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Pour vos cages à miel...


Liam is back!

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Amis lecteurs rêveurs, vous vous apprêtez à lire une chronique que je suis infiniment heureuse et excitée de vous présenter! Et en même temps, je pense qu'elle transpirera une certaine forme de nostalgie, que vous partagerez avec moi, ou pas...

 

Ça y est, enfin, il est de retour! Liam Gallagher a sauté le pas pour sortir cet album solo intitulé "As you were".

 

Enfant terrible, tête à claques, insolent. Il est comme ça pour certains. Pour moi c'est une de mes idoles, une icône, ma préférence au sein d'Oasis, un des génies du rock que j'écoutais lorsque je n'étais encore qu'une enfant, prête à entrer dans l'adolescence. A cette époque je ne dois pas avoir plus de 10 ou 12 ans, peut-être même bien moins. Je ne sais pas, peu importe, mais je n'étais pas bien grande.

 

Déjà j'aimais cette voix inimitable et reconnaissable entre mille, cette façon si particulière de prononcer les mots. Sa façon bien à lui de chanter aussi, mains dans le dos, tête relevée et lèvres collées au micro. J'aimais sa nonchalance, voire son je-m’en-foutisme, son côté rebelle, son air de mec tombé de la lune. Il était pour moi l'incarnation parfaite du cool, de la liberté. Sa musique était une musique dans laquelle je me réfugiais lorsque rien n'allait, qui m'offrait la possibilité de partir ailleurs. J'aimais déjà ce son très anglais.

 

Logiquement, je me suis précipitée sur cet album sorti le 6 Octobre 2017. Et... comment vous dire? Je suis enchantée!

 

Il est juste une synthèse parfaite de plein de petites madeleines de Proust qui me reviennent à la figure, du fin fond de mon adolescence. Tout, absolument tout y est beau. Il n'y a strictement rien à jeter. Je pardonne même le manque de cohérence! Ça part dans tous les sens au niveau des rythmes, c'est foutraque de ce côté-là, mais c'est tellement lui!

 

Bien sûr, je retrouve intacte, impeccable, cette voix qui a jadis bercé mes peines et mes peurs pour les rendre un peu moins insupportables. Je retrouve les images que j'avais alors en tête: des flashs de rues mancuniennes, de bars enfumés d'où sortaient des sonorités rock et coulaient des litres de bières aux mains de mecs en sueur, avec des guitares, qui jouaient jusqu'à n'en plus pouvoir.

 

"As you were" est indiscutablement rock, à l'image du percutant "Wall of glass" qui ouvre l'album, avait été dévoilé cet été et avait fini d'exciter mon impatience déjà très grande. Mais il renferme aussi de superbes ballades, à l'image de "Papercrown" ou "When I'm in need", parmi d'autres encore, toutes excellentes. Personnellement, j'ai été très émue par le morceau "For what it's worth", qui non seulement m'a ému parce qu'il m'a rappelé le génial "Don't look back in anger" d'antan, dans le son, la voix et le rythme, mais aussi par ses paroles où Liam semble faire un pas vers son frère.

 

Du côté des influences, elles sont restées délicieusement très "oasisiennes", elles sentent bons le rock anglais avec également des sonorités qui rappellent sans ambiguïté les Beatles, entre autres références que je vous laisse le soin de faire revenir à vos mémoires.

 

Cet album est un album qui va vous ramener quelques années en arrière tout en restant très actuel. Les nostalgiques d'une époque et les fans comme moi adoreront, les détracteurs détesteront. That's life... En tout cas, il prouve (même s'il n'en a nul besoin) qu'il est encore bien là, qu'il reste efficace, qu'il n'a rien perdu de sa superbe.

 

J'espère maintenant très fort pouvoir un jour le voir sur scène pour pouvoir plonger plus encore dans l'ivresse que m'a procuré cet opus... Pendant les 44 minutes et 43 secondes qu'il dure, j'ai retrouvé mes 10 ans... 12 ans... 15 ans... bref, j'ai retrouvé une part rarement joyeuse de mon adolescence...

 

So now... Back in the 90's!


11/11/2017
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Au coeur d'une addiction nommée Amir

Chers lecteurs rêveurs, armez-vous de vos plus beaux sourires et de vos lunettes de soleil! Croyez-moi, pour lire cet article, ça vous sera très utile!

