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Une soirée au Caveau

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Cette rubrique, je l'ai conçue pour vous faire découvrir au gré de mes sorties les restaurants qui me marquent.

 

En voilà un que je souhaitais vivement vous faire découvrir et vous recommander! Ce restaurant, c'est un peu l'histoire d'une tradition dans ma famille. J'y suis allée la première fois, je devais avoir 5, 6 ans peut-être. Chaque année, un Samedi au mois d'Août, mes grands-parents m'emmènent ici. Il y a longtemps que je n'étais pas retournée ici...

 

Ce restaurant est niché au cœur de l'Alsace Bossue, dans un coin paumé au milieu de la campagne, dans le village de Bischtroff-sur-Sarre.

 

Ouvert uniquement le week-end (Vendredi, Samedi et Dimanche soirs) et quasiment toujours complet, autant vous dire que si vous voulez vous y rendre, une réservation une semaine à l'avance sera nécessaire (coordonnées dans le lien ci-dessous).

 

Lorsque je rentre dans cet endroit, j'ai l'étrange impression d'être comme à la maison.

 

La décoration est typiquement alsacienne et curieuse, pleine d'humour, du vestibule d'entrée aux salles, auxquelles on accède en descendant quelques marches et en passant devant le bar. Les salles aux plafonds bas et aux tables rapprochées renforcent la proximité, l'intimité et la chaleur humaine entre les convives d'une table. C'est un véritable cocon qui vous enveloppera dès le moment où vous serez assis. Vous serez d'ailleurs déjà happés dès que vous sortirez de votre voiture puisque des effluves de feu de bois viendront chatouiller vos narines!

 

Je ne vous parlerai pas du cadre et de la cuisine, je préfère laisser faire Gilles Pudlowski, dont c'est le métier et qui a écrit un superbe article au sujet du Caveau. Article que vous pouvez retrouver en cliquant sur ce lien.

 

Je vais simplement vous dire que la tarte flambée cuite au feu de bois, où tout est maison, est à tomber. Si vous cherchez à déguster les meilleures tartes flambées de toute l'Alsace et la Lorraine réunies ("flamms" pour nous!), c'est ici que vous les trouverez! Et si toutes les flamms sont délicieuses, je vous recommande particulièrement leurs flamms au munster. Je parie tout ce que j'ai que vous n'en ressortirez pas indemnes, et quel que soit le plat choisi, en fait!

 

Mais le steack sauce au poivre, les frites, les profiteroles au chocolat, etc... TOUT est dé-li-cieux... et toujours maison (oui oui, même la chantilly!)! Notez que les portions de cette cuisine simple et familiale sont à l'image de tout ce qui fait Le Caveau: c'est généreux!

 

La carte est petite, mais c'est assez. Il y a là l'essentiel des spécialités alsaciennes, faites avec amour et passion (ça se sent et c'est très important, du moins pour moi. Une cuisine sans âme n'est rien). De toute façon, je me méfie toujours des cartes à rallonge.

 

Du côté des vins, là encore c'est un sans-faute. Le pinot noir? Il glisse tout seul, il est divin!

 

En prime, le sourire, l'amabilité et la simplicité du personnel ajoutent à l'envie d'y revenir encore et encore. Petit détail, mais qui a son importance quand on a faim: le service est vraiment rapide et efficace.

 

Comme le souligne Monsieur Pudlowski, n'oubliez pas d'aller faire un tour au petit coin à un moment ou à un autre de votre soirée au Caveau. Vous y passerez là aussi un excellent moment plein d'humour, je vous le garantis!

 

En famille ou entre amis, en amoureux également c'est évident, c'est vraiment l'endroit incontournable si vous souhaitez passer un bon moment, tant gustativement que visuellement et humainement, pour oublier vos soucis le temps de quelques heures.

 

Essayer Le Caveau, c'est l'adopter définitivement!


25/08/2018
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Faites du yoga, soyez une diva!

En cliquant sur ce lien, retrouvez mon article sur le yoga. Plus précisément l'entreprise d'une femme qui partage sa passion d'un yoga conçu par et pour les femmes. Avec un petit truc en plus...!


