jolismots-et-doucesnotes

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Pour vos cages à miel...

Vous hésitez à aller voir un Artiste en concert ou à acheter son œuvre? Je tente ici, avec mes coups de cœur, de vous aiguiller par mes chroniques musique! Venez écouter avec vos yeux et voir avec vos oreilles! ;)


Un roi du silence nommé Antoine Elie

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Alors que je vous avais présenté l'an dernier le premier EP 5 titres de cet Artiste, je viens aujourd'hui avec excitation et plaisir vous présenter son premier album, sorti le 15 Février 2019. Une vraie claque!

 

Parce qu'Antoine Elie m'a touchée dès les premières notes entendues, je crois dur comme fer à son succès grandissant et mérité. Atypique dans le paysage musical français que je ne cesse pas de bouder, sa plume autant que sa voix, son style et ses mélodies ont bousculé mes idées.

 

Depuis ce premier EP, Antoine Elie se fait de plus en plus entendre sur les ondes ainsi qu'à la télévision, notamment dans "Taratata". Il a également fait quelques dates en première partie de Kyo.

 

Ce que j'aime chez lui? Son timbre de voix, son côté brut de décoffrage dans son vocabulaire, qui va de paire avec son style rock, mauvais garçon. J'aime son écriture et sa poésie, graves, âpres, violentes, fiévreuses. Il déchire, casse, pète les cadres et les codes, il écrit comme on parle, fait sonner et résonner les mots comme personne. Bien que la virtuosité avec laquelle il les manie me fait penser à celle, dans un autre style, de MC Solaar.

 

Autant vous dire que pour écouter cet album il va vous falloir posséder un solide système lacrymal! La chair de poule vous guettera également.

 

Ce n'est pas du rap, ce n'est pas de la pop ou du rock ni du slam. C'est peut-être un peu de tout ça, mêlé à du trip hop. Ou pas du tout. Chacun y mettra l'étiquette qu'il souhaite. Je vais me contenter de dire que ce mec est génial, si vous le voulez bien! Parce que les étiquettes, ce n'est pas mon truc! Et comme je ne veux pas répéter bêtement ce que je disais déjà de l'EP dans le précédent article, vous pourrez vous y rendre pour tout savoir et tout comprendre de ce qu'il provoque chez moi et comment je l'ai découvert. Cliquez donc sur le lien plus haut dans l'article!

 

Dans cet album qui compte deux titres issus de l'EP, il y a douze autres pépites qui n'attendent qu'à vous faire frissonner. Quatorze titres conçus comme autant de différents tableaux, différentes histoires de vie, d'une noirceur grandiose. Sur un flow impressionnant qui ne faiblit jamais et vous fera chalouper en rythme et les yeux clos, il narre, sans pitié ni retenue, les histoires d'un mec paumé dans une vie étriquée, enfermé dans ses démons et ses doutes, entre drogue, alcool et sexe. Parce que oui, c'est l'impression que j'avais déjà eue en écoutant l'EP: cet album est infiniment sexuel, sensuel et langoureux. Sans doute y a-t-il mis un peu de lui...

 

En somme, c'est un album ensorcelant, dont on ne se lasse pas. On est presque en apnée tellement c'est rapide et vertigineux, étourdissant. Quelques ballades se mettent en travers pour nous permettre de reprendre un peu notre souffle. Gageons que vous ne résisterez pas, entre autres, à la sublime "La rose et l'armure", présente sur l'album en deux versions et dont le clip est sorti récemment. Une chanson qui n'a cessé de me faire transpirer des yeux à chaque écoute. Mon coup de cœur incontestable de cet opus. Contrairement au titre de ce petit bijou, le tout juste trentenaire ne reste pas silencieux et en dit des choses dans ces 14 chansons.

 

Seul regret pour ma part, ne pas voir "Soirées parisiennes" en quinzième titre, aussi incroyable que les autres, et présent sur son EP...

 

Si vous voulez triper, si vous voulez des sensations et des émotions fortes, que vous avez les nerfs à vif et que vous voulez les passer agréablement, c'est "Roi du silence" qu'il vous faut posséder et écouter en boucle! Croyez-moi, ce sera un remède imparable!