 

Je voudrais vous parler ce soir d'un Artiste que je suis depuis l'an dernier seulement, mais qui m'a conquise dès la première écoute. Cet Artiste, c'est Amir.

 

J'ai échappé au début de son parcours, n'étant pas cliente de ces émissions où sont sensés être dénichés les meilleurs talents. Mais peut-être que vous vous l'avez connu à ce moment-là, lorsque, parait-il, il a perdu face à Kendji dans l'émission The Voice. Même si pour moi il n'a pas tout à fait perdu, en fait...

 

Non, moi je l'ai connu lorsqu'a été annoncée sa participation à l'Eurovision 2016 pour représenter la France avec sa chanson "J'ai cherché". Dès lors, celle-ci a inondé les médias, TV comme radios. A ma plus grande joie puisque dès les premières notes que j'avais entendues, j'ai adoré ce titre! La voix d'Amir aussi, pleine de chaleur et de vibes qui emmènent loin. Et puis, en le voyant de plus en plus à l'écran, c'est aussi l'homme que j'ai apprécié. Humble, solaire, il rayonne, plein d'amour pour autrui, sincère, le sourire toujours vissé aux lèvres.

 

Je n'en reviens toujours pas d'adorer à ce point un Artiste français puisque ce n'est pas souvent que j'écoute et apprécie la musique d'expression française. Mais lui, il a quelque chose de différent, sans que je puisse vous dire quoi...

 

Alors qu'est sorti son deuxième album depuis quelques jours et que j'attends avec impatience de le voir à Thionville le 30 Novembre 2017, je voudrais vous parler de ses deux albums, justement.

 

 

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Le premier, intitulé "Au cœur de moi", est sorti en Avril 2016. Voilà un opus qui porte très bien son nom puisque lorsqu'on s'y plonge, on découvre véritablement qui il est, c'est une vraie autobiographie musicale, pleine de rythmes différents: sur un ensemble très frais et pop, il y a un peu d'électro par-ci, un peu de rythmes orientaux par-là. Cet album offre de bout en bout quelque chose de vraiment très cohérent, à la fois très positif et extrêmement sensible.

 

Du côté de mes préférences, je ne peux évidemment pas nier qu'elles vont à des titres tels que "J'ai cherché", "On dirait", "Au cœur de moi" ou encore "Ma vie, ma ville, mon monde", sur lesquels je me suis pétée les cordes vocales, j'ai chaloupé et souri encore tout cet été.

 

 

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Son deuxième album, "Addictions", est sorti tout récemment, le 27 Octobre 2017. Celui-ci aussi porte un nom prédestiné, puisque... on en devient très vite accro! On retrouve son univers intact avec, cette fois, des textes qui me semblent encore plus travaillés, plus profonds, plus graves aussi parfois. Des textes où l'on y parle un peu plus de douleurs et de peines de cœur, mais où tout reste encore tourné vers le futur et l'espoir sur des rythmes dance, électro, avec quelques belles touches acoustiques.

 

A souligner, les deux featuring de l'album, avec le groupe One Republic et sa femme Lital, tous deux très réussis. "Que seront les hommes?" et "Etats d'amour" complètent mes préférences. "Anja", titre qui ferme l'album, est absolument magnifique d'émotion et de sensibilité...

 

Si je devais après ça vous résumer en quelques mots le pourquoi de mon attachement à Amir et sa musique, je crois que je pourrais le formuler ainsi: il a sur lui et dans sa voix toute l'authenticité et le soleil de son pays d'origine. Il sait ce qu'il chante, il y croit, il le fait avec sincérité et sans aucune prétention. Sa musique, c'est ce que je pourrais appeler de la feel good music. Les mots et les sentiments qu'il chante sont ou peuvent être expérimentés par tout un chacun à un moment d'une vie, le commun des mortels peut aisément s'identifier, se (re)trouver.

 

Ça cartonne et c'est mérité. Amir a même obtenu il y a tout juste une semaine un prix aux NRJ Music Awards. Sa chanson "On dirait" a été sacrée Meilleure Chanson Française de l'Année! 

