jolismots-et-doucesnotes

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Pour l'Amor Fati de Bertrand Cantat

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4 Ans... 4 ans que j'attendais de retrouver sur scène Bertrand Cantat et ses musiciens depuis les deux précédents concerts de Détroit auxquels j'avais eu la chance d'assister. Et bordel, c'est long 4 ans! Mais après la sortie en Décembre de son nouvel album intitulé "Amor Fati", et un report de concert dû à des problèmes de santé de notre Bertrand, ça y est, ENFIN, cette soirée du 19 Mai 2018 tant attendue est arrivée!

 

J'aime bien les concerts. C'est toujours pour moi l'occasion de rencontrer de nouvelles personnes et de créer du lien, pour une soirée ou au-delà. Ce fut le cas hier soir puisque pour me rendre à Nancy j'ai covoituré avec une belle bande, que je tiens ici à remercier, tant pour m'avoir véhiculé que pour la bonne humeur qu'ils m'ont insufflé! Je remercie aussi les autres personnes qui s'étaient manifestées suite à mon appel d'ailleurs.

 

Je craignais, après les récents événements, de trouver sur place un groupe de féminazies déchainées mais non, personne! Juste des amateurs de bonne musique, des gens heureux de venir applaudir un des plus grands poètes du rock français. Je suis surprise et contente de voir des femmes, des hommes, des jeunes, des vieux... et des enfants aussi!

 

Pour ma part, j'ai pris place à l'avant de la scène, à côté des barrières, bien assise sur ma chaise avec une vue imprenable sur la scène. Un peu comme dans mon salon! Là aussi il me faut remercier la salle de L'Autre Canal, non seulement pour avoir eu le courage de maintenir Bertrand Cantat dans leur programmation, mais également pour l'organisation mise en place pour les personnes à mobilité réduite. C'est la troisième fois que je viens et je n'ai jamais été déçue. J'y ai toujours été très bien accueillie, considérée avec égard. Ce n'est pas le cas partout. Beaucoup de salles relèguent les personnes en situation de handicap dans un coin de salle où la visibilité sur la scène est quasi nulle.

 

Le spectacle a commencé avec la première partie assurée par le duo mixte Belfour. Il faut avoir du courage pour assurer une première partie, en sachant que le public ne vous attend pas, que ce n'est pas pour vous qu'il est présent. A ce titre, j'ai beaucoup de respect pour ceux qui s'y collent. J'avoue volontiers que je ne pourrais pas. Malheureusement, peu de premières parties trouvent grâce à mes yeux lorsque je vais voir un concert, et ce duo n'a pas fait exception à la règle. Si je reconnais que la chanteuse a une belle voix et de l'énergie à revendre, j'ai trouvé l'ensemble assez répétitif et je me suis vite lassée...

 

C'est dans une salle surchauffée, remontée à bloc et impatiente qu'apparait le poète. En route pour la joie! Je suis contente parce que d'emblée je le sens en forme. La voix est en place, il est physiquement impeccable.

 

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(Crédits photo: collection personnelle)

 

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(Crédits photo: Delphine Meyer, pour le groupe Facebook officiel "Bertrand Cantat - LE FORUM".

Il manque juste les titres 18 et 19, à savoir "Marlène" et "Comme elle vient")

 

Je trouve même qu'il est encore plus en forme qu'auparavant. Je retrouve la générosité, l'humour et le sourire de celui qui avait guéri quelques blessures, alors que je n'étais encore qu'une adolescente de 16 ans à l'époque. Chaque titre de Noir Désir qu'il chante m'y renvoie instantanément...

 

D'ailleurs, si jusque-là l'ambiance était relativement calme, il a suffit d'un "Tostaky" pour mettre tout le monde d'accord et soulever toute une salle pleine à craquer! J'ai eu mon petit moment à moi, comme à chaque fois que résonnent les premières notes de "Lost", comme cela a été le cas hier. J'ai juste le petit regret de ne pas avoir eu mon autre préférence "A ton étoile". Mais à partir de là, l'ambiance sera encore plus chaude et la température ne redescendra plus.

 

Alors que sur le dernier album certains titres, à l'image d'"Amor Fati" (une de mes préférences!), fonctionnent plus que très bien en live et réveillent les foules, je trouve toujours dingue la ferveur et l'énergie que soulèvent dans la salle les titres de Noir Désir. Ça m'émeut à chaque fois.

