jolismots-et-doucesnotes

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18 Décembre 2012: Le jour où j’ai discuté avec le soleil...

 

Chers lecteurs, chères lectrices, je vous avais promis il y a quelques semaines, à l’occasion d’un article consacré à Dom Colmé, que vous aurez droit à une interview. C’est chose faite.

 

Cette interview a été réalisée à l’occasion d’un concert de Dom au Café de l’Est à Guénange hier, Samedi 15 Décembre 2012, avec notre ami Jo en première partie. Au cours de ce concert, une expo photo avait lieu. Olivier Liévin y présentait ses plus beaux clichés de concerts avec Dom (voir photo de cet article également). D’ailleurs il n’est pas à exclure que vous retrouviez bientôt cet artiste aussi en interview sur votre webzine préféré!

 

Avant de vous le livrer, je voudrais vous dire que c’est probablement là le plus bel entretien que j’ai eu à faire. Celui dont je suis la plus fière aussi. Parce que le contexte de notre rencontre a été spécial. J’avais promis de venir, puis quelques soucis sont venus contrariés le plan. Mais poussée par son énergie et sa gentillesse, je me suis décidée à participer quand même. Et puis je n’avais pas prévu de faire l’interview à ce moment, alors je n’avais rien sur moi, aucune note. Rien. J’y suis allée au feeling, sans filet (au talent, dirait l’amie qui m’accompagnait!).

 

Au final, ça donne plus une confidence qu’une interview. En backstage, il m’a fait l’amitié de me recevoir. Autour d’une table, une guitare toute proche, des rires: c’est une bande de potes qui discutent. J’ai eu la sensation du temps qui s’arrête, d’un doux flottement. Il faisait froid mais il y avait bien assez de beaux cœurs et de belles âmes autour de cette table pour se réchauffer. Hormis quelques questions, je n’ai plus eu qu’à me taire, m’asseoir et l’écouter se raconter… Et là, soudain, j’ai compris…

 

Salut Dom! Alors dis-moi, peux-tu te présenter: qui tu es? D’où tu viens? Comment tu es arrivé à la musique?

 

J’ai commencé la musique à partir de l’âge de 6 ans. Mes parents m’ont inscrit au conservatoire avec la clarinette et le solfège. Et puis le chemin s’est poursuivi vers l’école musicale à Metz - Taison. Ensuite j’ai passé tous les examens de fin d’année avec mention « très bien » à l’unanimité. Je jouais de la clarinette donc c’était particulier, je ne comprenais pas toujours tout ce que je faisais, mais j’ai toujours eu de très bons résultats. Et d’un seul coup j’ai compris que la clarinette n’intéressait personne sauf peut-être les gens avertis. Alors j’ai décidé de prendre une guitare rouge et d’aller chanter pour les copines qui elles, n’en avaient rien à faire de ma clarinette! Donc j’ai pris ma guitare et puis j’ai commencé à chanter des chansons, toujours en français, dès le début…

 

Je m’interromps et laisse Dom embrasser la jolie princesse qui vient d’entrer dans la pièce: sa fille. En osant à peine regarder, comme si j’avais peur de les déranger et voler un moment privé, je me confirme intérieurement ce que je pensais: à la scène comme à la ville, c’est un être vrai, pur, sensible. Il reprend…

 

Ensuite j’ai rencontré Stéphane à l’école. Il était à la batterie. On faisait des petits concerts pour les gens du lycée. Et de fil en aiguille… En fait à l’époque je faisais de la guitare mais ne chantais pas. Je ne voulais pas chanter. On avait un chanteur mais il s’est cassé la jambe! Alors il était là, avec son plâtre: « Je ne viens pas! Dom, tu veux pas chanter?! ». Bon ben j’ai chanté! Et puis après les autres se sont dit: « Ce serait bien que le chanteur ne chante plus et que ce soit toi qui chantes! ». Alors c’est resté comme ça. Il y a eu un premier groupe, Osiris, ensuite il y a eu Salomé. ça a pas mal joué avec Jacques Higelin, les FFF et plein de groupes durant une bonne dizaine d’années et plus de 500 concerts.

