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Rover électrise Les Trinitaires

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C'est un concert qui était initialement prévu en Mars 2016. Et puis il a été repoussé au 11 Mai 2016. Je ne pouvais que me réjouir du report à cette date, puisque je fêtais mes 30 ans... le 12 Mai! Quel superbe cadeau j'allais avoir! Rover sur scène pour mes 30 ans... Quoi de plus beau?!

 

J'étais convaincue et heureuse de la perspective d'une magnifique soirée. Si vous vous demandez pourquoi cet enthousiasme, je vous invite à venir lire juste ici la chronique de ses deux albums.

 

J'étais d'autant plus heureuse que le concert se déroulait aux Trinitaires à Metz, salle que j'affectionne autant pour son cachet que pour sa configuration et sa jauge, suffisamment grande en restant toutefois à échelle humaine, intime.

 

Comme pour tout concert, j'arrive tôt, histoire d'éviter d'être éventuellement bousculée et par la même occasion de perdre une place qui m'assurerait une belle vue sur la scène.

 

L'air est chaud, lourd, le ciel chargé ce jour-là. En arrivant je croise Rover à la terrasse d'un café avec son équipe mais je ne m'aventure pas à le déranger. Je vais donc directement devant l'entrée de la salle. C'est là que j'oserai l'appeler avant qu'il ne s'engouffre dans la salle.

 

J'ai souvent lu ici et là qu'il était impressionnant par sa carrure. Tous ne parlaient que de ça. Curieusement, ce n'est pas cela qui m'a surpris. Ses éternelles lunettes de soleil vissées sur le nez, nous échangeons ensemble quelques minutes, le temps d'une photo, de quelques mots. Le temps de quelques sourires aussi face à ma légendaire maladresse! En toute simplicité. Alors non, je n'ai pas été impressionnée par sa carrure, bien qu'il soit très grand il est vrai, mais bien par la gentillesse et l'humilité qui émanent de lui.

 

J'avais découvert Rover l'Artiste, et en l'ayant devant moi j'ai vraiment l'impression d'avoir un tout petit peu, modestement accédé à Timothée, l'être humain. Il me parait si réservé, mystérieux, discret, peut-être timide, sous ce cuir et ces lunettes qui ne le quittent pas et cette manie qu'il a de tirer sur le col de ce cuir pour cacher je-ne-sais-trop-quoi. Je me retrouve émue, touchée, jusqu'au trouble, par sa douceur et par cette réserve qui tranchent tellement avec l'assurance et l'animalité dont il fait preuve dans sa musique. Je m'avance même dans des suppositions intérieures qui me font penser qu'il doit sans doute aimer plus sa musique qu'il ne s'aime lui-même... Il est, je dois le dire, un vrai bonheur à côtoyer. En tout cas, j'ai apprécié ces furtives minutes en sa compagnie. J'ai l'étrange impression de me reconnaître dans ses paroles et ses attitudes.

 

Les minutes, les heures défilent et, comme souvent, je discute avec les personnes qui sont venues l'écouter. Anecdotes de concerts pour ceux qui le suivent intensément depuis plus longtemps que moi et qui ont eu le loisir de l'avoir déjà vu sur scène plusieurs fois, avis sur les albums, les chansons préférées des uns et des autres, tout y passe.

 

Et puis c'est enfin l'heure de prendre place dans cette jolie salle. Il était temps, d'autant qu'il pleut fort dehors!

 

En première partie, Blondino, Artiste féminine et messine, nous met dans l'ambiance. Et puis c'est au tour de Rover d'entrer enfin sur cette scène...

 

Durant près de 2h, il va déployer toute la virilité et la sensualité du rock pour interpréter des titres de ses deux albums dans une salle où règnent une moiteur et une chaleur qui ont ajouté encore un supplément de force à cette prestation monumentale, servie par un jeu de lumières impeccable. C'est un ravissement complet de constater qu'en plus, ne cédant pas à la facilité d'une simple interprétation de ses titres, il les a tous complètement réarrangés pour en faire quelque chose de très électrique et prenant. C'est organique, viscéral. Intemporel et esthétique.

 

Il me faut à ce stade souligner le talent et l'engagement total des musiciens qui l'accompagnent sur scène: Arnaud Gavini à la batterie, Edouard Polycarpe à la basse, à la guitare et aux chœurs, ainsi que Sébastien Collinet au clavier, à la guitare et aux chœurs également. Multi-instrumentiste de talent, on retrouve Rover au clavier.

 

Ne laissant pas le rythme faiblir, il enchaine ses titres entre deux blagues! Mais il ne communique pas beaucoup, il est dans sa bulle de musique. C'est beau à voir d'ailleurs.

 

C'est au terme d'un show époustouflant et atypique au cours duquel ils auront sué sang et eau, que Rover et ses musiciens ont quitté la scène... Évidemment, on trouve toujours ça trop court quand on a adoré!

 

Dehors, c'est encore avec autant de simplicité et d'humilité (et toujours sous une pluie battante!) que nous nous désaltérons en discutant avec ses musiciens, qui lui ressemblent tant. Je comprends aisément pourquoi il a décidé de travailler avec eux.

 

Quant à moi, après un dernier autographe, je repars la tête pleine de son et d'images. Je sens qu'il va me falloir une bonne dose de patience jusqu'à la prochaine occasion qui se présentera pour le revoir sur scène. Mais j'y retournerai.

 

Il FAUT aller le voir sur scène de toute urgence. Vous en ressortirez forcément enchantés! Et vous vous rendrez vite compte que cet Artiste, aussi atypique et mystérieux que sa musique, mérite qu'on s'y intéresse massivement, mérite d'être reconnu, entendu et compris dans sa démarche artistique, loin des circuits commerciaux.



20/11/2016
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