 

Quant à moi, lorsque les premières notes de "L'homme pressé" se font entendre, je crains que mon cœur me lâche, tant je m’époumone, assise sur ma chaise à gesticuler, n'osant pas me lever, de peur de gêner les personnes assises derrière moi et qui ne pouvaient malheureusement pas faire pareil que moi.

 

Et puis les deux derniers titres pointent le bout de leur nez, pour arriver à "Comme elle vient", en acoustique, joué sur le devant de la scène. J'adore toujours autant cette version. Je trouve qu'elle finit bien le concert avec la reprise en chœur et en boucle qui scande "Comme elle vient, encore et encore...". C'est un des moments où l'on ressent le mieux la complicité et le respect qu'ils ont tous pour le public devant eux. Je les sens émus, voire impressionnés, comme si c'était la première fois.

 

Dans les toutes dernières minutes, alors que j'applaudis à tout rompre, je m'aperçois qu'à côté de moi est assis un petit garçon, casque anti bruit vissé sur ses oreilles. Émerveillé, il reçoit bisous et baguettes. Je me dis que ça lui fera de chouettes souvenirs pour l'avenir...

 

Et moi, alors que pendant tout le concert Pascal Humbert me regardait en souriant, étant à ses pieds (sans doute a-t-il été amusé par ma fougue!), il se penche vers moi pour me serrer la main, avant que Bertrand ne fasse pareil! Le moins que je puisse en dire, c'est qu'il a la poignée de main franche! Ma main droite s'en souviendra! Là, c'est un vieux réflexe d'ado prépubère qui me vient soudainement! Je me consterne moi-même en pensant: "Je ne me laverai pas la main ce soir!"! Heureusement chers lecteurs rêveurs, j'ai grandi!

 

Je repars en faisant un tour par le stand de merch', avec, comme d'habitude, des sons et des images en tête, en espérant pouvoir encore faire un concert sur cette tournée, si d'aventure ils repassaient sur Metz ou Nancy. En espérant tout simplement que cette tournée ne soit pas la dernière...


20/05/2018
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La release party de Dom Colmé... c'était chanmé!

 

 

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Pour bien commencer un sacré week-end, quoi de mieux que d'aller soutenir une personne qu'on apprécie? Raison de plus pour moi d'y aller: Dom Colmé se fait rare en Lorraine. Il fallait donc absolument sauté sur l'occasion! C'est ainsi que je me suis rendue Vendredi soir, le 18 Mai 2018, à l'Aérogare - Station Lothaire, nouveau lieu culturel du quartier du Sablon à Metz. C'est ici que Dom Colmé avait choisi de faire sa release party pour la sortie de son album intitulé "Dans les cordes".

 

Mais c'était surtout pour moi un prétexte pour y retrouver des personnes que je connais bien et que j'apprécie, parfois fortuitement, autour d'un verre. Pour concrétiser des contacts virtuels de longue date aussi, qui signent une belle complicité à venir.

 

C'est avec plaisir aussi que j'ai retrouvé les propriétaires de ce joli lieu. Les locaux qui accueillaient auparavant le Crid'art se sont transformés en salle de concert - bar assez atypique. A l'intérieur, c'est une ambiance chaude et convivial qui y règne. On y voit des sourires sur tous les visages, des sons arrivent de partout. Côté déco, j'ai vraiment beaucoup aimé l'esprit garage vintage, très industriel. A l'extérieur, c'est une belle et immense terrasse qui s'étend et qui donne des allures de guinguette. Vraiment, je vous invite à y aller, Isabelle et Hervé vous accueilleront avec toute la poésie et la gentillesse qui les caractérisent. D'autant que c'est un lieu où l'on peut tout à fait discuter sans être parasité par une musique trop forte qui recouvrirait tout, comme c'est trop souvent le cas. Ici, pas de problème, c'est savamment dosé!

 

Je retrouve Dom Colmé tout sourire, visiblement très heureux et fier d'être là. En première partie, sur la petite scène, c'est Audrey Guita qui présente ses chansons. J'en avais beaucoup entendu parlé et j'ai apprécié ce moment.

