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Du live et rien que du live!


Bigard, ou quand l'homme est une femme comme les autres (et inversement!)...

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Ce Samedi 18 Novembre 2017, c'était soirée de fête pour mon frère et moi à l'Espace Théodore Gouvy de Freyming-Merlebach, que nous n'avions pas encore foulé depuis sa récente ouverture.

 

J'avais décidé d'emmener mon frère justement, à qui j'avais offert ce cadeau pour fêter ses 25 ans en ce début d'année. Jean-Marie Bigard y donnait une représentation de son spectacle "Nous les femmes".

 

Nous sommes fans depuis belle lurette de cet homme alors nous savions exactement à quoi nous attendre, sur le fond du moins!

 

Salle comble pour accueillir l'humoriste qui a déjà plus de 30 ans de carrière au compteur!

 

En première partie, je découvre avec bonheur une "vieille" connaissance en la personne de Julien Strelzyk (mais certains le connaissent peut-être mieux sous le nom "Julien Vers l'Olympia"). Vieille connaissance car en effet, nous nous sommes connus dans une autre vie, sous d'autres cieux professionnels. Il y a longtemps que je n'avais plus assisté à un de ses spectacles et je constate avec bonheur qu'en déjà six ans de carrière, il a pris de l'assurance et donc, fatalement, que son show a gagné en qualité. Trente minutes de rires ininterrompus et bien mérités! Si vous ne le connaissez pas, je vous invite vivement à consulter son site internet, sa page Facebook et bien évidemment d'aller le voir.

 

Puis Bigard est arrivé... dans la peau d'une femme! Lunettes de soleil vissées sur le nez, perruque blonde, mise en plis parfaite, à en rendre jalouse la plus blonde des blondes, robe rouge, tout aussi rouge que ses lèvres, formes girondes, pardessus beige, écharpe violette et bien sûr... les talons qui vont bien!

 

Ce spectacle promettait de prendre soin des femmes que nous sommes, et nous étions nombreuses. En effet, nous avons été choyées, les hommes en ont pris pour leur grade! Mais c'était sans compter sur l'esprit provocateur d'un Jean-Marie Bigard décidément très en forme! Alors nous les femmes, en avons aussi eu pour notre argent!

 

Les travers des hommes, des femmes, de la vie de couple... Tout a été judicieusement observé, décortiqué pour n'en ressortir que le plus drôle, forcément le plus énervant! C'est criant de vérité, avec toujours cette propension qu'il a à grossir le trait et qui rend justement les choses si drôles!

 

La première partie du spectacle voit donc apparaître une sorte de double féminin de Bigard: une sexagénaire très en verve, qui assume son attrait pour "la chose" et notamment avec des hommes plus jeunes qu'elle! On suit les péripéties de sa vie de femme, du haut de ses trois mariages et ses passages en salle de sport, ses discussions avec sa meilleure amie en proie à l'angoisse du temps qui passe, ainsi que ses relations avec sa drôle de nièce et sa non moins drôle mère! Mais je ne vous en dis pas plus!

 

Puis est diffusé un magnéto dont, là non plus, je ne vous révélerai pas le contenu. Il opère l'habile transition pour faire apparaître Jean-Marie Bigard, le vrai, le seul, l'unique. Si jusqu'ici les hommes n'avaient pas de quoi fanfaronner, cette fois ce seront les femmes qui vont se reconnaître dans ses histoires caricaturales, mais pas tant que ça au fond...! Tout y passe: les femmes et la salle de bain, les femmes et l'hygiène des toilettes, les femmes et les soirées entre potes de son mari, les enfants, le sexe, etc. Mais aussi... leurs hommes qui vont en visite chez le proctologue à partir de 50 ans!!!

 

Que serait Bigard sans son vocabulaire? Qui lui va si bien, il faut le dire, avec cette voix de mâle rustre qui porte et les mimiques qui vont avec! C'est bien simple: une phrase, trois gros mots (et c'est un minimum!)! Si l'on aime autant Jean-Marie, c'est bien pour ce genre de propos qui, dans sa bouche, relèvent plus de la provoc' et de la taquinerie que du véritable machisme.