 

En 2000 j’ai décidé de partir seul et faire mes chansons. Devenir quelqu’un avec des chansons. ça fait 13 ans maintenant. J’ai appris que le métier de chanteur est très difficile. J’ai appris que c’est aussi du travail, du travail… et du travail!

 

De quoi tu te nourris pour faire tes chansons? De ta vie quotidienne? Ton expérience de vie? Ton passé?

 

Déjà, mes chansons sont toujours écrites en partage en binôme avec Jil-Victor Thiam. On écrit ensemble. Et aussi avec Dany Des Rues pour les dernières chansons en date. Je viens avec des thèmes, des idées.

 

Alors après toute cette route avec les Salomé, démarrer une carrière de chanteur, c’était un peu dingue. En plus j’étais pas mal fatigué à 29 – 30 ans. Je me sentais plus vieux qu’aujourd’hui alors que j’ai 10 bonnes années de plus! C’est rigolo! C’est bon signe! Il faut que ça continue comme ça! Aujourd’hui je suis vraiment en phase. J’ai rencontré des gens formidables. J’ai un coach formidable, Edouard Romano. J’ai autour de moi une équipe fantastique avec à la batterie Patrice Gonzo et Hervé Rouyer, Stéphane Glanois à la basse, mon vieux copain qui était à la batterie dans mon tout premier groupe quand j’avais 13 ans et demi. Avec notre rencontre, c’est nous qui avons inventé un peu l’histoire de A à Z. Et puis Jean Wende qui vient me rejoindre au piano, c’est un vrai cadeau. Ce mec est fantastique. Je suis vraiment bien entouré. J’ai des supers potes qui font de la super musique et qui ont beaucoup de bienveillance envers moi. Mes nouvelles chansons leur plaisent. J’en ai fait une tout à l’heure à la fin, « Domestique ». On l’a déchiffrée hier, on l’a joué pour la première fois ce soir pour faire un cadeau à Dany qui était dans la salle. Il y a un gros potentiel dans cette chanson. On est sur quelque chose de solaire.

 

On y revient!!!

 

Oui! Mais je l’ai toujours été. Et je trouve que la teneur globale de mon concert commence vraiment à trouver une unité sur l’ensemble du show. J’ai toujours eu un peu ce problème d’aller à gauche, à droite. ça donnait des kaléidoscopes. Là j’ai vraiment l’impression qu’on a réussit à ne garder que ce qui va bien ensemble, ce qui résonne. ça me plait, je suis très content.

J’ai une belle tournée qui s’annonce pour 2013. Je n’ai jamais eu autant de concerts à faire que l’année qui vient. Donc de quoi je peux me plaindre?! De rien!

 

Soudain très enthousiaste Aujourd’hui c’est ma teuf! En plus Eve elle est venue alors qu’elle n’allait peut-être pas venir! Et elle est venue quand même!

 

Eh oui!

 

Et elle est contente de sa soirée!

 

Oh oui! Mais je t’avais promis que je viendrais!

 

En plus hier elle était avec les stars et là elle est venue dans mon petit café!

 

Au niveau des couleurs de l’album maintenant. Je t’ai découvert en première partie de Cali il y a quelques mois. Et comme je l’écrivais dans l’article que j’avais produit récemment, c’est très solaire. Est-ce que ce sont tes origines aussi qui t’inspirent dans ces thèmes et cette couleur au niveau des sons?

 

Au niveau des origines, c’est un peu une question piège. Parce que je suis de ces enfants qui ont été abandonnés. Donc mes origines sont un peu… je ne dirai pas douteuses mais peu sues. Du coup, je pense qu’au fond de moi j’ai toujours envie qu’on se donne la main. En fait je crois que je suis un peu fleur bleue! Moi j’ai rêvé sur Janis Joplin, sur Joe Cocker à Woodstock quand il chantait: « With a little help for my friend ».

 

Un peu de Bob Marley aussi, non?!

 

J’étais moins touchée par Bob Marley que par Joe Cocker, paradoxalement. C’est vrai, j’ai le faciès de Bob Marley. On me le dit souvent! Mais ce n’est pas parce que j’ai le faciès de Bob Marley que j’écoute spécialement sa musique! Il faut se méfier! Ce qui a l’air d’un lézard n’est pas forcément un lézard!