 

Dès qu'on l'entend chanter, dès qu'on le voit, il est impossible de ne pas avoir envie de sourire, chanter et s'agiter frénétiquement. Sa musique fait du bien, fait voyager, repose et apaise autant qu'elle régénère. C'est aussi une musique fédératrice, puisqu'elle peut contribuer à réunir autant les âges que les origines. C'est tout ce dont on a besoin par les temps qui courent...

 

"On dirait qu'on a tous un ange...". Il semblerait qu'on ait trouvé le nôtre...


10/11/2017
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Olivier Delacroix clame son "Amor"

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Après vous avoir parlé, lors de sa sortie, de l'excellent livre d'Olivier Delacroix intitulé "Nos chemins sont semés de rencontres" dans cette chronique, je reviens vous parler de lui... en musique cette fois!

 

Disponible depuis le 17 Mars 2017, j'aurais déjà pu vous en toucher quelques mots depuis mais que voulez-vous?! A être toujours par monts et par vaux, les mois défilent sans qu'il ne se passe rien et me voilà en retard dans la commande du CD. Mais le retard sera maintenant rattrapé!

 

Il me tardait d'écouter ce nouvel opus solo, parce que j'avais vraiment apprécié son travail avec son groupe Black Maria. Et puis j'avais aimé le premier titre, "Amor", sorti un peu avant l'album du même nom et dont voici le clip.

 

Je vais déjà vous parler de ce que j'ai aimé, parce que ce sont les points les plus nombreux et les plus importants, au fond.

 

En fait, ce que j'aime chez l'Artiste autant que l'homme, c'est l'audace. Il en fallait pour oser se lancer dans ce projet pour lequel il a assuré seul l'écriture des textes et la composition des mélodies. Mais aussi la guitare, les claviers et les chœurs, soutenu cette fois par toute une équipe de musiciens. Sans doute d'abord de potes devrais-je dire.

 

Cet album est beau et bon, c'est la première chose qu'il faut absolument que vous sachiez. Parce que c'est un voyage qu'on fait au travers de sa voix et des mélodies.

 

Les textes sont profonds. Cette profondeur qu'on sent toute personnelle. Une profondeur dans laquelle il a su toutefois garder une forme de pudeur, aidé par un grand sens de la poésie.

 

Parce que oui, les textes me plaisent vraiment. J'en aime autant la douceur que l'âpreté parfois, j'aime autant le côté lisse que rugueux, brut, le côté chaud autant que le glacial.

 

De déclarations d'amour qu'on devine destinées à son aimée et à ses enfants,  à de l'introspection ou des constats, des regrets parfois amers, l'omniprésence des différentes guitares rassure: il est bel et bien resté dans le rock.

 

J'ai envie de vous dire que j'aime aussi cet album parce qu'il est fidèle à ce qu'on connait d'Olivier Delacroix: un être d'une grande sensibilité sous des airs de gros durs, de rocker que rien ne semble toucher sous ses dreadlocks. Il ne s'est pas trahi et de fait, il ne nous a pas berné en nous emmenant dans un univers qui n'aurait pas été le sien.

 

D'ailleurs je pense savoir pourquoi j'aime cet album! Grande fan de Noir Désir devant l'Eternel, j'y reconnais les influences indéniables tant dans le son que dans l'écriture, très "Noir Désirienne". En effet, il emploie le même vocabulaire, les mêmes mots qu'on peut retrouver dans les textes de ce groupe de légende. J'ai même remarqué qu'il s'était autorisé, et il a bien fait, la reprise d'un "à la faveur d'une éclipse"! Sacré clin d’œil! Mais il ne singe pas, n'imite personne et reste lui, au milieu d'un vocabulaire marqué par l'élément feu, la chaleur.

 

C'est amusant d'ailleurs ce parallèle à l'heure où Bertrand Cantat s'apprête lui-même à sortir un nouvel album sous son nom. Mais pardon, je m'égare, je digresse et je risque de partir loin!

 

Vous qui connaissez maintenant mon attachement aux mots, je tiens aussi à vous faire partager ma joie sur ces questions de vocabulaire puisque certains mots ont sonné de façon très douce à mon oreille. Des mots comme "oubliance", "swell". Ce sont des mots que je n'ai jamais entendus dans des textes de chansons. Je les trouve magnifiques et fort à propos au milieu de cette poésie rock'n'roll. C'est vraiment riche de ce côté-là. Et les mots ou formules qui se répètent de chanson en chanson sont moins dérangeantes à écouter qu'à constater à la lecture donc tout va bien pour moi là aussi!