 

Parce qu'il me faut à ce stade remettre quelques pendules à l'heure: ceux qui ne le connaissent qu'à travers ses sketchs et n'ont jamais eu envie de voir au-delà du personnage, garderont longtemps, voire éternellement, ce préjugé de croire qu'il est un homme vulgaire. Or, pour ceux qui ont pris la peine de l'écouter dans certaines émissions ou reportages, il devient évident que Bigard est un personnage mais que Jean-Marie est bien différent. Bigard n'est pas vulgaire, il est grossier. Ou grivois, paillard. Vous choisirez la formule qui vous convient. Les sketchs et personnages qu'il incarne sur scène et le vocabulaire qu'il emploie, ce n'est que pour la gaudriole. Voilà qui est dit.

 

D'ailleurs, le spectacle offre parfois quelques jolis moments d'émotion, notamment dans la première partie. Si si! C'est au moment du salut final qu'il n'est pas difficile de déceler que derrière le regard acéré de l'humoriste, il y a le regard tendre, respectueux et humble de l'homme posé sur ses semblables, celui-là même qui a souffert autant sinon plus que nous. Vous n'y verrez là rien d'étonnant puisque, tous mortels, nous sommes logés à la même enseigne. Il faut beaucoup aimer les gens pour pouvoir faire ce qu'il fait, et aussi bien.

 

Nous concernant, je pense que nous y retournerons en Janvier, avec notre maman cette fois! Ce spectacle est plein de surprises mais je vous laisse les découvrir en allant le voir.

 

Avant de refermer cet article qui, je l'espère, vous aura permis de changer d'avis sur lui pour les uns, et de confirmer votre sentiment sur l'homme et son travail pour les autres, je voudrais vous parler des bouchons d'amour, dont Jean-Marie est à l'initiative. Je sais que la démarche lui tient très à cœur alors je tenais à en parler. Peut-être connaissez-vous déjà? Elle consiste à garder les bouchons de vos bouteilles en plastique et les amener dans le lieu de collecte le plus proche de votre lieu d'habitation. Ces bouchons sont recyclables et permettent de fabriquer, entre autres, des fauteuils roulants pour les personnes en situation de handicap. 

 

Encore une preuve, s'il en fallait une, que notre Jean-Marie a un cœur gros comme ça. En effet, si nombre d'Artistes s'engagent dans des œuvres humanitaires, lesquels d'entre eux s'intéressent au handicap? Cherchez, je pense que vous n'êtes pas prêts de trouver!...


19/11/2017
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Rover aux Nancy Jazz Pulsations

IMG_4061.JPG(Crédits photo: Page Facebook Officielle de Rover)

 

 

Pour cette très courte tournée au nom à la fois très évocateur mais au fond bien mystérieux (Out of the blue signifiant "venu de nulle part"), Rover a décidé de défendre les chansons issues de ses deux albums en les présentant de manière très originale.

 

Contrairement à la précédente tournée, l'électrique, celle-là même que j'avais vue l'an dernier aux Trinitaires à Metz, cette fois il n'est accompagné que du toujours excellent Sébastien Collinet, aux claviers et aux guitares. Rover aussi joue du piano et de la guitare mais il utilise en plus boites à rythmes, pédales d'effets, loopers et autres consoles qui vous feraient pâlir d'envie devant la multitude de possibilités qu'elles offrent et que vous ne sauriez pourtant pas utiliser! Même la musicienne que je suis est bien obligée de s'incliner devant la complexité de ces bijoux de technologie, et se dire qu'elle va rester à la pratique de l'instrument classique!

 

C'est dans le cadre des Nancy Jazz Pulsations (NJP pour les intimes!), au Théâtre de la Manufacture de Nancy, que Rover est venu une fois de plus montrer l'étendue de ses talents instrumentaux et vocaux ce Vendredi 20 Octobre 2017. De mon côté, j'avais décidé d'emmener avec moi un de mes meilleurs amis qui ne connaissait pas Rover mais que je savais capable d'apprécier sa musique.

 

C'est ainsi que Rover est apparu sur scène, avec Sébastien Collinet, dans la fumée et les projecteurs. L'Artiste a troqué son perfecto en cuir noir contre une veste en jean bleu clair. Ses lunettes elles, par contre, ne le quittent pas. Chacun devant son instrument, ils commencent leur set. Les frissons s'installent instantanément, du bout des cheveux jusqu'aux orteils. Ils ne me quitteront plus jusqu'à ce que les lumières se rallument.

