume aussi fine, juste, aiguisée, insoumise, militante, prête à faire mouche à chaque phrase. Elle fait encore une fois des merveilles et l'on y verra les messages qu'on voudra.

 

Côté voix, si elle est plus douce, plus suave, susurrée, s'il n'y a de véritables envolées lyriques, de réelles tensions électriques qu'à de rares moments, elle est en adéquation totale avec l'idée générale véhiculée dans cet album, à savoir la tranquillité, une certaine idée de l'apaisement. Un certain spleen aussi, malgré tout. Mais ça sonne comme un nouveau départ, un renouveau général. De mon côté, j'aime plus que jamais le timbre de voix, le phrasé, qui me donnent sans cesse des frissons.

 

A signaler aussi l'excellent travail d'artwork. Un travail signé Yann Orhan, connu notamment pour avoir fait ce même travail d'artwork sur le dernier album de Cali, "Les choses défendues". Fan de Cali, c'est là que j'ai découvert le travail de Yann Orhan et j'apprécie vraiment.

 

Il ne me reste plus qu'à attendre impatiemment de le voir en live. Rendez-vous est pris pour le Samedi 21 Avril 2018 à L'Autre Canal, à Nancy! Je lui fais confiance, je sais déjà qu'il va faire monter la fièvre comme il l'avait fait avec Détroit, à deux reprises me concernant.


03/01/2018
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Dans la peau de Kyo

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Trois ans après "L'Equilibre", Kyo est de retour avec un nouvel opus, le bien nommé "Dans la peau", sorti le 8 Décembre 2017.

 

Lorsqu'on a eu comme moi la chance de les avoir découverts jeune avec l'album "Le chemin" (j'avais alors 17 ans), c'est intéressant de les suivre encore aujourd'hui. Oui, véritablement, quand on tombe dans la marmite Kyo, on aime à y rester, on les a... dans la peau!

 

Les quatre garçons ont grandi, vieilli, mûri, comme et avec nous. Plutôt que de rester coincés dans un âge ou une époque, ils ont su à chaque fois évoluer, se renouveler dans leur style musical autant que dans la façon d'écrire sur les thèmes abordés. Désormais, les membres du groupe, largement trentenaires voire quasi ou carrément quadras, font de la musique pour les trentenaires que nous sommes nous aussi devenus. Croyez-moi, c'est tout à fait appréciable!

 

Mais s'il y a bien une chose qui n'a jamais changé au fil des albums, c'est la poésie des textes, le sens de la formule, l'inimitable voix, le flow et le phrasé particulier de Ben. C'est toujours aussi impeccable, comme la première fois. Ce savoureux mélange fait une fois de plus des merveilles, titre après titre. C'est ciselé, précis, incisif. Si la voix se fait douce et coule aussi clairement qu'une source d'eau fraîche, les textes sont d'une délicieuse beauté violente souvent. Ils parlent d'amour comme toujours, sous toutes ses formes. Et comme tout le monde le sait, l'amour peut parfois être aussi beau qu'il peut être violent. Une façon de montrer que les garçons sont restés férocement connectés à leur époque, à un quotidien.

 

Mais Kyo bouscule aussi par le virage de style. Si les albums précédents étaient clairement ancrés dans le rock, celui-ci entre de plain-pied dans la pop, avec un soupçon d'électro. C'est un album plus que cohérent, dansant, léger et aérien dans les instrus, plein de tubes potentiels. En tournée, je le sens d'ici, ça va chalouper sévère!

 

Je me suis procurée "Dans la peau" seulement hier, mais il a déjà tourné quelques dizaines de fois. A chaque écoute, c'est du miel d'où s'extraient de nouvelles subtilités à savourer, parfois délicieusement vintage. Dès la sortie du premier extrait "Ton mec" en Septembre, j'ai eu vite envie d'en découvrir beaucoup plus. Ce titre fait partie de mes préférences. Les quelques notes du gimmick instrumental du refrain rendraient presque fou tant elles sont addictives! Je vous laisse juger par vous-mêmes en allant voir et écouter la chanson. A l'image du titre de l'album, je dirais que l'écoute des 12 titres déclenche une réelle réaction épidermique, elle donne des frissons.

 

Mais trois autres perles se dégagent véritablement pour moi à l'image de "Plan A", "Prends-le" et "Plus que mes doutes", interprétée pour l'occasion par Flo, comme c'est d'ailleurs le cas dans tous leurs albums. A chaque fois c'est, je dois le dire, un moment magique tant le chant lui va si bien.

