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Indochine et son 13 Tour: décollage immédiat vers ailleurs

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4 ans se sont écoulés depuis le dernier concert qu'Indochine avait donné dans le cadre du Black City Tour, au Stade de France. Et voilà qu'après la sortie de leur nouvel album en Septembre 2017 ils sont enfin de retour en Lorraine!

 

Je n'avais rien voulu voir ni lire au sujet de ce qui m'attendrait pour ce grand jour, que j'ai décidé de partager avec un de mes meilleurs amis. Je m'attendais à du grand Indochine, et tout a dépassé mes espérances...

 

C'est en covoiturage avec deux admiratrices super (comme quoi, tous les aficionados ne sont pas à mettre dans un même sac!) que nous sommes arrivés sur le lieu d'une soirée qui promettait d'être inoubliable.

 

Nous nous quittons pour nous installer à nos places. Mon ami et moi n'étions pas particulièrement pressés puisque nous attendait le carré PMR, qu'on pourrait apparenter pour l'occasion à la Zone 13 des personnes en situation de handicap! Comme toujours, cet espace a un peu des allures de parc à bestiaux mais bon, on y est bien, la visibilité est top, pas trop loin de la scène. On ne va pas se plaindre, il y a pire.

 

Bien installés et après une longue attente que nous comblons joyeusement en décorant les barreaux de cet espace de ballons aux couleurs d'"Un été français" avec d'autres admirateurs, la première partie démarre. Grand Blanc, groupe messin, ne marquera pas mon esprit. Bien au contraire, il en laissera un, de grand blanc. Comme souvent en ce qui concerne les premières parties, je n'ai pas aimé du tout, assimilant plutôt cette musique à du bruit tous azimuts et sans queue ni tête.

 

Mais ça y est, les choses sérieuses commencent. La soucoupe au-dessus de nos têtes me bluffe déjà. Dès les premières secondes je suis instantanément ailleurs. J'ai décollé du sol, mon esprit divague au milieu de l'Univers. Je n'en dévoilerai pas plus pour garder intacte la découverte pour ceux qui n'auraient pas encore assisté au show.

 

Le Galaxie d'Amnéville, littéralement surchauffé et dans une ambiance de feu dès le décollage, n'aura jamais aussi bien porté son nom que ce soir!

 

Très vite mon esprit se perd et je me retrouve happée dans cette machine, dans un état second. Je n'ai plus aucun repère. Je n'ai plus qu'à me laisser guider par un Nicola plus en forme que jamais malgré une attelle qu'il porte consécutivement à une tendinite. Mais il ne laisse rien paraitre, se déhanche (à presque 59 ans, quel déhanché il a!), plaisante, s'exprime, blague. Il a chanté comme jamais il n'avait chanté jusque-là. Les boys aussi sont très en forme. Ils sont heureux, ça se voit. Pour la dernière date de cette première vague, ils ont semble-t-il décidé de tout donner sans jamais faiblir ni montrer leur fatigue qui pourtant, à n'en pas douter, doit être présente après toutes ces dates enchaînées.

 

J'attendais certaines chansons avec impatience et je les ai eues! "Alice & June" manque toujours de me faire succomber, tant je sens mon rythme cardiaque s'accélérer dès les premières notes. Une sorte d'ivresse me prend à chaque fois et j'aime tellement ça que je ne lutte même pas. C'est au tour de "La vie est belle" de venir nous enchanter. Je n'ai pas pu retenir mes larmes. Elle est magnifique et si pleine de sens pour moi. Plus tard il y aura "Karma Girls", une des plus belles chansons jamais écrite sur l'amitié. Et d'ailleurs, au niveau visuel, c'est cette chanson que j'ai préférée. L'illustration qui l'accompagnait était si belle. Je réussis à filmer "Alice & June", avant que mon appareil photo ne me lâche en plein milieu de "La vie est belle"... Je me maudis de ne pas avoir pensé à recharger la batterie!