 

Puis il prend un peu la parole pour expliciter ce qu'il a voulu faire et exprimer à travers cette tournée. C'est alors que tout fait sens: le décor de la scène, aménagée comme un studio d'enregistrement, les morceaux triturés, retravaillés, épurés, dépouillés de tous les artifices originels.

 

Tout au long de ce concert, j'ai l'impression de regarder Rover, silencieuse, par le trou de la serrure, en train de travailler dans son studio. Cette formule offre la possibilité de se retrouver au cœur de ce qui pourrait être un laboratoire d'expérimentations sonores, tel un atelier de création artisanale. Lorsqu'on ne sait pas comment se fabrique une chanson, c'est vraiment agréable. En fait ce n'était pas un concert, cette tournée n'est pas un concept: c'est une expérience musicale riche.

 

Ces chansons dont on connait les airs et les paroles par cœur trouvent ici un souffle nouveau, avec d'autres rythmes, d'autres sonorités. Parfois les chansons ne ressemblent même plus aux versions originales, on a du mal à les reconnaitre par endroit, du mal à se repérer, et pourtant c'est toujours aussi excellent, inventif, novateur. Excitant même. Ces nouvelles versions sont comme... venues de nulle part. Dans le sens le plus strict du terme puisque Rover explique qu'il est difficile de répéter dans ce type de configuration, qui laisse plutôt, volontairement, la part belle à l'expérimentation, la recherche perpétuelle, les réajustements en direct, les erreurs aussi.

 

Je dois dire que je préfère même cette tournée, moi qui affectionne les projets intimistes, minimalistes mais sophistiqués. Ces projets qui ne sont pas lisses et donc audacieux.

 

Quant à nous, nous sommes assis mais les rythmes m'auront personnellement fait balancer la tête et battre la mesure tout du long, avec la furieuse envie de me lever pour sautiller, chalouper. Dur de se retenir quand on est pris par l'ambiance! Cette tournée offre des moments qui, parfois, frôlent délicieusement l'état de transe, avec la sensation de l'esprit qui quitte l'enveloppe corporelle, tant l'énergie de la musique rejoint souvent et harmonieusement l'énergie des corps. On ne sait pas trop laquelle des deux entraine l'autre, mais la rencontre est inévitable. A titre personnel, j'y ai trouvé une superbe dimension méditative, spirituelle, comme pourrait le conférer l'effet du tournoiement derviche.

 

Quel plaisir de voir deux musiciens talentueux dans leur bulle créative, faite de réflexions techniques mais aussi de beaucoup de sensibilité, d'engagement et de communication. Tout au long de ce concert, j'ai aimé voir les musiciens se regarder de façon appuyée, se faire des signes, parfois sourire, fermer les yeux pour se recentrer sur eux. Cela démontre parfaitement qu'on peut se passer de mots pour communiquer, que de simples notes croisées de regards peuvent suffire à se comprendre lorsqu'on est traversé par les mêmes émotions, la même passion, le même talent. La complicité entre les deux musiciens est là, sous nos yeux, parfaitement claire et évidente.

 

Cette communication qui exclut le public pendant les chansons, sans que ce soit offensant ou dérangeant pour autant, retrouve toute sa place lorsque Rover, toujours accompagné de son humour et de sa passion musicale, se lance dans un échange avec le public qu'il ne voit pas mais qu'il sent, dit-il.

 

Que serait un concert sans la présence d'énergumènes, féminines en l'occurrence, bien décidées à perturber le bon déroulement des choses?! Elles auront amusé ou agacé, mais elles nous auront surtout bien fait rire en suscitant quelques savoureuses répliques bien senties, un brin cyniques, de la part de Rover et dont seul lui détient le secret! Son sens de la répartie, tout sourire, c'est le petit supplément qu'on adore chez lui!

 

Je ressors de cette expérience de près de deux heures aussi apaisée qu'électrisée, revigorée et vidée, avec l'envie d'en découvrir encore et toujours plus, impatiente de suivre la suite des aventures de Rover, qui se solderait très vite par un nouvel album couronné de succès, à défendre sur scène avec sa bande de musiciens auxquels on s'attache inévitablement.