 

Le faciès de Bob Marley et la voix très blues! Et ça s’est particulièrement remarqué ce soir quand tu chantais en anglais. Tu as vraiment la voix taillée pour le blues. En anglais elle sonne particulièrement bien.

 

Je sais et c’est pour ça que je ne le fais pas souvent, justement. Si tu veux, c’est un système de mimétisme assez intéressant mais qui par ailleurs ne m’intéresse pas du tout.

 

Donc on ne verra jamais un album de Dom Colmé en anglais version blues?!

 

ça ne m’intéresse pas, non.

 

C’est dommage! Tu prives tes admirateurs et admiratrices d’un trésor! Tu es conscient de ça?!

 

C’est possible! Il rit. Mais il est vrai que ça me fait plaisir que tu me dises ça parce que mon grand ami et mentor, Michel Pradel, qui jouait dans un groupe qui s’appelait Alambic Mike Band, de Florange, me disait toujours: « Putain si tu chantais le blues mon gars, il n’y aurait personne au-dessus de toi en France… ». J’avais 20 ans, ça ne date pas d’hier! Mais moi, c’est chanter en français pour mes contemporains, des choses que je veux qu’on partage, qu’on chante ensemble, qu’on vive ensemble, qu’on comprenne ensemble et qui servent. Quand tu repars avec la petite chanson que tu fredonnes dans ta tête, elle fait sens. Elle fait sens à ta vie, en matière musicale ou personnellement aussi.

 

Mais même en anglais on peut donner du sens: dans la mélodie, dans le ressenti… Sans forcément comprendre les paroles…

 

Bien sûr! Mais ceux qui chantent en anglais le font si bien qu’il n’y a pas besoin que je m’y mette. Je pense que si tu fais venir un grand chanteur américain pour chanter le blues, ce sera toujours mieux que si c’était moi qui venais faire le cacou. Dans un sens ça fait un peu numéro de cirque, tu comprends. Tu parlais tout à l’heure de la première partie de Cali. Si je venais à chanter une chanson comme ça en première partie de Cali, et même si j’en maitrise une paire seul avec ma guitare, le problème est que je passerai directement dans la case des chanteurs de gospel. Et en chantant le gospel, pour revenir après avec ta petite chanson en français…

 

C’est le grand écart!

 

Ah oui, complètement. Parce qu’après c’est Alain Souchon, Laurent Voulzy, Francis Cabrel, Brassens, Brel, Cali, c’est qui tu veux. On a tous nos références.

 

Tu t’inspires justement de ces chanteurs?

 

Je pense que Brel est proche de moi non dans ce qu’il écrit, mais quand il envoyait une phrase, il l’envoyait comme les chanteurs de soul, tu vois. Brel c’est comme Otis Redding. Je ressens la même chose chez ces deux personnages. Ce sont des gens jusqu’au-boutistes, toujours en haut. C’est « l’inaccessible étoile ». A chaque minute du concert ils sont dans « l’inaccessible étoile ». Brel comme Otis, et pourtant ils ne font pas le même business. Ils ne vendent pas aux mêmes gens et pas pour les mêmes raisons.

 

Moi je veux chanter mes chansons. Le pari du français, c’est ma bataille depuis 17 ans. Je n’ai pas envie de laisser tomber comme ça.

 

On a une si belle langue, si riche, alors pourquoi la laisser tomber finalement?!

 

Voilà! Et puis je crois qu’en ce moment c’est bien plus ouvert en France. Beaucoup chantent en anglais. Mais il y a aussi beaucoup plus de gens bilingues. Moi je ne suis pas bilingue. Je connais le texte mais je ne pourrais pas improviser dessus. Je n’ai pas le niveau. Alors ça ne m’intéresse pas. Je n’ai pas envie de tricher avec moi-même. En plus, le mimétisme dont je te parlais tout à l’heure, c’est dangereux pour continuer à créer. Il est très facile de faire du blues, de l’imiter. On est tout de suite à la Nouvelle-Orléans. C’est vachement bien mais en même temps c’est un petit peu inconséquent. C’est comme en amour, il y a des choses qui sont super bien mais complètement inconséquentes.

 

Et cet album, comment il est né? Où? Par l’idée de qui?

