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Du live et rien que du live!

Si vous cherchez à vivre des émotions fortes, à rire ou à vous émouvoir, si vous aimez vibrer, suivez-moi! Je vous emmène avec moi au travers de mes récits de concerts / spectacles!


Indochine en concert exceptionnel en plein air: la vie est belle à Nancy

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La seule question que je me pose à cette heure tardive de la nuit (ou  cette heure matinale, c'est selon!), c'est celle-ci: mais où s'arrêtera donc Indochine?! La force du groupe, c'est la création, l'inventivité, l'originalité, le goût du challenge, sans doute aussi un peu du risque, et ils l'ont encore prouvé ce soir. Ces mecs-là sont complètement fous, qu'on se le dise! Faire aussi grand, aussi dingue en respectant le public via des moyens mis sur la visibilité sur scène et un prix des places qui permet à chacun de venir, si ça ce n'est pas du respect du public, je m'en vais manger un balai avec ses poils!

 

En ce Samedi 23 Juin 2018, après avoir découvert le 13 Tour le 25 Mai dernier, je viens encore de vivre, avec plus de 20 000 personnes, un moment de communion unique et sincère. Toujours plus haut, toujours plus fort! Un (début d') été parfait, pourrait-on dire!

 

Alors que ce jour était également l'occasion de retrouvailles avec une camarade de Maternelle, nous arrivons  vers 16h. Après quelques heures d'attente que nous n'aurons pas eu de mal à surmonter, pipelettes que nous sommes, il y a l'incontournable fouille. Puis nous voilà à l'intérieur de ce bel amphithéâtre en forme de guitare. Cet amphithéâtre qui grouille déjà et ne demande qu'à grouiller toujours plus. Nous y avons trouvé deux super places assises pas trop loin de la scène, bien en face. Derrière nous au loin, sur les hauteurs derrières les gradins, au fond d'un espace tapissé de gazon en bordure de forêt, des militaires solidement armés sont présents, accompagnés de leurs chiens. C'est à la fois rassurant mais pas tant que ça finalement...

 

Le premier groupe, Dream Wife est annoncé pour 19h40. HollySiz quant à elle, est annoncée pour 20h50. Enfin, il nous faudra patienter jusqu'à 22h pour tout donner avec nos boys. Une légère déception pour nous mais après tout, on s'en accommodera!

 

Manger, boire, discuter, rire... A force, on y est arrivé... ou presque! Je passerai sur le premier groupe, Dream Wife. Du bruit sans queue ni tête que nous ne demandions qu'à faire cesser.

 

Avec HollySiz, même si ce n'est pas transcendant, c'est déjà bien plus audible et elle a le mérite de diffuser une énergie communicative. Quoi de mieux pour préparer le terrain?!

 

Soudain... les voilà... EN-FIN! Beau et gros son, vidéos, belles couleurs. Dès le premier titre, nous sommes plongés à nouveau dans cet univers que nous aimons tant, entre technologie, spiritualité, sensualité, douce rêverie et dure réalité...

 

Très vite arrive une petite surprise dont le groupe a le secret: un lâcher de centaines de ballons multicolores s'envolent dans le ciel couchant. C'est joli, surprenant, émouvant.

 

Suivront au fil des chansons des confettis de couleurs, des serpentins blancs, des geysers de feux d'artifice. C'est un vrai festival, tant pour les yeux que pour les oreilles, un véritable ravissement!

 

Côté chansons, Indochine a (encore et toujours!) gâté le public: outre quelques titres du dernier album, nous avons bien sûr eu droit aux classiques qui ont fait le succès du groupe. Mais surtout, j'ai vraiment apprécié que des titres rarement, voire jamais joués sur scène, souvent anciens, aient été intégrés à cette exceptionnelle set list. Avec ces titres, les uns retrouvaient leur jeunesse pendant que d'autres les découvraient à peine, sans doute... Moi qui écoutaient ces titres sur CD, ça n'a rien à voir. Ils leur ont vraiment donné une autre dimension.

 

Voulez-vous d'autres surprises?! Ça tombe bien, il semblerait que Nicola Sirkis et sa bande en soient venus les poches pleines!... Il semble heureux. Si heureux qu'il entame un bain de foule. Je regrette simplement que certains fans puissent parfois l'empoigner un peu trop violemment et ne pensent pas au fait qu'ils puissent le blesser ou le gêner dans sa progression comme ce fut le cas ce soir...