06/03/2019
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"Grand casino", le coup de poker de Manu Lanvin

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Chers lecteurs rêveurs, je crois que je tiens ce soir entre mes mains l'album de 2019!

 

Le Manu Lanvin nouveau est arrivé en ce jour du 15 Février 2019, 3 ans après l'excellent "Blues, booze & rock'n'roll". L'attente fut longue, comme elle l'est à chaque fois lorsque j'attends les nouvelles créations d'un Artiste que j'admire et respecte. Cet album est son 8ème, mais le 3ème avec son Devil Blues. Je constate toujours le même phénomène: il est le seul Artiste qui, dès les premières secondes d'un morceau, arrive à me faire décoller façon fusée, direction les Etats-Unis! Ceux-là même qui me font rêver depuis longtemps et qui me font venir immédiatement quelques images devant les yeux! Avec en prime l'impossibilité de rester assise bien tranquillement en écoutant son travail!

 

Bien que je n'ai jamais pensé que ce genre musical qu'est le blues rock (voire la country parfois) soit un genre dont on se lasse facilement, je pensais tout de même naïvement en avoir fait le tour. Grossière erreur! C'était sans compter sur la créativité de cet Artiste qui n'a plus rien à prouver.

 

Pour ce nouvel opus, il faut dire que Manu Lanvin s'est donné toutes les chances de renouveler son succès. Evidemment accompagné de son "devil blues" constitué des toujours excellents Jimmy Montout à la batterie et Nicolas Bellanger à la basse, il s'est en plus payé le luxe de quelques guests. Encore relativement novice dans ce genre musical, j'avoue sans honte que je n'avais aucune idée de qui sont Beverly Jo Scott et Taj Mahal. Quant à Paul Personne et Popa Chubby ou encore Mike Latrell, si je ne les connaissais que de noms ou de réputation, c'est en lisant les publications de Manu Lanvin qui les y mentionnaient, en regardant des vidéos et en écoutant sa musique sur ses deux précédents albums faits avec son Devil Blues que j'ai véritablement appris à les connaître et à apprécier leur talent, voire leur génie.

 

J'adore cette idée qu'un Artiste qu'on aime soit un pont, un trait d'union, une ouverture vers d'autres gens, d'autres voix, d'autres styles de chant ou de jeu. Je crois que c'est ainsi que les découvertes sont les plus belles pour moi.

 

Dans cet album, il y a quoi au juste? Il y a du gros son, du bon son, déjà! Ce son que j'aime, fort, appuyé, franc, presque brut parfois. Et puis cette voix...! Elle est toujours aussi animale, puissante et présente. Le tout donne comme à l'habitude un ensemble des plus cohérents. Comme j'aime à l'écrire concernant Manu "Le Diable" Lanvin, son travail sent une fois encore le sale, la sueur et la poussière. Et ce n'est absolument pas une insulte sous ma plume, bien au contraire.

 

Du côté du contenu musical, si on trouve évidemment des inédits écrits à quatre mains avec Neal Black ou Ezra Brass, c'est avec joie que j'y ai découvert une reprise des Rolling Stones et d'AC/DC, en plus d'une reprise de BB King (quand c'est un titre que je ne connais pas, j'apprécie d'autant plus!) et de Willie Dixon (que je ne connaissais pas du tout pour le coup! Et un pont de plus, un!). Mais que vois-je là?! Une chanson que je semble connaître! Effectivement, "Lost under the waves" réarrangée, issue de l'album précédent, c'est une excellente idée! Et puis comme on dit, "quand y'en a plus, y'en a encore"! Là tu as la cerise sur le gâteau: la (très bonne) piste cachée!

 

Cette piste cachée, avec les reprises des classiques et les featuring, donne un petit quelque chose en plus pour refermer et sublimer l'ensemble.

 

Mais "Grand casino", ça parle de quoi? Le blues, c'est bien connu, ça parle d'amour. Mais d'amours déçues, décevantes, tristes, abandonnées, avec la pointe justement dosée de machisme et de séduction qui va bien. Si le blues racontait des histoires heureuses et proprettes, ça se saurait, je crois!

