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Le tatouage: embellissement ou mutilation?

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Je ne pouvais pas passer à côté d'un article sur ce sujet passionnant qui me tient à cœur!

 

J'ai découvert bouche bée l'art du tatouage alors que j'avais peut-être 14 ans. Dès cet instant, j'ai juré qu'un jour, moi aussi, je me ferai tatouer...

 

La réflexion a mis du temps à se concrétiser puisque je n'ai sauté le pas que l'année dernière pour un premier tatouage, freinée par la peur de la douleur. Et puis je voulais être sûre du dessin, trace indélébile de ce que je suis (devenue). J'ai récidivé pour un 2ème il y a quelques jours. Mais que n'ai-je pas entendu à propos de cette pratique, de ce milieu et des gens qui y évoluent...

 

Alors dans cet article je déconstruirai les préjugés qui règnent encore trop souvent dans les conversations et les esprits de ceux qui ne connaissent pas.

 

Mais tout d'abord, un peu d'histoire! Passons en revue les principaux courants: avant d'être le tatouage sous la forme sous laquelle on le connait, sachez que cette pratique existe depuis le néolithique.

 

Puis c'est en Égypte que des tatouages ont été retrouvés sur des momies. A cette époque, le tatouage servait à identifier esclaves et criminels.

 

On distingue aussi le tatouage en Polynésie ou en Nouvelle-Zélande, où celui-ci est avant tout une affaire de marque religieuse et d'appartenance à une classe sociale élevée. Tout comme le tatouage chez les indiens d'Amérique, considéré comme un véritable habit.

 

Au contraire de ces peuples, au Japon le tatouage était une marque très mal considérée. Elle signifiait le signe de punition pour les criminels. Il était également signe de mauvaises mœurs.

 

Cet art a évolué au cours des époques pour devenir ce qu'il est aujourd'hui dans notre époque actuelle: un véritable bijou, une seconde peau, une partie de soi, de ce que l'on est.

 

C'est là qu'il est primordial pour moi de déconstruire tout de suite une idée reçue: NON, le tatouage n'est pas réservé qu'aux grosses brutes épaisses, aux motards aux cheveux gras, transpirants, avides de bières et de Johnny Hallyday! NON, les tatoués ne sont pas des gens violents, des métalleux qui écoutent des musiques à vous mettre la tension à 17 à longueur de temps en proférant des injures sataniques!

 

Le tatouage se démocratisent, et alors qu'artistes, sportifs et autres arborent ces dessins, de plus en plus de personnes lambda sautent le pas, à tout âge.

 

Là où certains esprits étriqués et mal renseignés y voient un acte de mutilation du corps, trouvent ça too much, certains autres, dont je suis, ont pris conscience du pouvoir de l'art du tatouage sur l'esprit. Effectivement, avant de me faire tatouer, je n'imaginais pas à quel point franchir ce pas pouvait changer la vie. La mienne en l'occurrence...

 

Étonnamment, je suis vite passée au-delà du phénomène de douleur, pas si importante que ça en définitive. Mais plus que tout, j'ai ressenti les "effets" du tatouages quelques jours après. J'ai commencé à aimer ce que je voyais dans le miroir. Moi qui ai toujours eu du mal avec mon corps, je me suis mise à me trouver "pas mal"! J'étais si fière et trouvais ce dessin si beau, que j'avais l'impression qu'il se voyait même à travers mes vêtements. Cela a été le déclencheur pour commencer à prendre un peu plus soin de moi, notamment par la muscu, pour sinon m'aimer, au moins m'accepter, accepter que je puisse plaire aux autres et essayer de me laisser un peu porter par les choses et les gens, ajouter un peu plus de légèreté dans ma vie.

 

Parce que quoi qu'on puisse en dire, le tatouage est bien plus qu'un art, c'est une philosophie. Ce milieu possède ses codes, son langage, ses musiques, sa façon d'être, de penser et de s'habiller. C'est un monde à part, qui ne ressemble à aucun autre, où personne ne se ressemble et où pourtant personne n'est de trop ou à part, étrange. C'est un monde où les choses vont bien au-delà de la simple apparence.

 

Les plus douillets d'entre vous vont surement me parler de la douleur! Eh bien je vous dirai que mon premier tatouage à l'épaule il y a un an s'est très bien déroulé. Moi qui avais si peur de cette fichue douleur, je dois vous dire que c'est vraiment supportable, léger. Puis je suis passée au tatouage sur le bras il y a quelques semaines. Sans mentir, cet endroit étant un peu plus sensible que l'épaule, c'était un tout petit peu plus douloureux, mais rien d'insurmontable non plus!

 

Je m'étais jurée de ne me faire tatouer qu'une fois. Et puis en sortant du salon la première fois, portée par le professionnalisme et la sympathie, le fun de mon tatoueur, l'ambiance dans ce salon, et parce que je n'avais pas sur moi tout ces symboles qui font que je suis moi, je savais qu'un deuxième serait au programme. Parce que le tatouage messieurs, dames, eh bien c'est addictif! Même la douleur passe au second plan et devient elle aussi addictive, comme si elle faisait partie du "package" d'un moment tatouage réussi.

 

Aujourd'hui j'ai sur la peau les dessins que je voulais, dont j'avais besoin même. Alors pour le moment je ne me ferai pas tatouer autre chose. Mais je suis bien incapable de vous jurer que je ne me ferai plus jamais tatouer!!!

 

Acte important dans une vie, j'attire votre attention pour finir cet article sur le choix du dessin. Il n'est clairement pas à prendre à la légère. Vous le garderez toute votre vie. Demandez conseil au tatoueur qui se fera un plaisir de vous conseiller. Il est extrêmement important aussi de s'attarder sur les normes d'hygiène et de propreté du salon que vous aurez choisi. Le matériel doit être ouvert devant vous, les dates doivent vous être présentées.

 

Avec tout ça, j'espère vous avoir fait changer d'avis sur cet art pour les uns, et donné envie de sauter le pas pour les autres! Dites-moi ce qu'il en est à l'occasion! ;-)



23/03/2014
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