 

Asia Argento déboule sur scène, "arrivée de Rome cet après-midi" précise Nicola. Je suis subjuguée par sa beauté. Bien sûr je l'avais déjà vue. Mais là, devant moi, "en vrai", elle est juste sublime. L'occasion de sa venue permettra à Nicola de glisser quelques messages comme il sait faire et qu'il réitèrera à quelques reprises.

 

Les invités se succèdent et, à l'occasion de l'anniversaire de Nicola le 22 Juin, nous lui avons chanté un "Joyeux anniversaire" qui n'aura pas manqué d'émouvoir notre sensible Artiste, qui le sera à plusieurs reprises. Suivi d'une réaction à la fois touchante et drôle lorsqu'il découvre une immense banderole qui lui est dédiée: "Oh putain la banderole! Oh la la! Je ne sais plus quoi dire!". C'est maintenant à Lou, la fille de Stéphane, de venir poser quelques riffs de guitare avec son oncle et sa bande sur le toujours très émouvant "Electrastar".

 

HollySiz is back! Et la jeune femme de revenir pour interpréter un titre en duo avec Nicola.

 

Les titres s'enchaineront jusqu'au bout sans discontinuer. Si certains m'auront fait bouger, d'autres sont toujours l'occasion de ressentir cette boule d'émotion dans ma gorge avant que les larmes ne me montent aux yeux.

 

Après 2h30 d'un show époustouflant (mais qu'on me cite une seule fois où ça ne l'a pas été!) où nos Artistes auront tout donné, nous auront tout fait faire, il a bien fallu se résoudre à partir... Alors que nous étions prêtes, voilà que le ciel de nuit s'illumine soudainement d'un beau feu d'artifice qui éclate joyeusement au son du légendaire "Life on Mars" de David Bowie.

 

A chaque fois je me laisse prendre par l'émotion sur des titres qui me parlent. Tout comme à chaque fois l'émotion me prend quand je constate qu'Indochine peut jouer devant n'importe quel public, aussi grand soit-il, j'aurai toujours l'impression qu'ils joueront pour moi, juste au coin de mon oreille, dans un tout petit espace. C'est assez incroyable, un certain pouvoir inexplicable.

 

Indochine semble aimer la Lorraine et la Lorraine le leur rend bien! Oli devait être heureux lui aussi de jouer à domicile.

 

Ce soir, avec le groupe, ses invités et ses cadeaux qu'ils nous ont offerts, "nous étions libres, forts comme des rois." Car Indochine ne livre pas de show, de concert. Non, c'est bien plus que ça. Indochine livre à chaque fois une nouvelle expérience, unique, forte, dans laquelle on plonge instantanément, sans se poser de questions. Nous sommes peut-être un "putain d'public", mais vous êtes, c'est certain, un "putain d'groupe! Respect!". Indochine, c'est le synonyme même de la liberté. Liberté d'être, de faire, de dire, de penser.

 

Je ne sais pas trop quoi vous raconter d'autres... Il y a sûrement des choses que j'ai oubliées. Vous connaissez ce sentiment qui fait que vous avez à la fois envie de tout dire mais en même temps envie de garder des choses pour vous? J'ai ramassé un confetti, je suis allée au merchandising, je suis rentrée et me voilà encore devant mon écran, incapable de me coucher, car trop excitée. J'ai mal à la gorge aussi. Je crois qu'en plus d'avoir beaucoup gueulé, j'ai pris froid. Mais dans quelques jours, cela sera oublié, contrairement à tout le reste.

 

Je n'ai qu'une envie pour l'instant: que ça recommence. VITE! Je vais devoir patienter jusqu'au 21 Décembre 2018, date à laquelle ils repasseront au Galaxie d'Amnéville pour clore leur tournée. "Juste envie d'aller (re)faire un tour au Paradis..."


24/06/2018
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Indochine et son 13 Tour: décollage immédiat vers ailleurs

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4 ans se sont écoulés depuis le dernier concert qu'Indochine avait donné dans le cadre du Black City Tour, au Stade de France. Et voilà qu'après la sortie de leur nouvel album en Septembre 2017 ils sont enfin de retour en Lorraine!