 

Entre ces titres, je hurle, j'applaudis à tout rompre, je chante à pleins poumons, je pousse des cris... à rendre jalouse une marmotte en rut!!!! Mes yeux ne savent plus où se poser. Le spectacle est aussi visuel que sonore, avec toutes ces belles lumières qui jaillissent de partout comme d'incessants geysers, ces images qui habillent parfaitement chaque chanson et ces sons qui pénètrent en moi par tous les pores de ma peau dont pas un seul centimètre carré n'est épargné par les frissons. Des ballons géants, des confettis pleuvent à plusieurs reprises sur un public filmé. Les visages émerveillés, heureux et émus passent sans cesse sur écran géant.

 

Mais Indochine ne serait pas Indochine sans quelques messages savamment placés sur le thème des violences faites aux femmes, le droit d'aimer qui l'on souhaite...

 

Lorsqu'on parle d'Indochine, on parle d'une véritable relation d'amour que Nicola entretient avec son public. Comme à chaque concert, si ce n'est plus encore cette fois, nous avons eu mille fois l'occasion de vérifier ça. Nicola se plait à aller au contact des gens. Une main tendue par ici, une bise donnée par là, un regard accroché au hasard de sa progression vers les gradins.

 

Bien sûr, comme sur chaque album et à chaque concert, il chantera, de façon plus intimiste et moins électrique, une chanson pour Stéphane, ce grand absent que personne ne peut oublier... C'est toujours le moment émouvant du spectacle et Nicola ne cache pas cette émotion qui va si bien au grand timide pudique qu'il est. Autre moment émouvant, lorsque Nicola nous laissera chanter "J'ai demandé à la lune" quasiment seuls, avec les lampes de poche de nos smartphones qui donneront une impression de ciel étoilé.

 

A différents moments, il n'aura de cesse de nous remercier, son public, avec des mots et des phrases que désormais nous connaissons tous: "Putain de concert, putain de public! Merci beaucoup Amnéville!". Et de créer l'euphorie pour maintenir la fièvre et relancer la ferveur collective avec ses non moins célèbres "Soooooo!... Shayyyyyyyyy!".

 

"Je ne peux pas croire que dans cette salle, du plus jeune au plus âgé, vous connaissiez absolument tous les titres!". C'est par ces mots qu'il lance la partie des grands classiques qui ont fait le succès indochinois et qui font toujours autant mouche.

 

Après près de 2h30 de show, ils saluent, applaudissent, adressent quelques signes de la main, le sourire accroché aux lèvres. Puis ils disparaissent...

 

C'est déjà fini... Je suis sonnée, abasourdie par ce que je viens de voir et d'entendre. Je n'arrive pas à redescendre. Même en écrivant ces mots pour vous j'y suis encore. En fait je crois bien que je n'ai pas envie du tout de redescendre. Ni de dormir d'ailleurs. Le temps de ramasser quelques confettis pour garder un souvenir de cette magie, et il est temps de rentrer. Ma voix est flinguée!...

 

Heureusement, le 23 Juin 2018 à Nancy arrive à grands pas. Ce concert unique en plein air, où des surprises sont annoncées, promet lui aussi d'être unique et inoubliable. Mais de toute manière, comment pourrait-il en être autrement?...

 

S'il était clair que ce nouvel album s'avère être le meilleur de leur longue carrière, il est désormais certain que ce show restera dans les mémoires comme le plus spectaculaire. Tout y est parfait. Par ailleurs je ne connais pas un groupe français qui, après avoir courageusement traversé les tempêtes, soit à ce jour capable de soulever ainsi une salle de plus de 12 000 personnes et qui ait autant de respect et d'amour pour son public, que ce soit dans la manière de s'adresser à nous ou dans le prix raisonnable des places qui, au regard de la prestation livrée, n'est vraiment pas une arnaque. Indochine est le plus grand groupe de rock français, point barre!

 

Comme il est souvent répété, "Indochine ça ne se raconte pas, ça se vit". J'ai donc essayé de vous raconter modestement pour vous faire vivre les choses. J'espère y être un peu parvenu, même si ça ne remplacera jamais la réalité du moment... Étourdissant, magique, émouvant, explosif, fou... Les mots manquent...



26/05/2018
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