 

Et si je vous parlais concrètement de mes coups de cœur maintenant?! J'ai vraiment aimé la reprise d'AC/DC, qui prend des allures plus classes, peut-être même plus douces aussi que l'original, sous l'instru et la voix de Manu Lanvin. Coup de cœur également pour "Shake it lady", véritable défouloir de tensions qui pousse à la joie malgré les paroles. Mais voilà, bien que j'aie un esprit rebelle et agité, je reste une femme sensible. C'est donc tout naturellement que j'ai véritablement chaviré en écoutant "When it's too late". Du côté de "I don't love U", c'est encore une chanson qui m'a fait vibrer. J'y ai vu là comme une petite soeur à "Merci", chanson présente sur l'album "Son(s) of the blues". Peut-être que je me trompe mais pour moi la suite semble logique. Quant "Hoochie coochie ya ya yeah", autre excellent titre, il m'a rappelé de façon plus qu'évidente la fameuse "Lady Marmalade" du film "Moulin Rouge".

 

Enfin, je voudrais émettre un bémol. Léger le bémol, que tout le monde se rassure! D'ailleurs est-ce vraiment un bémol? C'est plutôt l'expression d'un goût purement personnel. La dernière piste est la seule en français et je trouve que, malgré l'excellence évidente du jeu de Paul Personne, c'est pour moi la "moins bien réussie" de l'album. S'il est vrai que la compréhension des paroles se fait instantanément et ne nécessite pas que je fasse un effort à ce niveau-là, pour moi ce style se doit d'être chanté en anglais. Et tant pis pour l'effort, on le fera!

 

Malgré cela, c'est vraiment un excellent album que je recommande chaudement à celles et ceux qui hésitent encore en pensant que ça pourrait ne pas leur plaire, quelle qu'en soit la raison, mais qui voudraient quand même trouver une perle pour se laver les tympans et l'âme! Dans ce "Grand Casino"-là, il n'y a rien à perdre mais tout à y gagner, et on peut jouer autant de fois qu'on veut sans risquer l'interdiction! L'album de 2019, que j'vous dis!

 

En espérant concrétiser ce plaisir rapidement, en allant prendre la température directement dans une salle de concert...


15/02/2019
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Elie Semoun envoie des paroles en l'air

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Je suis une inconditionnelle d'Elie Semoun depuis mon plus jeune âge, ce n'est plus à démontrer. Après avoir lu son livre, après être allé voir son spectacle "A partager", après avoir écouté ses deux précédents albums, voilà que j'avais envie de vous parler de son dernier-né, troisième du nom, sorti le 28 Septembre 2018 et intitulé "Des paroles en l'air".

 

J'avais aimé ses deux précédents opus et je crois pouvoir dire que j'ai aimé celui-ici.

 

Ça pourra vous surprendre si vous me connaissez, tant je suis rock'and'roll, à plus forte raison si les textes sont d'expression anglaise. Mais il faut croire que moi aussi j'ai parfois besoin de moments de calme!

 

Elie Semoun chante doucement, susurre. Des mots doux, des mots tendres, des mots qui dansent, des mots simples mais qui pourtant portent en eux toutes les forces et les fragilités du sentiment amoureux, universel.

 

Je ne saurais dire pourquoi, mais Elie Semoun est le seul Artiste, comique à la base de surcroit, de la part duquel j'accepte sans rechigner qu'il m'emmène le temps d'un album complet sur ce genre de chemin, sans que je trouve ça trop "cucul la praline" et rébarbatif jusqu'à devenir définitivement inaudible.

 

Si jusque-là les sonorités se situaient plutôt du côté de la bossa nova qu'il adore, nous voilà au cœur d'un album aux sonorités plutôt jazzy (quoi que...!). C'est d'ailleurs un peu la seule légère limite que je pourrais attribuer à cet album: si les paroles sont d'une beauté et d'une poésie indéniables, j'ai vite été rattrapée par la répétition des mélodies, par ailleurs signées par Pierre Souchon et Hubert Mounier, entre autres. Et puis bon... quand on a Greg Zlap à l'harmonica, ce serait indécent de se plaindre de quoi que ce soit de majeur finalement! Du moins voici mon sentiment sur la musique.