 

Je n'avais rien voulu voir ni lire au sujet de ce qui m'attendrait pour ce grand jour, que j'ai décidé de partager avec un de mes meilleurs amis. Je m'attendais à du grand Indochine, et tout a dépassé mes espérances...

 

C'est en covoiturage avec deux admiratrices super (comme quoi, tous les aficionados ne sont pas à mettre dans un même sac!) que nous sommes arrivés sur le lieu d'une soirée qui promettait d'être inoubliable.

 

Nous nous quittons pour nous installer à nos places. Mon ami et moi n'étions pas particulièrement pressés puisque nous attendait le carré PMR, qu'on pourrait apparenter pour l'occasion à la Zone 13 des personnes en situation de handicap! Comme toujours, cet espace a un peu des allures de parc à bestiaux mais bon, on y est bien, la visibilité est top, pas trop loin de la scène. On ne va pas se plaindre, il y a pire.

 

Bien installés et après une longue attente que nous comblons joyeusement en décorant les barreaux de cet espace de ballons aux couleurs d'"Un été français" avec d'autres admirateurs, la première partie démarre. Grand Blanc, groupe messin, ne marquera pas mon esprit. Bien au contraire, il en laissera un, de grand blanc. Comme souvent en ce qui concerne les premières parties, je n'ai pas aimé du tout, assimilant plutôt cette musique à du bruit tous azimuts et sans queue ni tête.

 

Mais ça y est, les choses sérieuses commencent. La soucoupe au-dessus de nos têtes me bluffe déjà. Dès les premières secondes je suis instantanément ailleurs. J'ai décollé du sol, mon esprit divague au milieu de l'Univers. Je n'en dévoilerai pas plus pour garder intacte la découverte pour ceux qui n'auraient pas encore assisté au show.

 

Le Galaxie d'Amnéville, littéralement surchauffé et dans une ambiance de feu dès le décollage, n'aura jamais aussi bien porté son nom que ce soir!

 

Très vite mon esprit se perd et je me retrouve happée dans cette machine, dans un état second. Je n'ai plus aucun repère. Je n'ai plus qu'à me laisser guider par un Nicola plus en forme que jamais malgré une attelle qu'il porte consécutivement à une tendinite. Mais il ne laisse rien paraitre, se déhanche (à presque 59 ans, quel déhanché il a!), plaisante, s'exprime, blague. Il a chanté comme jamais il n'avait chanté jusque-là. Les boys aussi sont très en forme. Ils sont heureux, ça se voit. Pour la dernière date de cette première vague, ils ont semble-t-il décidé de tout donner sans jamais faiblir ni montrer leur fatigue qui pourtant, à n'en pas douter, doit être présente après toutes ces dates enchaînées.

 

J'attendais certaines chansons avec impatience et je les ai eues! "Alice & June" manque toujours de me faire succomber, tant je sens mon rythme cardiaque s'accélérer dès les premières notes. Une sorte d'ivresse me prend à chaque fois et j'aime tellement ça que je ne lutte même pas. C'est au tour de "La vie est belle" de venir nous enchanter. Je n'ai pas pu retenir mes larmes. Elle est magnifique et si pleine de sens pour moi. Plus tard il y aura "Karma Girls", une des plus belles chansons jamais écrite sur l'amitié. Et d'ailleurs, au niveau visuel, c'est cette chanson que j'ai préférée. L'illustration qui l'accompagnait était si belle. Je réussis à filmer "Alice & June", avant que mon appareil photo ne me lâche en plein milieu de "La vie est belle"... Je me maudis de ne pas avoir pensé à recharger la batterie!

 

Entre ces titres, je hurle, j'applaudis à tout rompre, je chante à pleins poumons, je pousse des cris... à rendre jalouse une marmotte en rut!!!! Mes yeux ne savent plus où se poser. Le spectacle est aussi visuel que sonore, avec toutes ces belles lumières qui jaillissent de partout comme d'incessants geysers, ces images qui habillent parfaitement chaque chanson et ces sons qui pénètrent en moi par tous les pores de ma peau dont pas un seul centimètre carré n'est épargné par les frissons. Des ballons géants, des confettis pleuvent à plusieurs reprises sur un public filmé. Les visages émerveillés, heureux et émus passent sans cesse sur écran géant.