 

Par ailleurs je suis gentiment envieuse. Rover ne lit pas la musique, contrairement à moi. Ce qui pourrait passer pour une lacune est en fait une très grande qualité. De cette façon, il gagne en capacité d'imagination, de création, en fantaisie. En spontanéité et sincérité. Il peut écouter et reconnaitre les sons, les associer judicieusement, comme bon lui semble. Il n'est bridé par aucune convention. Toutes ces choses dont je suis absolument incapable et qui me laissent avec la seule option possible, obligation devrais-je dire, de lire et jouer strictement ce qui se dessine au fil des portées. Je considère qu'il est plus libre que moi à ce niveau. Tant mieux pour nous au final!

 

En définitive, ce fut une belle parenthèse dans le tumulte de la vie quotidienne où les problèmes sont restés bien enfermés à double tour quelque part ailleurs...


22/10/2017
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Cali bouscule la Moselle-Est!

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Ce Vendredi 7 Avril 2017 était pour moi une soirée importante à plus d'un titre: tout d'abord parce qu'après avoir assisté à cinq concerts de cette tournée "seul en scène", cette date était ma dernière avant une reprise électrique ou, sait-on jamais, avant qu'il ne poursuive ce spectacle après la rentrée. J'étais donc bien décidée à en profiter au maximum. Ensuite parce que Cali se produisait à Freyming-Merlebach (57), l'endroit proche de celui où j'ai vécu la majeure partie de ma vie. Enfin, surtout même dirais-je, parce que j'y ai emmené les deux personnes qui comptent le plus pour moi: ma maman et mon beau-papa pour qui c'était une première fois. J'ai donc cette fierté d'avoir pu leur faire découvrir un Artiste loin de ce qu'ils ont l'habitude d'écouter. Et pourtant la magie a bel et bien opéré, tant pour ce que Cali a livré sur scène, ainsi que le travail effectué par son équipe, que pour sa personnalité! A tel point que maintenant, chose impensable jusque-là, maman est prête à me suivre pour le voir sur une tournée électrique avec son groupe de musiciens! 

 

Arrivée vers 18h sous un joli soleil doux, discret et frais comme il sait l'être en Lorraine, j'ai rejoint une partie de "La Bande à Cali" avec un plaisir toujours renouvelé, pour des parties de rigolade franche. "A cet instant je pense à..." toute une partie de cette bande avec qui j'ai partagé tant de moments et qui était absente hier soir... Mais j'ai pu faire connaissance avec d'autres membres jusque-là encore inconnus ou juste virtuellement, et plus particulièrement avec une personne.

 

19h30, les portes s'ouvrent et nous prenons place toutes ensemble (oui, il n'y avait que des femmes hier soir dans notre bande!), la mine radieuse et triomphante, au premier rang, celui qui nous est si cher... et que nous ne pouvons envisager de rater! 

 

Le spectacle se déroule une fois encore pendant plus de 2h sous nos yeux toujours émerveillés. Un spectacle immuable et pourtant chaque fois si différent. On peut dire qu'hier soir, Cali a eu bien du mal puisque se trouvait au premier rang une joyeuse perturbatrice qui n'aura pas manqué de le faire rire (alors qu'elle en agaçait plus d'un!). Des perturbations auxquelles il a répondu par des petites piques drolatiques dont il a le secret et qui, à notre tour, nous auront bien fait rire!

 

Comme à chaque concert, avec Cali, c'est une vraie fête toujours intime, avec ces moments de communion où le public se soulève d'un seul mouvement pour chanter, crier, pleurer parfois, applaudir, battre la mesure, finir ses phrases ou reprendre en c(h)œur et inlassablement un refrain, à l'image de 1000 cœurs debout, chanson devenue pour beaucoup d'entre nous un véritable hymne et qui reste, en tout cas pour moi, un des moments forts de ce spectacle solo.

 

Autre rituel immuable qui, semble-t-il, plait à tout le monde, lui compris: la séance dédicaces, photos, câlins en fin de concert. L'occasion de pouvoir tout se dire, les yeux dans les yeux, se regarder, se sourire. Avec patience, humilité, sincérité surtout, comme à son habitude.