 

A sa décharge, tout comme la bossa nova et toutes les musiques appartenant à des genres aussi précis, le jazz répond également à des codes rythmiques. Et moi je n'ai pas l'habitude de ce genre, même si j'en ai déjà écouté et que j'ai mes Artistes jazz bien définis. D'où peut-être mon sentiment de répétition. Le pendant positif c'est que le jazz permet une pureté, une mise à nu totale. De sorte qu'il ne reste que l'essence d'une chanson sur laquelle on peut se concentrer, à savoir la voix et les mots. Une simplicité qu'on retrouve sur la pochette de l'album et qui est du plus bel effet.

 

Je ne peux choisir un texte spécifique, tant ils sont tous ravissants. A moins que... si, attendez! J'ai beaucoup aimé le texte de "Tabous", qui m'a immédiatement rappelé dans sa structure le texte de "La Javanaise" de Gainsbourg, avec ses syllabes et ses sons semblables qui reviennent. Coup de cœur aussi pour sa réinterprétation du poème de Victor Hugo "Demain dès l'aube". Plusieurs fois repris pourtant, il réussit ici à ne pas en faire quelque chose de déjà vu.

 

En fait, si je dois aller au bout de mon sentiment, je vous dirai qu'en écoutant cet album, j'avais en tête l'idée délicieuse que ces chansons puissent tout à fait être la bande originale d'un film né de l'imagination des plus grands cinéastes issus de la Nouvelle Vague. Tant la poésie des textes et le rythme semblent venus de ce temps-là et y coller parfaitement. Il souffle sur ces textes un vent de liberté, de légèreté. Un autre âge que je pourrais peut-être parfois regretter, que j'aurais aimé connaitre. Mais ça, c'est une autre histoire... Je ne saurais pas non plus expliquer pourquoi, mais ce sentiment ne m'a pas quitté durant toute l'écoute.

 

J'aime bien Elie Semoun lorsqu'il chante. Parce qu'il ne fait pas l'humoriste qui aurait la vanité de se prendre pour un chanteur en tentant par je ne sais quel moyen de camoufler ses jolies imperfections vocales pour en faire quelque chose de lisse, pour faire bien. Ce qui alors n'aurait pas été pour le servir. Non. Il est juste un talentueux Artiste multiple qui décide à un moment donné de se faire plaisir. Et il a raison! Il m'étonne à chaque fois car autant il est comme un petit garçon drôle, fort, féroce, juvénile et lucide sur scène, autant il est un homme émouvant, délicat, viril, fragile et doux lorsqu'il se met à chanter. Pareil aux moments hors scène, je dirais. Le vrai Elie Semoun serait-il finalement à chercher dans cette activité (ailleurs que dans son jardin, j'entends!)?!...

 

Il faut signaler enfin l'originalité des remerciements, faits... oralement, à la fin du CD, en piste cachée!!!! Il n'y avait que lui pour faire ça!

 

Quoi qu'il en soit, je vous invite à écouter ces 12 titres sensuels qui vous apporteront toute la douceur dont on a en plus bien besoin ces temps-ci! Finalement, puisqu'elles restent, qu'on s'en souvient, ce ne sont pas tant que ça des paroles en l'air...

 

** Confession de dernière minute: ma chanson préférée-supérieure-la-meilleure ever restera toujours "Femme actuelle"!

** Confession 2: j'ai réussi à écrire un article sans écrire une seule fois "du coup", dis donc! ;-)


18/11/2018
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Gaëtan Roussel, de retour dans le "trafic"

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J'avais laissé avec regrets Gaëtan Roussel l'an dernier, en fermant son joli recueil de nouvelles. Avant cela, il y avait eu la parenthèse enchantée de Lady Sir, qui elle-même succédait à un retour triomphal de Louise Attaque. Mais Gaëtan Roussel en solo me manquait. La dernière fois, rappelez-vous, c'était pour l'album "Orpailleur".