 

Mais Indochine ne serait pas Indochine sans quelques messages savamment placés sur le thème des violences faites aux femmes, le droit d'aimer qui l'on souhaite...

 

Lorsqu'on parle d'Indochine, on parle d'une véritable relation d'amour que Nicola entretient avec son public. Comme à chaque concert, si ce n'est plus encore cette fois, nous avons eu mille fois l'occasion de vérifier ça. Nicola se plait à aller au contact des gens. Une main tendue par ici, une bise donnée par là, un regard accroché au hasard de sa progression vers les gradins.

 

Bien sûr, comme sur chaque album et à chaque concert, il chantera, de façon plus intimiste et moins électrique, une chanson pour Stéphane, ce grand absent que personne ne peut oublier... C'est toujours le moment émouvant du spectacle et Nicola ne cache pas cette émotion qui va si bien au grand timide pudique qu'il est. Autre moment émouvant, lorsque Nicola nous laissera chanter "J'ai demandé à la lune" quasiment seuls, avec les lampes de poche de nos smartphones qui donneront une impression de ciel étoilé.

 

A différents moments, il n'aura de cesse de nous remercier, son public, avec des mots et des phrases que désormais nous connaissons tous: "Putain de concert, putain de public! Merci beaucoup Amnéville!". Et de créer l'euphorie pour maintenir la fièvre et relancer la ferveur collective avec ses non moins célèbres "Soooooo!... Shayyyyyyyyy!".

 

"Je ne peux pas croire que dans cette salle, du plus jeune au plus âgé, vous connaissiez absolument tous les titres!". C'est par ces mots qu'il lance la partie des grands classiques qui ont fait le succès indochinois et qui font toujours autant mouche.

 

Après près de 2h30 de show, ils saluent, applaudissent, adressent quelques signes de la main, le sourire accroché aux lèvres. Puis ils disparaissent...

 

C'est déjà fini... Je suis sonnée, abasourdie par ce que je viens de voir et d'entendre. Je n'arrive pas à redescendre. Même en écrivant ces mots pour vous j'y suis encore. En fait je crois bien que je n'ai pas envie du tout de redescendre. Ni de dormir d'ailleurs. Le temps de ramasser quelques confettis pour garder un souvenir de cette magie, et il est temps de rentrer. Ma voix est flinguée!...

 

Heureusement, le 23 Juin 2018 à Nancy arrive à grands pas. Ce concert unique en plein air, où des surprises sont annoncées, promet lui aussi d'être unique et inoubliable. Mais de toute manière, comment pourrait-il en être autrement?...

 

S'il était clair que ce nouvel album s'avère être le meilleur de leur longue carrière, il est désormais certain que ce show restera dans les mémoires comme le plus spectaculaire. Tout y est parfait. Par ailleurs je ne connais pas un groupe français qui, après avoir courageusement traversé les tempêtes, soit à ce jour capable de soulever ainsi une salle de plus de 12 000 personnes et qui ait autant de respect et d'amour pour son public, que ce soit dans la manière de s'adresser à nous ou dans le prix raisonnable des places qui, au regard de la prestation livrée, n'est vraiment pas une arnaque. Indochine est le plus grand groupe de rock français, point barre!

 

Comme il est souvent répété, "Indochine ça ne se raconte pas, ça se vit". J'ai donc essayé de vous raconter modestement pour vous faire vivre les choses. J'espère y être un peu parvenu, même si ça ne remplacera jamais la réalité du moment... Étourdissant, magique, émouvant, explosif, fou... Les mots manquent...


26/05/2018
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Pour l'Amor Fati de Bertrand Cantat

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4 Ans... 4 ans que j'attendais de retrouver sur scène Bertrand Cantat et ses musiciens depuis les deux précédents concerts de Détroit auxquels j'avais eu la chance d'assister. Et bordel, c'est long 4 ans! Mais après la sortie en Décembre de son nouvel album intitulé "Amor Fati", et un report du concert dû à des problèmes de santé de notre Bertrand, ça y est, ENFIN, cette soirée du 19 Mai 2018 tant attendue est arrivée!