31/07/2018
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Indochine en concert exceptionnel en plein air: la vie est belle à Nancy

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La seule question que je me pose à cette heure tardive de la nuit (ou  cette heure matinale, c'est selon!), c'est celle-ci: mais où s'arrêtera donc Indochine?! La force du groupe, c'est la création, l'inventivité, l'originalité, le goût du challenge, sans doute aussi un peu du risque, et ils l'ont encore prouvé ce soir. Ces mecs-là sont complètement fous, qu'on se le dise! Faire aussi grand, aussi dingue en respectant le public via des moyens mis sur la visibilité sur scène et un prix des places qui permet à chacun de venir, si ça ce n'est pas du respect du public, je m'en vais manger un balai avec ses poils!

 

En ce Samedi 23 Juin 2018, après avoir découvert le 13 Tour le 25 Mai dernier, je viens encore de vivre, avec plus de 20 000 personnes, un moment de communion unique et sincère. Toujours plus haut, toujours plus fort! Un (début d') été parfait, pourrait-on dire!

 

Alors que ce jour était également l'occasion de retrouvailles avec une camarade de Maternelle, nous arrivons  vers 16h. Après quelques heures d'attente que nous n'aurons pas eu de mal à surmonter, pipelettes que nous sommes, il y a l'incontournable fouille. Puis nous voilà à l'intérieur de ce bel amphithéâtre en forme de guitare. Cet amphithéâtre qui grouille déjà et ne demande qu'à grouiller toujours plus. Nous y avons trouvé deux super places assises pas trop loin de la scène, bien en face. Derrière nous au loin, sur les hauteurs derrière les gradins, au fond d'un espace tapissé de gazon en bordure de forêt, des militaires solidement armés sont présents, accompagnés de leurs chiens. C'est à la fois rassurant mais pas tant que ça finalement...

 

Le premier groupe, Dream Wife est annoncé pour 19h40. HollySiz quant à elle, est annoncée pour 20h50. Enfin, il nous faudra patienter jusqu'à 22h pour tout donner avec nos boys. Une légère déception pour nous mais après tout, on s'en accommodera!

 

Manger, boire, discuter, rire... A force, on y est arrivé... ou presque! Je passerai sur le premier groupe, Dream Wife. Du bruit sans queue ni tête que nous ne demandions qu'à faire cesser.

 

Avec HollySiz, même si ce n'est pas transcendant, c'est déjà bien plus audible et elle a le mérite de diffuser une énergie communicative. Quoi de mieux pour préparer le terrain?!

 

Soudain... les voilà... EN-FIN! Beau et gros son, vidéos, belles couleurs. Dès le premier titre, nous sommes plongés à nouveau dans cet univers que nous aimons tant, entre technologie, spiritualité, sensualité, douce rêverie et dure réalité...

 

Très vite arrive une petite surprise dont le groupe a le secret: un lâcher de centaines de ballons multicolores s'envolent dans le ciel couchant. C'est joli, surprenant, émouvant.

 

Suivront au fil des chansons des confettis de couleurs, des serpentins blancs, des geysers de feux d'artifice. C'est un vrai festival, tant pour les yeux que pour les oreilles, un véritable ravissement!

 

Côté chansons, Indochine a (encore et toujours!) gâté le public: outre quelques titres du dernier album, nous avons bien sûr eu droit aux classiques qui ont fait le succès du groupe. Mais surtout, j'ai vraiment apprécié que des titres rarement, voire jamais joués sur scène, souvent anciens, aient été intégrés à cette exceptionnelle set list. Avec ces titres, les uns retrouvaient leur jeunesse pendant que d'autres les découvraient à peine, sans doute... Moi qui écoutaient ces titres sur CD, ça n'a rien à voir. Ils leur ont vraiment donné une autre dimension.

 

Voulez-vous d'autres surprises?! Ça tombe bien, il semblerait que Nicola Sirkis et sa bande en soient venus les poches pleines!... Il semble heureux. Si heureux qu'il entame un bain de foule. Je regrette simplement que certains fans puissent parfois l'empoigner un peu trop violemment et ne pensent pas au fait qu'ils puissent le blesser ou le gêner dans sa progression comme ce fut le cas ce soir...

 

Asia Argento déboule sur scène, "arrivée de Rome cet après-midi" précise Nicola. Je suis subjuguée par sa beauté. Bien sûr je l'avais déjà vue. Mais là, devant moi, "en vrai", elle est juste sublime. L'occasion de sa venue permettra à Nicola de glisser quelques messages comme il sait faire et qu'il réitèrera à quelques reprises.