 

Cette fois il revient avec un nouvel album intitulé "Trafic", sorti ce 28 Septembre 2018. Pour moi c'est toujours un événement. Il est en effet un Artiste essentiel dans ma vie de mélomane. Essentiel à plusieurs endroits: pour ses mots, ses mélodies et surtout sa voix si atypique qui me fait toujours frissonner dès les premières paroles sans aucun équivalent possible.

 

J'avais découvert avec une grande émotion le premier extrait de ce bijou, à travers le titre "Hope". Dès la première écoute je suis happée et je pressens là quelque chose d'excellent qui se profile à l'horizon. Si ce titre m'a autant ému, c'est que son thème - la perte de mémoire - est, une fois de plus sous cette plume géniale, évoqué avec finesse et pudeur. Mais le lien est aussi à faire avec une des nouvelles de son recueil.

 

C'est donc avec un certain empressement que j'ai écouté cet album...

 

Du côté des sons, s'il y a moins d'électro, présente par touches tout comme l'anglais, et de recherches à ce niveau que dans ses opus précédents, si c'est la pop qui domine, l'ensemble tient sans conteste largement la route. C'est bien la force des albums de Gaëtan Roussel. En effet, il n'a jamais hésité à mélanger les styles, avec brio. Mais cette fois, priorité à une musicalité plus simple, plus dépouillée et pourtant toujours si belle. Ce sont davantage les mots qui font la musique, lui qui a systématiquement accordé une grande place à la poésie dans tous ses textes. Avec, systématique, cette notion de mouvement, qui lui semble si chère. C'est ce que j'aime chez lui: chacun y voit ce qu'il veut, peut interpréter en fonction de son vécu, de ses sentiments, de ses humeurs du moment. Et à chaque écoute se dessine quelque chose de nouveau, non décelé auparavant. Je l'admire grandement pour ça. Il y a là-dedans une part de magie, d'inexpliqué et d'inexplicable.

 

Les coups de cœur se sont avérés clairs tout de suite au milieu de cet écrin: "Hope" évidemment. Mais également des titres comme "Tu me manques (pourtant tu es là)", en duo avec Vanessa Paradis. Bien que je ne sois pas fan de cette Artiste, je dois reconnaitre que leurs deux voix se marient à merveille. C'est donc une collaboration supplémentaire entre les deux Artistes menée de mains de Maître, après qu'il ait écrit pour elle le titre "Il y a ". Je dois mentionner aussi "N'être personne" ou encore "Ne tombe pas" au rang des chansons qui auront chez moi provoqué des frissons et quelques larmes d'émotion et de passion.

 

Les musiques sont légères, dansantes et aériennes mais ne nous méprenons pas. Les thèmes abordés sont tout à l'inverse sombres et emprunts de mélancolie, traitant de la peur, l'addiction, la perte à différents niveaux, différentes intensités.

 

Enfin, pour parler un peu de l'artwork, c'est encore le talentueux Yann Orhan qui s'en est chargé. Si vous me lisez un peu, vous connaissez son nom, puisqu'il a aussi travaillé avec Cali et Bertrand Cantat.

 

Je ne peux donc que trop vous conseiller de vous procurer cet album qui figure déjà comme une de mes préférences de cette presque fin d'année. Ça s'écoute et se réécoute sans aucune lassitude!

 

Enfin, sachez que Gaëtan Roussel sera de passage à Nancy, à L'Autre Canal, le 22 Novembre 2018.


04/10/2018
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Le retour de l'homme-soleil

 

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Mesdames, messieurs, je vous invite à être hautement attentifs à ce qui va suivre!

 

C'est un article important puisque je vais vous parler d'un Artiste du cru que j'affectionne particulièrement. Sans doute que si vous me suivez depuis un certain temps, vous avez déjà lu l'interview que j'avais réalisée en Décembre 2012 ou bien cet article réalisé encore quelques mois plus tôt.