 

Je suis repartie tard dans la nuit, le cœur léger et en portant tout de même aussi une certaine nostalgie, après un after très sympa avec une fan. Il va falloir vite retrouver le chemin des concerts pour ne pas que s'installe trop vite et trop profondément cette nostalgie... J'en ai fait des concerts de Cali depuis 2012. Mais je crois bien que cette tournée est la plus belle que j'ai vécue. Grâce à plein de gens, j'ai emmagasiné depuis le 4 Novembre 2016 (date du début de cette tournée) une dose incalculable de bonheur.

 

Pour finir et à titre personnel, je vais m'octroyer cette dernière partie pour quelques remerciements. Parce qu'au fil du temps, pour ma part du moins, je ne viens plus seulement assister au concert d'un Artiste mais je viens pour le staff autour également.

 

A Cali bien sûr, même s'il doit bien finir par le savoir parce que nous ne cessons jamais de le remercier. Grâce à lui, on a pu se rendre compte depuis belle lurette que la vie n'est pas toujours une menteuse et alors c'est l'amour parfait en permanence....

 

A l'équipe technique aussi, qui abat un travail colossal bien souvent difficile, oeuvre dans l'ombre pour chaque soir offrir le meilleur. Une équipe technique à laquelle, je trouve, on ne pense pas souvent ni assez alors que sans eux, rien ne se ferait. Merci donc à Moon, Hubert, Stephan ainsi que le jeune homme qui véhicule tout ce beau monde mais dont j'ai honteusement oublié le prénom.

 

Un encore plus grand merci à Laurie, toujours disponible, bienveillante, prête à se plier en bien plus que 4, et dont l'implication dépasse largement le périmètre de son stand de merchandising. Elle devrait bien finir par obtenir le diplôme de "nounou de fans" dans les cœurs! Dans le mien en tout cas elle y est depuis quelques années déjà pour plein de raisons!

 

Enfin, je n'oublie surtout pas de remercier Bubu, sans qui rien de tout cela ne serait possible pour nous, admirateurs et admiratrices de ce bel Artiste qu'est Cali. Merci de permettre et sans doute faciliter de belles rencontres en toute simplicité, et de nous traiter avec respect et égard. 

 

Il est devenu rare de croiser de si belles âmes.

 

Sans toute cette équipe, point de légèreté, de bonheur, de poésie, de sourires et de rires dans ce monde toujours plus cruel et brut. A tous... MERCI POUR CETTE PUTAIN DE VIE!!!

 

Je nous souhaite encore autant de beaux moments, toujours plus forts si cela est possible. A bientôt pour continuer à célébrer ensemble la Vie autour de Cali (ça rime tellement bien et ça lui va comme un gant)...


08/04/2017
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Cali en terres bretonnes

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Que ne ferait-on pas pour assister à un spectacle de Cali! Celui-ci m'aura emmené sur quelques belles routes de France, d'Est en Ouest. Ce seul en scène, alors qu'il m'a mené à Paris le 13 Mars, m'emmène cette fois sur des terres que j'aime profondément et depuis longtemps: la Bretagne.

 

Puisque rien ne m'effraie, dix heures de bus plus tard, me voilà arrivée la veille du concert. Ce Dimanche 26 Mars promettait d'être beau et joyeux, grâce aux retrouvailles et nouvelles amitiés qui se créées avec un certain nombre de fans de la désormais célèbre "Bande à Cali", mais aussi, en bonus, des retrouvailles avec une amie de lycée.

 

Je ne dénoncerai personne, mais un des piliers de notre bande nous a honteusement lâché pour d'obscures raisons éthyliques! Allez, on ne dira rien, sinon qu'il va devoir sérieusement se surpasser pour se rattraper une prochaine fois!

 

Nous avions prévu un pique-nique qui s'est avéré joyeux et festif, sur un coin d'herbe autour de la salle Glenmor où se déroulait le concert à 17h. Le soleil était au rendez-vous, sous ce vent frais qui ne nous a pas enlevé ni notre bonne humeur ni notre plaisir d'être ensemble. Nous étions heureux, c'est tout.