 

Ce qui va sortir c’est un 4 titres qui va s’appeler « J’irai », enregistré avec l’équipe de musiciens de ce soir, renforcée par Eric Starczan. Un autre 4 titres viendra par la suite coécrit avec un auteur avec qui je travaille en ce moment sur les chansons « Domestique », « La pluie » qui est un petit truc tout fou, et la chanson « Un terrain d’ébène », qui pour moi est vraiment je crois la chanson la plus jolie que j’ai faite jusqu’à aujourd’hui, sans me jeter de fleurs, et un 4ème titre qu’on n’a pas pour l’instant. Parallèlement à ces deux 4 titres, je sortirai un 4 titres live tiré de mes premières parties de Cali et autres. J’y suis seul avec vous, le public, la guitare folk et mon chant. Et on aura ça sur le live. On aura donc 3 petits produits.

 

Comme ça, les gens pour qui c’est difficile aujourd’hui pourront s’offrir un 4 titres à 5€. ça ne va pas plomber leur budget. Parce qu’un album c’est beaucoup d’argent, c’est 10 ou 12 €, ça représente de l’argent aujourd’hui. Et c’est difficile pour les gens. Je vends la plupart de mes albums lors de mes concerts et je vois bien que les gens ont du mal. Alors que ça ne fait qu’ 1€ par chanson. Donc j’ai décidé d’être plus dynamique: faire des petits produits de très bonne qualité qui vont venir faire des étoiles dans la tête des gens et qui feront qu’un mec va me dire: » Finalement je prends les 3! »! Et puis je pourrais aller voir les producteurs et leur dire que j’ai fait un 4 titres, et puis à un autre producteur lui donner un autre 4 titres différent. Chacun le sien! C’est dynamique et sympa. J’espère que ça va marcher. Mais je suis sur une bonne pente.

 

Donc pour toi la musique est plus une affaire de cœur que d’argent?

 

Une affaire d’argent est une affaire d’argent pour toute personne liée à son cordon de Jack!!! Parce que forcément la musique se fait aussi avec des choses matérielles, il faut payer le batteur, le bassiste,… Il y a toujours un coût. Mais je crois que je suis un petit peu de la Commune, tu vois! Je suis un Communard! Je suis un rouge! Il chantonne Donc chacun doit donner pour rétribuer celui qui se donne. Mais je suis parfois gêné quand on me demande mon cachet. Je ne sais pas! J’ai tellement l’habitude de réagir et de réfléchir en salaire. Un salaire chacun, tous le même. On ne frime pas. On veut jouer, être là parmi vous.

 

Olivier Liévin, le photographe, vient nous saluer avant de partir. Nous interrompons l’entretien quelques minutes. Puis nous reprenons.

 

Voilà, je tiens à dire aussi qu’ici ce n’est plus une relation interviewé-intervieweur, mais bien une relation d’amitié avec Eve et je suis très content.

 

Et moi très touchée… Je tente de me reprendre pour continuer… Et dis-moi, raconte-moi un peu comment tu t’y prends pour composer une chanson.

 

Eh bien ça dépend! Par exemple, la chanson « Domestique » s’est faite comme ça: avec Dany on s’était donné rendez-vous dans un petit bar de Metz et il me dit: » Voilà ce que je vais faire. Je vais te faire une interview en 8 points: le meilleur souvenir de ton enfance, le plus mauvais souvenir de ton enfance, ton parcours scolaire, quand tu as commencé les concerts. Je vais faire une chanson biopic sur toi. Donc j’ai besoin de savoir ton meilleur souvenir avec ton père. Ton père à 8 ans, ça te rappelle quoi? » Que des trucs de fou comme ça! Alors j’ai répondu, on a discuté. Le soir même, à 19h30 dans ma boîte mail, il y avait « Domestique ». Nette, écrite, on n’a jamais bougé une virgule et on la chante comme ça.

 

C’est un cadeau pour toi ça!

 

Un merveilleux cadeau. En plus j’ai vraiment l’impression que je suis à l’origine de ce qui est dit. Alors ça fait sens dans ma bouche parce que j’ai envie de le défendre d’une façon immense, ce qui n’est pas toujours le cas. Là c’est exceptionnellement réussi. Vous n’en saurez pas plus, il faudra attendre le 4 titres!