 

Les invités se succèdent et, à l'occasion de l'anniversaire de Nicola le 22 Juin, nous lui avons chanté un "Joyeux anniversaire" qui n'aura pas manqué d'émouvoir notre sensible Artiste, qui le sera à plusieurs reprises. Suivi d'une réaction à la fois touchante et drôle lorsqu'il découvre une immense banderole qui lui est dédiée: "Oh putain la banderole! Oh la la! Je ne sais plus quoi dire!". C'est maintenant à Lou, la fille de Stéphane, de venir poser quelques riffs de guitare avec son oncle et sa bande sur le toujours très émouvant "Electrastar".

 

HollySiz is back! Et la jeune femme de revenir pour interpréter un titre en duo avec Nicola.

 

Les titres s'enchaineront jusqu'au bout sans discontinuer. Si certains m'auront fait bouger, d'autres sont toujours l'occasion de ressentir cette boule d'émotion dans ma gorge avant que les larmes ne me montent aux yeux.

 

Après 2h30 d'un show époustouflant (mais qu'on me cite une seule fois où ça ne l'a pas été!) où nos Artistes auront tout donné, nous auront tout fait faire, il a bien fallu se résoudre à partir... Alors que nous étions prêtes, voilà que le ciel de nuit s'illumine soudainement d'un beau feu d'artifice qui éclate joyeusement au son du légendaire "Life on Mars" de David Bowie.

 

A chaque fois je me laisse prendre par l'émotion sur des titres qui me parlent. Tout comme à chaque fois l'émotion me prend quand je constate qu'Indochine peut jouer devant n'importe quel public, aussi grand soit-il, j'aurai toujours l'impression qu'ils joueront pour moi, juste au coin de mon oreille, dans un tout petit espace. C'est assez incroyable, un certain pouvoir inexplicable.

 

Indochine semble aimer la Lorraine et la Lorraine le leur rend bien! Oli devait être heureux lui aussi de jouer à domicile.

 

Ce soir, avec le groupe, ses invités et ses cadeaux qu'ils nous ont offerts, "nous étions libres, forts comme des rois." Car Indochine ne livre pas de show, de concert. Non, c'est bien plus que ça. Indochine livre à chaque fois une nouvelle expérience, unique, forte, dans laquelle on plonge instantanément, sans se poser de questions. Nous sommes peut-être un "putain d'public", mais vous êtes, c'est certain, un "putain d'groupe! Respect!". Indochine, c'est le synonyme même de la liberté. Liberté d'être, de faire, de dire, de penser.

 

Je ne sais pas trop quoi vous raconter d'autres... Il y a sûrement des choses que j'ai oubliées. Vous connaissez ce sentiment qui fait que vous avez à la fois envie de tout dire mais en même temps envie de garder des choses pour vous? J'ai ramassé un confetti, je suis allée au merchandising, je suis rentrée et me voilà encore devant mon écran, incapable de me coucher, car trop excitée. J'ai mal à la gorge aussi. Je crois qu'en plus d'avoir beaucoup gueulé, j'ai pris froid. Mais dans quelques jours, cela sera oublié, contrairement à tout le reste.

 

Je n'ai qu'une envie pour l'instant: que ça recommence. VITE! Je vais devoir patienter jusqu'au 21 Décembre 2018, date à laquelle ils repasseront au Galaxie d'Amnéville pour clore leur tournée. "Juste envie d'aller (re)faire un tour au Paradis..."


24/06/2018
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Indochine et son 13 Tour: décollage immédiat vers ailleurs

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4 ans se sont écoulés depuis le dernier concert qu'Indochine avait donné dans le cadre du Black City Tour, au Stade de France. Et voilà qu'après la sortie de leur nouvel album en Septembre 2017 ils sont enfin de retour en Lorraine!

 

Je n'avais rien voulu voir ni lire au sujet de ce qui m'attendrait pour ce grand jour, que j'ai décidé de partager avec un de mes meilleurs amis. Je m'attendais à du grand Indochine, et tout a dépassé mes espérances...

 

C'est en covoiturage avec deux admiratrices super (comme quoi, tous les aficionados ne sont pas à mettre dans un même sac!) que nous sommes arrivés sur le lieu d'une soirée qui promettait d'être inoubliable.

 

Nous nous quittons pour nous installer à nos places. Mon ami et moi n'étions pas particulièrement pressés puisque nous attendait le carré PMR, qu'on pourrait apparenter pour l'occasion à la Zone 13 des personnes en situation de handicap! Comme toujours, cet espace a un peu des allures de parc à bestiaux mais bon, on y est bien, la visibilité est top, pas trop loin de la scène. On ne va pas se plaindre, il y a pire.