 

Dans cette salle, au premier rang collé à la scène, Cali nous apparait enfin. Désormais, nous connaissons le spectacle par cœur, des anecdotes aux chansons, que nous fredonnons ou chantons à pleins poumons d'un bout à l'autre, sourire aux lèvres ou larmes aux yeux. Pourtant, à chaque fois le spectacle est différent grâce aux capacités d'improvisation phénoménales d'un Cali qui tantôt répond (et se fait victime de fous rires aussi!) aux plaisanteries de quelques spectateurs, tantôt s'adapte aux régions qu'il traverse! Ils furent épiques ces quelques mots en breton!

 

L'occasion aussi d'entendre encore et encore deux titres inédits ne figurant pas sur l'album, que sont "Ils sont venus la chercher" et "L'exil". Je ne m'en lasse pas. Quel plaisir de pouvoir continuer à apprécier les paroles de ses chansons qui touchent au cœur et parlent à tout le monde. Alors que jusque-là, bien qu'émue, je n'avais jamais lâché une seule larme sur les 3 dates précédentes, cette fois les vannes se sont ouvertes et je n'ai plus pu les retenir lorsqu'il a entamé les premières notes de "Sweetie", une de mes chansons préférées de son dernier album. Mais je crois bien que je n'ai pas été la seule ce jour-là à avoir versé des larmes, qu'elles soient de bonheur ou de souffrance...

 

Du côté de la prestation livrée ce soir-là par Cali, il n'y a toujours rien à redire: que ce soit une grande salle parisienne ou une salle de province plus modeste, il est complètement engagé dans ce qu'il dit et ce qu'il fait, se donne à 100%. Il ne connait pas l'économie, l'à peu près. Il ne bâcle jamais un spectacle.

 

A l'issue de la représentation, c'est toujours avec un immense plaisir sans cesse renouvelé que nous retrouvons Cali pour une séance autographes-photos-discussions avec un verre à la main. Ces moments avec lui sont comme des bulles de bonheur qui prolongent l'instant musical, emplis de chaleur humaine, d'humour, de tendresse et de bienveillance. A son image, en fait. En prime, la complicité avec ses fans enfants et ados se regarde avec émotion.

 

Il ne me reste qu'une date avant de refermer la page de cette parenthèse enchanteresse. J'en suis déjà triste et nostalgique par avance. Mais heureusement, d'autres moments de folie sont à prévoir avec la reprise d'une tournée électrique que nous attendons impatiemment cet été. C'est le principal dans cette histoire qui nous lie tous, mes Calicopains, Calicopines et moi, à notre "Fournisseur Officiel de Vie et de Bonheur", comme j'aime à l'appeler...


29/03/2017
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Cali au Bataclan

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Cette soirée du 13 Mars 2017, comme d'autres fans de la première heure, je l'attendais avec impatience. Vous me direz, je suis toujours impatiente lorsque j'attends une soirée de concert avec Cali. Oui, mais là, c'était légèrement différent...

 

J'ai pourtant longtemps hésité avant de prendre mon billet. Une espèce d'appréhension me gagnait rien qu'à l'idée de me rendre sur ce lieu pourtant mythique, qui a vécu des heures bien sombres un certain soir du 13 Novembre 2015...

 

Et puis je me suis dit qu'il était important que la musique continue de résonner, important aussi que nous allions soutenir cette salle. Y aller pour voir mon Artiste préféré était une très belle occasion pour ça.

 

Un sentiment bizarre m'a envahi dès l'arrivée dans ce Boulevard Voltaire en milieu d'après-midi. Un sentiment d'oppression, de peur, qui ne me quittera que tard dans la soirée. Alors on parle, beaucoup, pour tromper tout ça. Je suis néanmoins contente de retrouver quelques membres de cette Bande à Cali que j'ai toujours plaisir à retrouver sur l'une ou l'autre des dates d'une tournée, et qui m'offrent de très bons moments de rire.

 

Quand vient l'heure d'entrer dans la salle, c'est une nouvelle vague d'appréhension qui me gagne, moi et quelques autres. Assise au premier rang juste devant le micro, je jette un regard derrière moi pour jauger de la distance entre mon siège et la porte à l'arrière. Puis mes yeux se portent sur ma gauche. J'ai une vue directe sur cette issue de secours. Celle-là même que je ne quitterai des yeux qu'en milieu de première partie...