 

Puis c'est au tour de Dom Colmé d'entrer sur la grande scène, accompagné de sa fidèle bande de musiciens: Gonzo à la batterie, Stéphane Glanois à la basse, et Jean Wende au clavier. C'est un set à la fois très intimiste, plein d'énergie et généreux qu'ils ont offert à un public conquis. Mention spéciale à Jean Wende d'ailleurs, que j'ai trouvé absolument exceptionnel. J'ai été impressionnée. Ils ont égrainé ensemble les titres de ce nouvel album, ainsi que les titres des précédents EP. Un son impeccable et une belle énergie, comme toujours, pour une formule qui fonctionne à merveille et ne faiblit pas.

 

Après le concert, le temps de passer des uns aux autres pour discuter un peu et je suis rentrée le cœur léger! En me disant qu'il va falloir que je me rende là un peu plus souvent et en espérant revoir Dom Colmé bientôt...

 

Si vous ne connaissez ni ce lieu, ni cet Artiste, alors il va vous falloir découvrir tout ça vite! Promis, faites-moi confiance, vous allez adorer!


20/05/2018
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Mon identité LaplisiTol

Pour en savoir plus, osez donc cliquer sur ce lien: http://laplisitol.com/webzine/fr/auteur/eve-diamant/


24/04/2018
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Le retour de l'homme-soleil

 

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Mesdames, messieurs, je vous invite à être hautement attentifs à ce qui va suivre!

 

C'est un article important puisque je vais vous parler d'un Artiste du cru que j'affectionne particulièrement. Sans doute que si vous me suivez depuis un certain temps, vous avez déjà lu l'interview que j'avais réalisée en Décembre 2012 ou bien cet article réalisé encore quelques mois plus tôt.

 

Voilà déjà 7 ans que je suis Dom Colmé. Ce n'est pourtant pas mon habitude que de suivre un Artiste local. Mais dès le début avec lui ce fut spécial. Vous l'avez certainement lu, j'ai beaucoup de respect non seulement pour l'homme, mais aussi pour l'Artiste. J'ai tout de suite senti chez lui un je-ne-sais-quoi de plus que les autres. Alors de soirées concerts en nouvelles chansons et discussions, je me suis très vite dit que soutenir ses créations ne pouvait être qu'un geste logique.

 

Aujourd'hui, celui qui a foulé les scènes des plus grands festivals et fait les premières parties des plus prestigieux Artistes de notre Hexagone, revient sur le devant de la scène avec un nouvel album intitulé "Dans les cordes", financé notamment avec succès grâce à la générosité de ceux qui croient en lui, via la plateforme Ulule.

 

Ce nouvel opus, conçu comme un voyage, donne à écouter un bel ensemble cohérent, aérien de 10 nouveaux titres. Il y explore de sa voix enveloppante et avec toute sa sensibilité et sa fragilité, son indéfectible poésie et sa chaleur en bandoulière, l'intime, l'amour, les relations humaines et amoureuses. L'électricité des sentiments et les doutes, les douleurs, la solitude, les regrets se mêlent à l'apaisement et à la tendresse, notamment celle d'un père. Bien sûr, il y a toujours au centre de tout la notion de liberté, qui lui est si chère.

 

Un travail de très belle qualité qui est aussi le fait de l'équipe dont il a su s'entourer, à savoir les fidèles: avec une grande équipe qui constitue les chœurs, Patrice "Gonzo" Hue est aux percussions, Stéphane Glanois à la basse, Thierry Reichmuth aux guitares et ukulélé, Julien Lebart (par ailleurs fidèle de l'équipe de Cali) aux claviers, piano et orgues, ainsi qu'à l'enregistrement, au mixage et à la réalisation. François Miniconi est aux congas. On retrouve l'expérience de Jean-Pascal Boffo au mastering. Pour les paroles, il s'est entouré, entre autres, de deux fidèles également que sont Gilles Thiam et Jean Wende, ainsi que Marie Demesmay. Quant à l'artwork très classe et sobre en noir et blanc, signé Jean-François Mougenot, Lo Zang à l'infographie, pouvait-il y avoir plus bel écrin pour renfermer ces nouvelles pépites intimes?!