 

Bien installés et après une longue attente que nous comblons joyeusement en décorant les barreaux de cet espace de ballons aux couleurs d'"Un été français" avec d'autres admirateurs, la première partie démarre. Grand Blanc, groupe messin, ne marquera pas mon esprit. Bien au contraire, il en laissera un, de grand blanc. Comme souvent en ce qui concerne les premières parties, je n'ai pas aimé du tout, assimilant plutôt cette musique à du bruit tous azimuts et sans queue ni tête.

 

Mais ça y est, les choses sérieuses commencent. La soucoupe au-dessus de nos têtes me bluffe déjà. Dès les premières secondes je suis instantanément ailleurs. J'ai décollé du sol, mon esprit divague au milieu de l'Univers. Je n'en dévoilerai pas plus pour garder intacte la découverte pour ceux qui n'auraient pas encore assisté au show.

 

Le Galaxie d'Amnéville, littéralement surchauffé et dans une ambiance de feu dès le décollage, n'aura jamais aussi bien porté son nom que ce soir!

 

Très vite mon esprit se perd et je me retrouve happée dans cette machine, dans un état second. Je n'ai plus aucun repère. Je n'ai plus qu'à me laisser guider par un Nicola plus en forme que jamais malgré une attelle qu'il porte consécutivement à une tendinite. Mais il ne laisse rien paraitre, se déhanche (à presque 59 ans, quel déhanché il a!), plaisante, s'exprime, blague. Il a chanté comme jamais il n'avait chanté jusque-là. Les boys aussi sont très en forme. Ils sont heureux, ça se voit. Pour la dernière date de cette première vague, ils ont semble-t-il décidé de tout donner sans jamais faiblir ni montrer leur fatigue qui pourtant, à n'en pas douter, doit être présente après toutes ces dates enchaînées.

 

J'attendais certaines chansons avec impatience et je les ai eues! "Alice & June" manque toujours de me faire succomber, tant je sens mon rythme cardiaque s'accélérer dès les premières notes. Une sorte d'ivresse me prend à chaque fois et j'aime tellement ça que je ne lutte même pas. C'est au tour de "La vie est belle" de venir nous enchanter. Je n'ai pas pu retenir mes larmes. Elle est magnifique et si pleine de sens pour moi. Plus tard il y aura "Karma Girls", une des plus belles chansons jamais écrite sur l'amitié. Et d'ailleurs, au niveau visuel, c'est cette chanson que j'ai préférée. L'illustration qui l'accompagnait était si belle. Je réussis à filmer "Alice & June", avant que mon appareil photo ne me lâche en plein milieu de "La vie est belle"... Je me maudis de ne pas avoir pensé à recharger la batterie!

 

Entre ces titres, je hurle, j'applaudis à tout rompre, je chante à pleins poumons, je pousse des cris... à rendre jalouse une marmotte en rut!!!! Mes yeux ne savent plus où se poser. Le spectacle est aussi visuel que sonore, avec toutes ces belles lumières qui jaillissent de partout comme d'incessants geysers, ces images qui habillent parfaitement chaque chanson et ces sons qui pénètrent en moi par tous les pores de ma peau dont pas un seul centimètre carré n'est épargné par les frissons. Des ballons géants, des confettis pleuvent à plusieurs reprises sur un public filmé. Les visages émerveillés, heureux et émus passent sans cesse sur écran géant.

 

Mais Indochine ne serait pas Indochine sans quelques messages savamment placés sur le thème des violences faites aux femmes, le droit d'aimer qui l'on souhaite...

 

Lorsqu'on parle d'Indochine, on parle d'une véritable relation d'amour que Nicola entretient avec son public. Comme à chaque concert, si ce n'est plus encore cette fois, nous avons eu mille fois l'occasion de vérifier ça. Nicola se plait à aller au contact des gens. Une main tendue par ici, une bise donnée par là, un regard accroché au hasard de sa progression vers les gradins.

 

Bien sûr, comme sur chaque album et à chaque concert, il chantera, de façon plus intimiste et moins électrique, une chanson pour Stéphane, ce grand absent que personne ne peut oublier... C'est toujours le moment émouvant du spectacle et Nicola ne cache pas cette émotion qui va si bien au grand timide pudique qu'il est. Autre moment émouvant, lorsque Nicola nous laissera chanter "J'ai demandé à la lune" quasiment seuls, avec les lampes de poche de nos smartphones qui donneront une impression de ciel étoilé.