 

La première partie démarre d'ailleurs. C'est Annika & The Forest qui s'en charge. Une première partie logique, puisqu'elle a chanté en duo avec Cali sur son dernier album sur le titre "Le Mariage". Vous le savez, je ne suis pas très amatrice de voix féminines en dehors de quelques grands noms qui ont accompagné mon enfance et mon adolescence. Pourtant, je me surprends à adorer cette femme venue jouer en duo avec une talentueuse violoncelliste. Ces grands noms, elle me les a rappelés justement. Je vous reparlerai de cette Artiste qui porte en elle les grandes références du rock au féminin. J'y ai retrouvé Dolores O'Riordan, Alanis Morissette ou encore Sharleen Spiteri ou Massive Attack. J'avoue que j'en aurais bien repris un peu!

 

C'est à présent au tour de Cali de venir dérouler une fois de plus le fil de sa vie, alors que ça y est, enfin, l'appréhension m'a totalement quittée.

 

On pourrait croire que ce spectacle de Cali est toujours le même mais c'est bien mal le connaître! Je ne l'avais pas revu depuis les deux premières dates de la tournée que je vous avais racontées ici. Comme c'est un homme plein de surprises, au fil du spectacle je découvre qu'il a ajouté de nouvelles anecdotes, toujours plus drôles, alors qu'on rit encore franchement de celles qu'on a déjà entendues! L'émotion, elle aussi, est décuplée par rapport aux autres dates. Certaines chansons, déjà prenantes, le sont d'autant plus. Cali, lui aussi, est très ému. A plusieurs reprises, sous des applaudissements nourris et longs, il reste figé sur place, les yeux fermés, respirant profondément.

 

Alors que le spectacle continue de plus belle, comme à chaque fois, il ne résiste pas à l'envie de plonger dans la foule que nous formons, pour grimper sur le dossier des sièges et progresser ainsi jusqu'au fond de la salle. Et comme à chaque fois, le moment fort de son spectacle, c'est toujours lorsqu'il entonne "1000 cœurs debout", qui a pris ce soir-là une signification toute particulière. Nous reprenons les "Oh- oooooooooh- ooooooh" du refrain tous en c(h)œur, pendant un long, très long moment. Suivra un silence poignant avant qu'il n'entonne une prochaine chanson.

 

Puis il se moque gentiment du public parisien "qui trouve toujours ça trop long après une heure!", mais il prévient "moi je m'en fous, je suis de Perpignan! Je fais ce que je veux!"! Sacré Cali!

 

Et c'est déjà la fin. Cali se lance alors dans des remerciements, toujours sous de chaleureux et bruyants applaudissements d'un public conquis. A cette occasion, nous apprenons avec plaisir que dans deux mois, il reprendra la route pour une nouvelle tournée électrique. Voilà qui promet de nous donner encore et encore de nouveaux moments de joie et de folie!

 

Soudain, dans sa voix, des tremolos. Ses yeux s'embuent. C'est ça Cali: un fournisseur de bonheur, un tour imprévisible dans un ascenseur émotionnel.

 

Nous sortons pour l'attendre pendant un temps qui nous semble interminable. Soirée parisienne oblige, ses amis de la profession sont venus le voir et le féliciter. Parmi eux, Arno Santamaria, son bassiste Alain Verderosa, Pascal Obispo ou encore son ami Bénabar.

 

Le temps de le féliciter, lui faire une bise et je retourne à l'hôtel avec mon amie.

 

J'ai déjà hâte d'y retourner. Il me tarde de le retrouver pour deux nouvelles dates: ce sera le 26 Mars à Carhaix-Plouguer et le 7 Avril chez moi, en Moselle, à Freyming-Merlebach.

 

Avant de refermer cet article, une fois de plus je remercie non seulement l'Artiste, mais aussi son staff, pour l'humanité, la gentillesse et la simplicité dont ils font tous preuve pour nous permettre de vivre de tels moments, uniques, comme aucun Artiste ne m'a jamais permis de vivre...


16/03/2017
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