 

J'aime bien les concerts. C'est toujours pour moi l'occasion de rencontrer de nouvelles personnes et de créer du lien, pour une soirée ou au-delà. Ce fut le cas hier soir puisque pour me rendre à Nancy j'ai covoituré avec une belle bande, que je tiens ici à remercier, tant pour m'avoir véhiculée que pour la bonne humeur qu'ils m'ont insufflée! Je remercie aussi les autres personnes qui s'étaient manifestées suite à mon appel d'ailleurs.

 

Je craignais, après les récents événements, de trouver sur place un groupe de féminazies déchainées mais non, personne! Juste des amateurs de bonne musique, des gens heureux de venir applaudir un des plus grands poètes du rock français. Je suis surprise et contente de voir des femmes, des hommes, des jeunes, des vieux... et des enfants aussi!

 

Pour ma part, j'ai pris place à l'avant de la scène, à côté des barrières, bien assise sur ma chaise avec une vue imprenable sur la scène. Un peu comme dans mon salon! Là aussi il me faut remercier la salle de L'Autre Canal, non seulement pour avoir eu le courage de maintenir Bertrand Cantat dans leur programmation, mais également pour l'organisation mise en place pour les personnes à mobilité réduite. C'est la troisième fois que je viens et je n'ai jamais été déçue. J'y ai toujours été très bien accueillie, considérée avec égard. Ce n'est pas le cas partout. Beaucoup de salles relèguent les personnes en situation de handicap dans un coin de salle où la visibilité sur la scène est quasi nulle.

 

Le spectacle a commencé avec la première partie assurée par le duo mixte Belfour. Il faut avoir du courage pour assurer une première partie, en sachant que le public ne vous attend pas, que ce n'est pas pour vous qu'il est présent. A ce titre, j'ai beaucoup de respect pour ceux qui s'y collent. J'avoue volontiers que je ne pourrais pas. Malheureusement, peu de premières parties trouvent grâce à mes yeux lorsque je vais voir un concert, et ce duo n'a pas fait exception à la règle. Si je reconnais que la chanteuse a une belle voix et de l'énergie à revendre, j'ai trouvé l'ensemble assez répétitif et je me suis vite lassée...

 

C'est dans une salle surchauffée, remontée à bloc et impatiente qu'apparait le poète. En route pour la joie! Je suis contente parce que d'emblée je le sens en forme. La voix est en place, il est physiquement impeccable.

 

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(Crédits photo: collection personnelle)

 

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(Crédits photo: Delphine Meyer, pour le groupe Facebook officiel "Bertrand Cantat - LE FORUM".

Il manque juste les titres 18 et 19, à savoir "Marlène" et "Comme elle vient")

 

Je trouve même qu'il est encore plus en forme qu'auparavant. Je retrouve la générosité, l'humour et le sourire de celui qui avait guéri quelques blessures, alors que je n'étais encore qu'une adolescente de 16 ans à l'époque. Chaque titre de Noir Désir qu'il chante m'y renvoie instantanément...

 

D'ailleurs, si jusque-là l'ambiance était relativement calme, il a suffit d'un "Tostaky" pour mettre tout le monde d'accord et soulever toute une salle pleine à craquer! J'ai eu mon petit moment à moi, comme à chaque fois que résonnent les premières notes de "Lost", comme cela a été le cas hier. J'ai juste le petit regret de ne pas avoir eu mon autre préférence "A ton étoile". Mais à partir de là, l'ambiance sera encore plus chaude et la température ne redescendra plus.

 

Alors que sur le dernier album certains titres, à l'image d'"Amor Fati" (une de mes préférences!), fonctionnent plus que très bien en live et réveillent les foules, je trouve toujours dingue la ferveur et l'énergie que soulèvent dans la salle les titres de Noir Désir. Ça m'émeut à chaque fois.

 

Quant à moi, lorsque les premières notes de "L'homme pressé" se font entendre, je crains que mon cœur me lâche, tant je m’époumone, assise sur ma chaise à gesticuler, n'osant pas me lever, de peur de gêner les personnes assises derrière moi et qui ne pouvaient malheureusement pas faire pareil que moi.

 

Et puis les deux derniers titres pointent le bout de leur nez, pour arriver à "Comme elle vient", en acoustique, joué sur le devant de la scène. J'adore toujours autant cette version. Je trouve qu'elle finit bien le concert avec la reprise en chœur et en boucle par le public qui scande "Comme elle vient, encore et encore...". C'est un des moments où l'on ressent le mieux la complicité et le respect qu'ils ont tous pour le public devant eux. Je les sens émus, voire impressionnés, comme si c'était la première fois.