 

Dans ta façon de chanter qui va de paire avec les thèmes des chansons que tu défends, à savoir la liberté et autres…

 

Très juste!

 

Est-ce que c’est une façon d’affirmer que tu es un homme libre, que tu chantes ce que tu as envie de chanter? Dans un monde où on est de moins en moins libres, est-ce que c’est ta façon de garder une certaine liberté?

 

Mais oui, Eve! Mais oui, exactement! J’ai l’impression que c’est même l’antidote à ce monde préfabriqué, standardisé. On est là, on veut nous fabriquer des chanteurs qui chantent tous la même chose, qui ont tous la même voix et c’est toujours le même texte et ça vient toujours du même auteur et il est signé chez le même éditeur. Je suis loin d’être un gars qui croit qu’il est juste. J’essaie de tendre vers quelque chose de juste. Mais par contre ce dont je suis sûr, c’est d’être quelqu’un qui ne fait pas de compromis avec l’amour de la musique. C’est pour ça que je pense être un chanteur riche de moments passés à faire une musique que moi seul ai le droit de faire parce que je n’ai personne sur mon dos pour me dire que ce n’est pas comme ci, trop comme ça… Parfois on me dit: » Avec ce que tu connais de la musique, pourquoi tu ne fais pas un single qui déchire tout? ». Parce que je n’ai pas envie de m’y résoudre. Je n’ai pas envie de venir sur ma feuille et travailler pour que le plus grand nombre se dise « C’est trop chou! ». Je pense que beaucoup le font mieux que moi. Et ça s’est vérifié par les chiffres. Je pense que je suis là pour autre chose. Je pense que je suis là pour la personne qui rentre après une nuit blanche difficile. Elle rentre chez elle et là, seule, c’est ma musique qu’elle va écouter sur sa platine. Je dis ça depuis longtemps. Ma musique est essentiellement faire pour les gens qui traversent des moments de solitude et comme ça, ça leur fait une petite barque pour traverser, tu vois. Alors évidemment ce n’est pas un grand bateau en première classe mais… déjà au moins tu n’es pas mouillée!!!

 

Et tu peux nous donner des dates où on pourra venir te voir et t’applaudir?

 

Je pense que la meilleure façon de faire est encore de rester connecté avec moi sur mes pages Facebook et MySpace. Tout y est annoncé. Par contre il faut savoir que je vais tourner du 14 Janvier au 9 Mars, et dans cette période je devrais jouer une fois dans notre région. J’ai beaucoup de contrats dans la France entière. Je vais partout. En Suisse même. Après, on pourra me voir dans la région, mais je n’ai pas encore de date, au Lycée Colbert à Thionville, le 1er Février également à la Médiathèque de Créhange, à la Fête de la Grenouille à Jœuf aussi. Mais ça ce sera plutôt pour le mois de Mai. Et on vient de me demander de faire la fête de la musique à Guénange.

 

Alors c’est la fin de notre entretien déjà. Je vais te laisser le mot de la fin. Dis ce que tu veux, lâche-toi!

 

Je voudrais dire que c’est un moment particulièrement chaleureux pour moi en ce moment à l’approche de ces fêtes. Pourquoi? Parce qu’en fait je m’aperçois que petit à petit ma démarche fonctionne. Jacques Higelin m’avait dit en 92: » Dom, ton public, tu le trouveras en France 5 par 5, 2 par 2, 3 par 3. Et uniquement 5 par 5, 2 par 2 et 3 par 3. » Il avait fichtrement raison. ça fait six mois que 2 par 2, 3 par 3, 5 par 5, mon public se constitue. J’en suis très fier! ça reste modeste, artisanal, mais j’en suis très fier.

 

« Les petits ruisseaux font les grandes rivières »!

 

Voilà! Exactement, Eve! Et non seulement les petits ruisseaux font les grandes rivières, et puis les petits ruisseaux, c’est bien tout court!

 

C’est calme, ça démarre doucement, pour que ça puisse monter…

 

Ce sont les chemins de traverse aussi. C’est important. Il ne faut pas toujours prendre le péage. Il faut aussi savoir prendre les départementales, tranquillement…!

 

Merci Dom!

 

Merci à toi Eve!



27/03/2013
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