 

Mes préférences? Je ne sais que choisir! Mais s'il le fallait, alors je pencherais pour "Fumer", "Amor", "Loin" ou encore "Adele" et "Avec toi au fond de mes bras".

 

Si je devais vous parler de la voix, je vous dirais en toute sincérité que ce n'est pas une grande voix. Bien que forte, elle est pleine d'imperfections, de failles. Mais au final ça rend l'ensemble touchant, d'autant plus sincère, et encore une fois, ça va bien avec l'homme qu'il est.

 

Pour tout dire, je n'ai qu'une déception: le livret. Bien que les photos soient belles, je l'ai fermé très vite pour ne pas qu'il pollue mon écoute. En effet, je crois qu'il aurait mérité plus d'attention. Les alignements ne sont pas toujours bien faits à gauche, des virgules se baladent loin derrière les lettres auxquelles elles sont sensées être rattachées, des espaces sont en trop entre les mots, des majuscules manquent à des noms propres, tout comme il manque çà et là des traits d'unions, des accents. Il y a des coquilles, des bouts de phrases en trop par rapport aux paroles chantées. Mais là, désolée, c'est ma rigidité orthographique qui parle! Et je trouve que c'est tellement dommage. Quand on a un aussi bel album, il aurait été mieux de soigner les choses jusqu'au bout.

 

Malgré cette déception, je vous recommande très chaudement cet album dont il n'a pas à rougir, qui vous bercera, vous réconfortera peut-être. Vous l'écouterez seul(e), ou peut-être à deux. Vous vous reconnaitrez ou pas mais vous ne pourrez pas le détester si à la base vous aimez le travail d'Olivier. Très certainement, cet album vous réchauffera en ces temps froids qui s'avancent doucement. Offrez-vous le, offrez-le sans appréhension sur le contenu sonore. D'ailleurs, si vous envisagez cela, alors vous pouvez le commander en cliquant sur ce lien qui vous emmènera directement sur le site pour commander. 

 

Si vous n'avez pas lu son livre, commandez-le aussi parce que ce sera sans doute un éclairage supplémentaire pour comprendre complètement l'homme avec et dans sa démarche artistique.

 

N'ayez pas peur d'aller voir ce qui se cache...  dans les yeux d'Olivier!


11/10/2017
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Indochine ou la 13ème réussite

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Tout a commencé cet été, le 8 Juin précisément, alors qu'Indochine nous faisait découvrir le premier titre de leur nouvel opus, "La vie est belle", sur le plateau de l'émission "Quotidien". Puis est arrivé le clip, réalisé par Asia Argento, le 17 Août. Un peu plus tôt dans l'été, le 21 Juin, les places mises en vente pour leur tournée qui ne commencera pourtant qu'en 2018, se sont vendues comme des petits pains.

 

C'est finalement ce 8 Septembre qu'est sorti le très attendu "13", le 13ème album du groupe. La fin d'une très longue attente pour les fans, dont je suis.

 

 

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Lors de la présentation du premier titre, j'avais d'emblée été séduite par la mélodie et aussi surtout, vous le savez si vous me lisez régulièrement, par les mots. Ce texte a fait tout de suite écho dans mon esprit pour mille raisons. Lorsque j'ai découvert le clip, d'une esthétique impeccable, brut mais sensible, la claque fut encore plus grande. En effet, il sert à merveille les mots chantés par Nicola Sirkis et les boys. Je vous laisse juger par vous-mêmes en allant visionner le clip. Cela laissait d'ores et déjà présager un retour fracassant. Même si j'ai eu cette appréhension de voir ressurgir une polémique pareille à celle qui avait été de rigueur lors de la sortie de "College boy". Rappelez-vous, je vous en avais parlé dans cet article. Heureusement, rien de tout ça et c'est heureux, malgré l'interdiction posée aux mineurs pour son visionnage.

 

Ce matin, le coffret est enfin arrivé par ce pauvre postier à qui j'ai presque arraché le gros carton des mains!

 

Que dire?... Comme d'habitude, Indochine ne s'est pas moqué des fans. Les éléments qui composent ce superbe coffret sont aussi beaux que variés: foulard, ballons, photobook - cartes postales, poster et, coup de génie, un walkman avec l'album en version K7 dans sa jolie pochette. Pour la nostalgique que je suis, cette idée ne pouvait être que la bienvenue! La qualité est encore bien égale à la quantité.