 

A différents moments, il n'aura de cesse de nous remercier, son public, avec des mots et des phrases que désormais nous connaissons tous: "Putain de concert, putain de public! Merci beaucoup Amnéville!". Et de créer l'euphorie pour maintenir la fièvre et relancer la ferveur collective avec ses non moins célèbres "Soooooo!... Shayyyyyyyyy!".

 

"Je ne peux pas croire que dans cette salle, du plus jeune au plus âgé, vous connaissiez absolument tous les titres!". C'est par ces mots qu'il lance la partie des grands classiques qui ont fait le succès indochinois et qui font toujours autant mouche.

 

Après près de 2h30 de show, ils saluent, applaudissent, adressent quelques signes de la main, le sourire accroché aux lèvres. Puis ils disparaissent...

 

C'est déjà fini... Je suis sonnée, abasourdie par ce que je viens de voir et d'entendre. Je n'arrive pas à redescendre. Même en écrivant ces mots pour vous j'y suis encore. En fait je crois bien que je n'ai pas envie du tout de redescendre. Ni de dormir d'ailleurs. Le temps de ramasser quelques confettis pour garder un souvenir de cette magie, et il est temps de rentrer. Ma voix est flinguée!...

 

Heureusement, le 23 Juin 2018 à Nancy arrive à grands pas. Ce concert unique en plein air, où des surprises sont annoncées, promet lui aussi d'être unique et inoubliable. Mais de toute manière, comment pourrait-il en être autrement?...

 

S'il était clair que ce nouvel album s'avère être le meilleur de leur longue carrière, il est désormais certain que ce show restera dans les mémoires comme le plus spectaculaire. Tout y est parfait. Par ailleurs je ne connais pas un groupe français qui, après avoir courageusement traversé les tempêtes, soit à ce jour capable de soulever ainsi une salle de plus de 12 000 personnes et qui ait autant de respect et d'amour pour son public, que ce soit dans la manière de s'adresser à nous ou dans le prix raisonnable des places qui, au regard de la prestation livrée, n'est vraiment pas une arnaque. Indochine est le plus grand groupe de rock français, point barre!

 

Comme il est souvent répété, "Indochine ça ne se raconte pas, ça se vit". J'ai donc essayé de vous raconter modestement pour vous faire vivre les choses. J'espère y être un peu parvenu, même si ça ne remplacera jamais la réalité du moment... Étourdissant, magique, émouvant, explosif, fou... Les mots manquent...


26/05/2018
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Pour l'Amor Fati de Bertrand Cantat

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4 Ans... 4 ans que j'attendais de retrouver sur scène Bertrand Cantat et ses musiciens depuis les deux précédents concerts de Détroit auxquels j'avais eu la chance d'assister. Et bordel, c'est long 4 ans! Mais après la sortie en Décembre de son nouvel album intitulé "Amor Fati", et un report du concert dû à des problèmes de santé de notre Bertrand, ça y est, ENFIN, cette soirée du 19 Mai 2018 tant attendue est arrivée!

 

J'aime bien les concerts. C'est toujours pour moi l'occasion de rencontrer de nouvelles personnes et de créer du lien, pour une soirée ou au-delà. Ce fut le cas hier soir puisque pour me rendre à Nancy j'ai covoituré avec une belle bande, que je tiens ici à remercier, tant pour m'avoir véhiculée que pour la bonne humeur qu'ils m'ont insufflée! Je remercie aussi les autres personnes qui s'étaient manifestées suite à mon appel d'ailleurs.

 

Je craignais, après les récents événements, de trouver sur place un groupe de féminazies déchainées mais non, personne! Juste des amateurs de bonne musique, des gens heureux de venir applaudir un des plus grands poètes du rock français. Je suis surprise et contente de voir des femmes, des hommes, des jeunes, des vieux... et des enfants aussi!

 

Pour ma part, j'ai pris place à l'avant de la scène, à côté des barrières, bien assise sur ma chaise avec une vue imprenable sur la scène. Un peu comme dans mon salon! Là aussi il me faut remercier la salle de L'Autre Canal, non seulement pour avoir eu le courage de maintenir Bertrand Cantat dans leur programmation, mais également pour l'organisation mise en place pour les personnes à mobilité réduite. C'est la troisième fois que je viens et je n'ai jamais été déçue. J'y ai toujours été très bien accueillie, considérée avec égard. Ce n'est pas le cas partout. Beaucoup de salles relèguent les personnes en situation de handicap dans un coin de salle où la visibilité sur la scène est quasi nulle.