 

Du côté des sonorités, l'ambiance est globalement plus au blues et à la soul, à la folk par touches aussi, qu'à l'ensoleillé sautillement funky auquel on pouvait avoir l'habitude dans ses précédentes créations. Pour les initiés, on est plus proche de titres comme "Terrain d'ébène" que de "J'irai". Donc on chaloupe plus qu'on ne saute et c'est très bien ainsi! Dom Colmé joue cette fois sur et "dans les cordes" sensibles sur tous les plans! Par la même occasion, il confirme ici son statut de "passeur d'émotions".

 

En ce qui concerne mes préférences, elles vont à des titres comme "Parenthèse-moi", "Extralucide" ou encore "A l'étroit", même si finalement tous me plaisent tels qu'ils sont.

 

Vous voulez un aperçu?! Voici donc un petit teaser bien comme il faut!

 

Pour fêter ce retour et apprécier au mieux son travail, un concert aura lieu le 18 Mai 2018 à Metz, à l'Aérogare. Si vous souhaitez en savoir plus, rendez-vous sur la page Facebook de l'événement. Mais vous pouvez aussi, et je vous y encourage si ce n'est pas déjà fait, vous rendre sur la page Facebook ou encore le site officiel de Dom Colmé.

 

Je constate pour ma part que l'envoûtement perdure, année après année, pour mon plus grand bonheur! Celui-là même que j'ai souhaité vous faire partager avec ces quelques mots...

 

Parce que l'été approchant, c'est le genre d'album rafraîchissant qu'on se voit parfaitement bien écouter allongé sur un transat, en sirotant un cocktail bien frais!


21/04/2018
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L'éloge de la beauté selon David Foenkinos

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J'écris cette chronique comme à mon habitude après 22h, alors que je viens tout juste de refermer "Vers la beauté", le dernier roman de David Foenkinos, sorti le 22 Mars 2018. Un nouveau roman de David Foenkinos, c'est toujours un événement que j'attends avec une impatience toute unique.

 

Je vous le confesse sans honte, j'avais eu, pour la première fois depuis son premier roman, bien du mal à me plonger dans son précédent, "Le mystère Henri Pick". Lasse, j'avais capitulé en plein milieu, alors que je m'étais efforcée de l'atteindre. Ce sont des choses qui arrivent et c'est juste une affaire de goût.

 

Cette fois, la donne est totalement différente. Ce n'est pas un roman, c'est au-delà, de l'ordre du chef-d’œuvre. Un véritable coup de cœur, le même que j'avais eu pour "Charlotte", autre chef-d’œuvre absolu, pour d'autres raisons.

 

Si vous êtes habitués de sa plume particulière et reconnaissable entre mille, que vous avez en votre possession ce dernier-né et que vous ne l'avez pas encore lu, vous allez une fois de plus vous régaler. Si c'est la première fois que vous lisez cet auteur, vous allez devenir accro.

 

Pour moi c'est la plus belle histoire jamais écrite jusque-là dans sa bibliographie. Du premier au dernier mot, on ne peut tout simplement pas lâcher ce livre.

 

Il est difficile d'en dire assez pour donner envie aux autres de le lire sans tout de suite risquer d'en dire trop et gâcher le plaisir.

 

Mais je peux néanmoins dire qu'on se retrouve embarqué au cœur de l'histoire trouble de l'étrange Antoine Duris, professeur aux Beaux-Arts de Lyon, passionné par Modigliani. Empêtré dans sa relation de couple qui s'éteint, on comprend néanmoins mal la réaction de ce passionné d'art, Maître de Conférence apprécié de tous, lorsqu'il décide de tout quitter du jour au lendemain pour un modeste emploi de gardien de salle au musée d'Orsay, à Paris.

 

Certes on saisit vite son envie, voire son besoin vital de se faire oublier, mais pourquoi? Et puis, qu'est-ce qui le fascine tant dans ce portrait de Jeanne Hébuterne, dernière compagne de Modigliani?

 

Le destin tragique de cette femme dont il n'a de cesse d'admirer silencieusement la beauté sur cette toile, va faire qu'il croisera  la route de Mathilde Mattel. Puis on découvrira plus tard Camille.

 

Ce roman comporte réellement un avant/après, très net. Un avant et un après la découverte par le lecteur d'une tombe sur laquelle il est mystérieusement inscrit "Camille Perrotin 1999 - 2017", justement.