 

Dans les toutes dernières minutes, alors que j'applaudis à tout rompre, je m'aperçois qu'à côté de moi est assis un petit garçon, casque anti bruit vissé sur ses oreilles. Émerveillé, il reçoit bisous et baguettes. Je me dis que ça lui fera de chouettes souvenirs pour l'avenir...

 

Et moi, alors que pendant tout le concert Pascal Humbert me regardait en souriant, étant à ses pieds (sans doute a-t-il été amusé par ma fougue!), il se penche vers moi pour me serrer la main, avant que Bertrand ne fasse pareil avec une poignée de main aussi franche! Là, c'est un vieux réflexe d'ado prépubère qui me vient soudainement! Je me consterne moi-même en pensant: "Je ne me laverai pas la main ce soir!"! Heureusement chers lecteurs rêveurs, j'ai grandi!

 

Je repars en faisant un tour par le stand de merch', avec, comme d'habitude, des sons et des images en tête, en espérant pouvoir encore faire un concert sur cette tournée, si d'aventure ils repassaient sur Metz ou Nancy. En espérant tout simplement que cette tournée ne soit pas la dernière...


20/05/2018
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La release party de Dom Colmé... c'était chanmé!

 

 

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Pour bien commencer un sacré week-end, quoi de mieux que d'aller soutenir une personne qu'on apprécie? Raison de plus pour moi d'y aller: Dom Colmé se fait rare en Lorraine. Il fallait donc absolument sauté sur l'occasion! C'est ainsi que je me suis rendue Vendredi soir, le 18 Mai 2018, à l'Aérogare - Station Lothaire, nouveau lieu culturel du quartier du Sablon à Metz. C'est ici que Dom Colmé avait choisi de faire sa release party pour la sortie de son album intitulé "Dans les cordes".

 

Mais c'était surtout pour moi un prétexte pour y retrouver des personnes que je connais bien et que j'apprécie, parfois fortuitement, autour d'un verre. Pour concrétiser des contacts virtuels de longue date aussi, qui signent une belle complicité à venir.

 

C'est avec plaisir aussi que j'ai retrouvé les propriétaires de ce joli lieu. Les locaux qui accueillaient auparavant le Crid'art se sont transformés en salle de concert - bar assez atypique. A l'intérieur, c'est une ambiance chaude et convivial qui y règne. On y voit des sourires sur tous les visages, des sons arrivent de partout. Côté déco, j'ai vraiment beaucoup aimé l'esprit garage vintage, très industriel. A l'extérieur, c'est une belle et immense terrasse qui s'étend et qui donne des allures de guinguette. Vraiment, je vous invite à y aller, Isabelle et Hervé vous accueilleront avec toute la poésie et la gentillesse qui les caractérisent. D'autant que c'est un lieu où l'on peut tout à fait discuter sans être parasité par une musique trop forte qui recouvrirait tout, comme c'est trop souvent le cas. Ici, pas de problème, c'est savamment dosé!

 

Je retrouve Dom Colmé tout sourire, visiblement très heureux et fier d'être là. En première partie, sur la petite scène, c'est Audrey Guita qui présente ses chansons. J'en avais beaucoup entendu parlé et j'ai apprécié ce moment.

 

Puis c'est au tour de Dom Colmé d'entrer sur la grande scène, accompagné de sa fidèle bande de musiciens: Gonzo à la batterie, Stéphane Glanois à la basse, et Jean Wende au clavier. C'est un set à la fois très intimiste, plein d'énergie et généreux qu'ils ont offert à un public conquis. Mention spéciale à Jean Wende d'ailleurs, que j'ai trouvé absolument exceptionnel. J'ai été impressionnée. Ils ont égrainé ensemble les titres de ce nouvel album, ainsi que les titres des précédents EP. Un son impeccable et une belle énergie, comme toujours, pour une formule qui fonctionne à merveille et ne faiblit pas.

 

Après le concert, le temps de passer des uns aux autres pour discuter un peu et je suis rentrée le cœur léger! En me disant qu'il va falloir que je me rende là un peu plus souvent et en espérant revoir Dom Colmé bientôt...