 

Le spectacle a commencé avec la première partie assurée par le duo mixte Belfour. Il faut avoir du courage pour assurer une première partie, en sachant que le public ne vous attend pas, que ce n'est pas pour vous qu'il est présent. A ce titre, j'ai beaucoup de respect pour ceux qui s'y collent. J'avoue volontiers que je ne pourrais pas. Malheureusement, peu de premières parties trouvent grâce à mes yeux lorsque je vais voir un concert, et ce duo n'a pas fait exception à la règle. Si je reconnais que la chanteuse a une belle voix et de l'énergie à revendre, j'ai trouvé l'ensemble assez répétitif et je me suis vite lassée...

 

C'est dans une salle surchauffée, remontée à bloc et impatiente qu'apparait le poète. En route pour la joie! Je suis contente parce que d'emblée je le sens en forme. La voix est en place, il est physiquement impeccable.

 

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(Crédits photo: collection personnelle)

 

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(Crédits photo: Delphine Meyer, pour le groupe Facebook officiel "Bertrand Cantat - LE FORUM".

Il manque juste les titres 18 et 19, à savoir "Marlène" et "Comme elle vient")

 

Je trouve même qu'il est encore plus en forme qu'auparavant. Je retrouve la générosité, l'humour et le sourire de celui qui avait guéri quelques blessures, alors que je n'étais encore qu'une adolescente de 16 ans à l'époque. Chaque titre de Noir Désir qu'il chante m'y renvoie instantanément...

 

D'ailleurs, si jusque-là l'ambiance était relativement calme, il a suffit d'un "Tostaky" pour mettre tout le monde d'accord et soulever toute une salle pleine à craquer! J'ai eu mon petit moment à moi, comme à chaque fois que résonnent les premières notes de "Lost", comme cela a été le cas hier. J'ai juste le petit regret de ne pas avoir eu mon autre préférence "A ton étoile". Mais à partir de là, l'ambiance sera encore plus chaude et la température ne redescendra plus.

 

Alors que sur le dernier album certains titres, à l'image d'"Amor Fati" (une de mes préférences!), fonctionnent plus que très bien en live et réveillent les foules, je trouve toujours dingue la ferveur et l'énergie que soulèvent dans la salle les titres de Noir Désir. Ça m'émeut à chaque fois.

 

Quant à moi, lorsque les premières notes de "L'homme pressé" se font entendre, je crains que mon cœur me lâche, tant je m’époumone, assise sur ma chaise à gesticuler, n'osant pas me lever, de peur de gêner les personnes assises derrière moi et qui ne pouvaient malheureusement pas faire pareil que moi.

 

Et puis les deux derniers titres pointent le bout de leur nez, pour arriver à "Comme elle vient", en acoustique, joué sur le devant de la scène. J'adore toujours autant cette version. Je trouve qu'elle finit bien le concert avec la reprise en chœur et en boucle par le public qui scande "Comme elle vient, encore et encore...". C'est un des moments où l'on ressent le mieux la complicité et le respect qu'ils ont tous pour le public devant eux. Je les sens émus, voire impressionnés, comme si c'était la première fois.

 

Dans les toutes dernières minutes, alors que j'applaudis à tout rompre, je m'aperçois qu'à côté de moi est assis un petit garçon, casque anti bruit vissé sur ses oreilles. Émerveillé, il reçoit bisous et baguettes. Je me dis que ça lui fera de chouettes souvenirs pour l'avenir...

 

Et moi, alors que pendant tout le concert Pascal Humbert me regardait en souriant, étant à ses pieds (sans doute a-t-il été amusé par ma fougue!), il se penche vers moi pour me serrer la main, avant que Bertrand ne fasse pareil avec une poignée de main aussi franche! Là, c'est un vieux réflexe d'ado prépubère qui me vient soudainement! Je me consterne moi-même en pensant: "Je ne me laverai pas la main ce soir!"! Heureusement chers lecteurs rêveurs, j'ai grandi!

 

Je repars en faisant un tour par le stand de merch', avec, comme d'habitude, des sons et des images en tête, en espérant pouvoir encore faire un concert sur cette tournée, si d'aventure ils repassaient sur Metz ou Nancy. En espérant tout simplement que cette tournée ne soit pas la dernière...


20/05/2018
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