 

Voilà déjà 7 ans que je suis Dom Colmé. Ce n'est pourtant pas mon habitude que de suivre un Artiste local. Mais dès le début avec lui ce fut spécial. Vous l'avez certainement lu, j'ai beaucoup de respect non seulement pour l'homme, mais aussi pour l'Artiste. J'ai tout de suite senti chez lui un je-ne-sais-quoi de plus que les autres. Alors de soirées concerts en nouvelles chansons et discussions, je me suis très vite dit que soutenir ses créations ne pouvait être qu'un geste logique.

 

Aujourd'hui, celui qui a foulé les scènes des plus grands festivals et fait les premières parties des plus prestigieux Artistes de notre Hexagone, revient sur le devant de la scène avec un nouvel album intitulé "Dans les cordes", financé notamment avec succès grâce à la générosité de ceux qui croient en lui, via la plateforme Ulule.

 

Ce nouvel opus, conçu comme un voyage, donne à écouter un bel ensemble cohérent, aérien de 10 nouveaux titres. Il y explore de sa voix enveloppante et avec toute sa sensibilité et sa fragilité, son indéfectible poésie et sa chaleur en bandoulière, l'intime, l'amour, les relations humaines et amoureuses. L'électricité des sentiments et les doutes, les douleurs, la solitude, les regrets se mêlent à l'apaisement et à la tendresse, notamment celle d'un père. Bien sûr, il y a toujours au centre de tout la notion de liberté, qui lui est si chère.

 

Un travail de très belle qualité qui est aussi le fait de l'équipe dont il a su s'entourer, à savoir les fidèles: avec une grande équipe qui constitue les chœurs, Patrice "Gonzo" Hue est aux percussions, Stéphane Glanois à la basse, Thierry Reichmuth aux guitares et ukulélé, Julien Lebart (par ailleurs fidèle de l'équipe de Cali) aux claviers, piano et orgues, ainsi qu'à l'enregistrement, au mixage et à la réalisation. François Miniconi est aux congas. On retrouve l'expérience de Jean-Pascal Boffo au mastering. Pour les paroles, il s'est entouré, entre autres, de deux fidèles également que sont Gilles Thiam et Jean Wende, ainsi que Marie Demesmay. Quant à l'artwork très classe et sobre en noir et blanc, signé Jean-François Mougenot, Lo Zang à l'infographie, pouvait-il y avoir plus bel écrin pour renfermer ces nouvelles pépites intimes?!

 

Du côté des sonorités, l'ambiance est globalement plus au blues et à la soul, à la folk par touches aussi, qu'à l'ensoleillé sautillement funky auquel on pouvait avoir l'habitude dans ses précédentes créations. Pour les initiés, on est plus proche de titres comme "Terrain d'ébène" que de "J'irai". Donc on chaloupe plus qu'on ne saute et c'est très bien ainsi! Dom Colmé joue cette fois sur et "dans les cordes" sensibles sur tous les plans! Par la même occasion, il confirme ici son statut de "passeur d'émotions".

 

En ce qui concerne mes préférences, elles vont à des titres comme "Parenthèse-moi", "Extralucide" ou encore "A l'étroit", même si finalement tous me plaisent tels qu'ils sont.

 

Vous voulez un aperçu?! Voici donc un petit teaser bien comme il faut!

 

Pour fêter ce retour et apprécier au mieux son travail, un concert aura lieu le 18 Mai 2018 à Metz, à l'Aérogare. Si vous souhaitez en savoir plus, rendez-vous sur la page Facebook de l'événement. Mais vous pouvez aussi, et je vous y encourage si ce n'est pas déjà fait, vous rendre sur la page Facebook ou encore le site officiel de Dom Colmé.

 

Je constate pour ma part que l'envoûtement perdure, année après année, pour mon plus grand bonheur! Celui-là même que j'ai souhaité vous faire partager avec ces quelques mots...

 

Parce que l'été approchant, c'est le genre d'album rafraîchissant qu'on se voit parfaitement bien écouter allongé sur un transat, en sirotant un cocktail bien frais!


21/04/2018
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