 

Si vous ne connaissez ni ce lieu, ni cet Artiste, alors il va vous falloir découvrir tout ça vite! Promis, faites-moi confiance, vous allez adorer!


20/05/2018
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Retour au pays de Jarry...

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"Au pays de Jarry, comme dans tous les pays, on s'amuse, on pleure, on rit...".

 

Jarry était hier, Vendredi 9 Février 2018, au théâtre de Thionville pour jouer son spectacle "Atypique". Spectacle qui arrive doucement à son terme, après déjà 4 ans de triomphe. Salle comble ô combien méritée, une fois de plus! Après l'avoir vu pour la première fois l'an dernier avec ma maman, nous avions décidé de remettre ça ce Vendredi, tellement nous avions ri! Rire, c'était justement ce dont j'avais envie et besoin.

 

Que puis-je encore dire que je n'avais pas déjà dit dans mon précédent article?... Je me répéterai sûrement, ne m'en voulez pas!

 

Je connais peu, voire peut-être pas du tout, d'Artistes capables de présenter un spectacle d'humour sans temps mort, où l'on peut aussi subtilement et harmonieusement y trouver, entre deux blagues potaches et des grimaces improbables, de l'émotion, de la sensibilité, du partage et de l'échange perpétuel, de la sincérité et surtout de la bienveillance, de l'intelligence. Celle du cœur comme celle de l'esprit.

 

Jarry, lui, réussit haut la main ce tour de force. Rire de situations anxiogènes du quotidien, croquer les gens selon leurs travers ou particularités physiques, sans jamais être méchant ni blessant, mais toujours juste et vrai. Parce que s'il rit de nous, il rit aussi de lui quelque part. Alors on en fait de même. Pas de jalousie, égalité parfaite, tout le monde en prend pour son grade!

 

Sous couvert de grimaces, allusions en-dessous de la ceinture, caricatures, son spectacle tend à démontrer par l'absurde que nous ne sommes tous que de simples mortels. Que nous convergeons tous vers un seul et unique but au cours d'une vie: trouver ce qui pourrait faire de nous les êtres les plus heureux possible. L'homme de scène semble en cela tout à fait connecté à la vie, aux vies d'autrui.

 

Il faut beaucoup d'amour en soi pour réussir à faire ce qu'il fait de manière naturelle. Et Jarry transpire l'amour, il en a revendre. 

 

Plus je le vois, plus je suis sûre d'une chose: Jarry est un OVNI dans le secteur féroce, ultra concurrentiel du spectacle d'humour. J'aime ce qu'il ose faire, dire et montrer sur scène.

 

Je ne sais toujours pas comment décrire ce bien nommé spectacle à double lecture. Cabinet de curiosité, chronique sociale, dessin animé, fable, conte... Lui est un personnage de BD, de cartoon, un enfant,... Jarry l'Atypique, c'est un peu un melting pot de tout ça à la fois. Un Artiste multicartes en tout cas qui, au-delà de savoir faire rire, sait aussi chanter et danser. Jarry, c'est un corps, une voix, un esprit, un style.

 

Si l'on rit tout du long, les dix dernières minutes ne manquent pas à chaque fois de m'émouvoir aux larmes. C'est sans doute le seul moment où Jarry tombe le masque et laisse place à Anthony. 

 

J'ai eu un infini plaisir à retrouver son monde coloré, fou mais tendre, sans tabou. Ce monde peuplé de fée, caissier, policier et autres majorettes...

 

J'ai déjà hâte de découvrir son prochain spectacle qui sera encore, je n'en doute pas, un succès. 

 

Rire pour ne pas pleurer, rire pour cacher la misère, la tristesse, les choses moches d'une vie. Rire pour ne pas se croire trop important, pour rester humble, remettre quelques pendules à l'heure sans brusquer et garder les pieds collés au sol.

 

Foncez le voir sur les dates restantes si ça n'a encore jamais été fait, il vous reste très peu de temps (et de places aussi d'ailleurs!)! Vous ne regretterez rien, promis!

 

En définitive, quand on sort de son spectacle, on n'a qu'une seule phrase qui vienne à l'esprit: "Youpi la vie, merci Jarry!"


10/02/2018
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