 

Si dans la première partie on se délecte de retrouver, en couleurs malgré tout, quelques marottes et autres notes de bas de page, des tics d'écriture, un prénom familier des lecteurs et lectrices assidu(e)s que nous sommes également (il me faut avouer que chaque fois que j'ouvre un de ses livres, ce sont ces éléments que j'espère toujours retrouver); dans la deuxième partie on bascule complètement dans la noirceur, la morbidité, la violence, la tristesse.

 

Mais dans l'intégralité du roman, c'est bien la beauté qui domine: la beauté des mots, la beauté des personnages, tant dans leur description physique que dans l'expression de leur psychologie et de leurs sentiments sous la plume de David Foenkinos. Même le tragique est d'une infinie beauté. Il n'y a qu'à lire cette scène d'une incroyable sauvagerie, que je ne révélerai pas, pour s'en convaincre. Ici aussi, l'auteur de génie sait mettre de la délicatesse dans les mots. Ç'en est presque incroyable. Je me suis demandé comment il réussissait ce tour de force, avant de me rappeler qu'il est, en tout cas pour moi, un de nos plus grands romanciers. C'est donc logique. Et il fallait au moins toute sa maestria pour écrire, décrire l'indicible de cette manière.

 

Pas un instant je n'ai pu imaginer ou prévoir l'histoire déchirante que mes yeux découvraient, ligne après ligne. Page après page, je suis assoiffée, je veux connaitre la suite. Je suis comme littéralement happée dans ce tourbillon littéraire. Jusqu'au fin mot de l'histoire, ce moment où l'on comprend tout, où le puzzle se recompose...

 

Alors c'est la stupeur qui domine. Je me suis surprise à voir clairement le visage des personnages, presque y mettre une voix, tant c'est si bien écrit. On souffre avec eux, on suffoque avec eux, on ressent tout avec eux, si bien que je suis parfois essoufflée, j'ai les yeux mouillés. Le destin croisé de ces personnages, que la beauté de l'art, mêlée à la bienveillance, sauvera momentanément ou sur un plus long terme, ce qui pourra mener à une guérison, ne peut laisser personne indifférent.

 

Dans "Vers la beauté", il y a un peu de "Charlotte" Salomon, un peu de "délicatesse" aussi. C'est violemment délicieux, ça se lit aussi vite qu'on prend son temps pour apprécier chaque mot, chaque tournure de phrase. Et comme à chaque fois, on est triste d'arriver à la fin. A ceci près qu'en plus ici on a du mal à reprendre son souffle et ses esprits. J'aurais voulu vous citer quelques phrases, mais comme d'habitude, le livre dans son entier est une citation à lui tout seul.

 

Tout comme l'écrivain en lui-même, en véritable Artiste, illustre parfaitement le postulat de départ de sa nouvelle histoire: la beauté de l'art, le sien en l'occurrence, peut sauver.

 

En effet, dans chacun de ses romans je me suis un peu ou beaucoup identifiée aux situations, reconnue dans l'un ou l'autre de ses  fabuleux personnages. A tel point que je me questionnais à chaque lecture: comment fait-il pour écrire ces belles histoires humaines, complexes et pourtant tellement ordinaires au fond, en s'approchant si près de mon vécu, de mes sentiments? Peut-il lire dans les pensées?! Hypothèse ridicule s'il en est! Reste que cela procure un bien-être, presque un soulagement, immense. Ce roman ne fait pas exception à la règle. L'écriture, l'art de David Foenkinos, est véritablement thérapeutique par sa beauté.

 

Jetez-vous (doucement!) sur ce roman et laissez-vous (em)porter. David Foenkinos est l'auteur que j'ai le plus chroniqué sur ce blog. Dites-vous que c'est tout sauf un joli coup du hasard...!

 

Après la déception toute personnelle de son précédent roman, qui contraste avec la nouvelle belle réussite en tandem au cinéma avec son frère Stéphane, avec qui il a réalisé "Jalouse", je suis heureuse d'avoir retrouvé la superbe d'un auteur qui ne cesse de se renouveler et surprendre, pour le meilleur et rien que pour ça...


06/04/2018
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