 

Pour ce qui est de l'esthétique du livret, je crois que je n'avais encore rien vu de si beau (et pourtant ils nous gâtent à chaque fois!). Chaque chanson est illustrée. Celles-ci sont elles-mêmes entrecoupées de photos d'Erwin Olaf, photographe néerlandais dont je ne connaissais absolument pas le travail. En voyant ce qu'il a fait pour cet album, je me dis qu'il est peut-être temps de s'y pencher! L'idée de faire figurer des enfants sur les photos est une excellente idée. Elle laisse toute la place aux diverses interprétations que je soumets à votre imagination ou plutôt réflexion. Quand on sait qui est Nicola Sirkis, on ne doit pas avoir trop de difficultés!

 

Mais que contient donc musicalement cet album?

 

Je vais d'abord faire une petite digression, si vous me le permettez! Vous savez, s'il y a une chose que j'aime chez Indochine, c'est qu'à chaque album j'apprends des choses nouvelles. Parce que chacun d'eux est une mine de références culturelles, n'en déplaise à celles et ceux qui aiment à dire que les textes n'ont aucun fondement ni sens et que Nicola Sirkis est inculte. Lorsque j'ai découvert Indochine, c'était à l'époque de l'album "Paradize". J'avais alors 15 ans. Petit à petit, grâce aux textes de Nicola, au fil des albums, j'ai étoffé mes références culturelles, qu'elles soient littéraires, picturales, musicales... Et ce ne sont pas tous les groupes qui peuvent se targuer "d'éduquer", faire réfléchir leur public en même temps qu'il le divertit.

 

Cette fois encore, je me laisse volontiers éduquer par les textes. Dans cet album, je découvre Henry Darger. Un personnage qui semble passionnant par sa vie et sa personnalité, atypiques, pour le peu que j'en ai lu en allant me renseigner sur le Net. Mais on comprend déjà beaucoup de choses.

 

Je vous le dis tout net: cet opus est magistral. Je trouve, mais ce n'est qu'un avis personnel, que c'est le meilleur de leur longue carrière, alors que jusque-là dans mon palmarès personnel se dressaient en tête deux pépites: "Alice & June" et "La République des Météors".

 

J'ai toujours pu, ici ou là, me (re)trouver dans une phrase ou dans l'entièreté de certains titres. Cette fois c'est quasiment tout l'album qui me parle! Je trouve que, pour la première fois, on a accès à l'intimité de Nicola Sirkis, en totale transparence. Jamais les textes n'ont été aussi clairs, explicites, cash. Et donc jamais aussi proches de nos émotions de simples mortels. On y perçoit ses forces, mais surtout ses fragilités, ses fêlures les plus intimes et bien sûr, toujours, ses engagements profonds.

 

Les thèmes quant à eux sont, comme à l'habitude, pétris d'universalité: on y retrouve les questions relatives à la sexualité, au genre. Mais il est aussi question de combats, de féminisme, de politique. C'est aussi lumineux que sombre, aussi optimiste que pessimiste. Les nuances froides côtoient les nuances chaudes. Le noir et blanc se mélange aux couleurs. L'amour se frotte à la haine.

 

Parmi mes titres "coups de cœur" figurent "La vie est belle" bien sûr, mais aussi "Kimono dans l'ambulance", "Tom Boy", et SURTOUT "Karma Girls" autant que "Song for a Dream". Ces deux derniers m'ont littéralement bouleversés par la force et la décharge émotionnelle qu'ils instillent à l'intérieur. Mention spéciale également pour "Trump le monde", véritable pamphlet, néanmoins poétique, contre le Président américain. Comme peut l'être "Un été français" d'ailleurs. Avec cette voix, toujours si prenante, familière et impeccable...