 

Maintenant, ce sont des dates de concerts que j'attends impatiemment comme, je l'imagine, nombre d'admiratrices (vous ne m'en voudrez pas d'y mettre du féminin ici, puisque nous composons l'essentiel du public, soyons honnêtes!). D'ailleurs, une date vient de tomber: Kyo sera en concert le 7 Décembre 2018 au Galaxie d'Amnéville.

 

D'ici là, je vais user et abuser de l'écoute de cet album qui, s'il n'est pas encore dans votre lecteur, se doit absolument d'être sous votre sapin en ce Noël qui approche!


13/12/2017
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Liam is back!

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Amis lecteurs rêveurs, vous vous apprêtez à lire une chronique que je suis infiniment heureuse et excitée de vous présenter! Et en même temps, je pense qu'elle transpirera une certaine forme de nostalgie, que vous partagerez avec moi, ou pas...

 

Ça y est, enfin, il est de retour! Liam Gallagher a sauté le pas pour sortir cet album solo intitulé "As you were".

 

Enfant terrible, tête à claques, insolent. Il est comme ça pour certains. Pour moi c'est une de mes idoles, une icône, ma préférence au sein d'Oasis, un des génies du rock que j'écoutais lorsque je n'étais encore qu'une enfant, prête à entrer dans l'adolescence. A cette époque je ne dois pas avoir plus de 10 ou 12 ans, peut-être même bien moins. Je ne sais pas, peu importe, mais je n'étais pas bien grande.

 

Déjà j'aimais cette voix inimitable et reconnaissable entre mille, cette façon si particulière de prononcer les mots. Sa façon bien à lui de chanter aussi, mains dans le dos, tête relevée et lèvres collées au micro. J'aimais sa nonchalance, voire son je-m’en-foutisme, son côté rebelle, son air de mec tombé de la lune. Il était pour moi l'incarnation parfaite du cool, de la liberté. Sa musique était une musique dans laquelle je me réfugiais lorsque rien n'allait, qui m'offrait la possibilité de partir ailleurs. J'aimais déjà ce son très anglais.

 

Logiquement, je me suis précipitée sur cet album sorti le 6 Octobre 2017. Et... comment vous dire? Je suis enchantée!

 

Il est juste une synthèse parfaite de plein de petites madeleines de Proust qui me reviennent à la figure, du fin fond de mon adolescence. Tout, absolument tout y est beau. Il n'y a strictement rien à jeter. Je pardonne même le manque de cohérence! Ça part dans tous les sens au niveau des rythmes, c'est foutraque de ce côté-là, mais c'est tellement lui!

 

Bien sûr, je retrouve intacte, impeccable, cette voix qui a jadis bercé mes peines et mes peurs pour les rendre un peu moins insupportables. Je retrouve les images que j'avais alors en tête: des flashs de rues mancuniennes, de bars enfumés d'où sortaient des sonorités rock et coulaient des litres de bières aux mains de mecs en sueur, avec des guitares, qui jouaient jusqu'à n'en plus pouvoir.

 

"As you were" est indiscutablement rock, à l'image du percutant "Wall of glass" qui ouvre l'album, avait été dévoilé cet été et avait fini d'exciter mon impatience déjà très grande. Mais il renferme aussi de superbes ballades, à l'image de "Papercrown" ou "When I'm in need", parmi d'autres encore, toutes excellentes. Personnellement, j'ai été très émue par le morceau "For what it's worth", qui non seulement m'a ému parce qu'il m'a rappelé le génial "Don't look back in anger" d'antan, dans le son, la voix et le rythme, mais aussi par ses paroles où Liam semble faire un pas vers son frère.

 

Du côté des influences, elles sont restées délicieusement très "oasisiennes", elles sentent bon le rock anglais avec également des sonorités qui rappellent sans ambiguïté les Beatles, entre autres références que je vous laisse le soin de faire revenir à vos mémoires.

 

Cet album est un album qui va vous ramener quelques années en arrière tout en restant très actuel. Les nostalgiques d'une époque et les fans comme moi adoreront, les détracteurs détesteront. That's life... En tout cas, il prouve (même s'il n'en a nul besoin) qu'il est encore bien là, qu'il reste efficace, qu'il n'a rien perdu de sa superbe.

 

J'espère maintenant très fort pouvoir un jour le voir sur scène pour pouvoir plonger plus encore dans l'ivresse que m'a procuré cet opus... Pendant les 44 minutes et 43 secondes qu'il dure, j'ai retrouvé mes 10 ans... 12 ans... 15 ans... bref, j'ai retrouvé une part rarement joyeuse de mon adolescence...

 

So now... Back in the 90's!


11/11/2017
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