 

Indochine avait promis un album dansant: promesse tenue! Les sons sont actuels tout en faisant un appréciable retour vers un son gonflé de synthé comme au début. Je vais être franche, je n'avais qu'une peur: que le jeu de batterie de Ludwig Dahlberg change radicalement les choses et que ça ne ressemble plus, ou que ce soit trop éloigné de ce que faisait Mr Shoes. Parce qu'on peut dire ce qu'on veut: un musicien qui change et le son peut être radicalement différent. J'en ai eu la preuve après le départ de John Frusciante, guitariste au sein des Red Hot Chili Peppers. Craintes rapidement dissipées, ouf! Bravo, c'est propre, net. Belle relève pour lui qui a su prendre sa propre place en suivant la progression naturelle du groupe sans rien dénaturer.

 

Le second CD, fait notamment de remixes de "Station 13", "Henry Darger" et "Un été français", est surprenant! Je n'aurais pas cru que rock rimerait si bien avec électro. Mais bon, lorsqu'on fait appel à Joachim Garraud, Vitalic et Talisco pour les plus connus, il n'y a plus qu'à s'incliner!

 

Indochine avait aussi promis des morceaux longs, ce qui générait chez moi quelques craintes, n'étant pas très amatrice de cela. Pourtant, étonnamment, point de longueur en vue! Tout passe sans aucun accroc!

 

Pour résumer, c'est un coup de maître que réalise le groupe avec "13". Il n'y a rien que je n'ai pas aimé dans ce nouvel album.

 

Il n'y a guère que mon chat finalement (le bien nommé Sirkis, pour rappel!), qui n'ait pas aimé cet album!

 

Plus sérieusement, en live ces nouveaux titres promettent de beaux moments de folie. Je n'ai qu'une hâte: arriver à cette date du 25 Mai 2018, où Indochine se produira au Galaxie d'Amnéville, déjà sold out! Et puis naturellement, on se prend à rêver d'un nouveau Stade de France... Ne me dites pas que vous n'y aviez pas pensé!

 

Décidément, avec Indo, la vie est vraiment bien plus belle!


11/09/2017
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Train is back!

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J'avais laissé Train lors de la sortie de leur dernier album en 2014. Un bien bel album d'ailleurs, que j'avais chroniqué ICI. Le 27 Janvier 2017, ça y est, enfin, leur nouvel  album sortait, mais cette fois sans Jimmy Stafford à la guitare! Il est intitulé  A girl, a bottle, a boat.

 

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'à la première écoute j'ai été désarçonnée non seulement par la multitude de sons et d'influences musicales qui s'y trouvait, mais qu'en plus il semblerait que le groupe ait décidé de prendre un virage moins rock, et résolument plus pop, dance, électro, hip hop, raggae parfois. A la première écoute ça m'a paru riche et intéressant, certes, mais sans logique, un peu brouillon.

 

Du côté des thèmes, on reste sur ce que le groupe a toujours exploré, à savoir l'amour, l'alcool parfois, ou la femme sur un des titres. Ce sont des thèmes, et de façon générale un album, faits pour célébrer la fête, la vie, la joie. Effectivement, on a vite envie de se lever pour danser ou au moins de remuer si on est assis!

 

Voilà donc un nouvel opus qui s'apprivoise, car...

 

Finalement, après l'avoir écouté plusieurs fois, même s'il semble plus commercial et taillé pour les radios, je me suis surprise à l'adorer autant que les autres! Oui, la magie a encore une fois opéré! 

 

Ceci vient notamment de la voix du chanteur et leader Pat Monahan. Cette voix nasale, tantôt haut perchée, tantôt dans les graves, ne peut laisser indifférents ceux qui comme moi aiment ce genre de voix. Alors lorsqu'on l'entend, peu importe ce qu'il chante, c'est un peu un doux élément familier qu'on retrouve. C'est comme le phare qui fait retrouver la route, le droit chemin.

 

C'est peut-être cette diversité d'influences, la même qui m'a désarçonnée au début, qui me plait dans cet album. Le côté commercial est en définitive le seul reproche que je puisse lui faire. Après tout, on pourra penser qu'avec ce virage Train a su se renouveler, évoluer et ne pas rester figé dans ce qu'ils ont toujours fait. C'est  déjà quelque chose de vraiment honorable.

 

De plus, il m'offre, sur la dernière piste, un véritable coup de cœur avec la chanson You better believe

 

Train reste donc pour moi un groupe incontournable de la scène musicale internationale, que je vous invite à découvrir si vous ne connaissez pas, que je continuerai à écouter et suivre avec plaisir, en espérant follement pouvoir les voir un jour sur scène...


19/04/2017
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