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Manu Lanvin and The Devil Blues soulève le pub Chez Paulette

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"C'était bien, c'était chouette"... Chez Paulette...

 

En ce Samedi 29 Octobre 2016, je me suis rendue en un lieu que beaucoup m'avaient décrit comme mythique. Longtemps j'en ai entendu parlé. C'était donc l'occasion parfaite pour m'y rendre.

 

Une route de campagne me mène vers ce village paisible qu'est Pagney-derrière-Barine, que rien ne semble ébranler. Et puis il y a ce lieu en lui-même, discret, surprenant, se fondant dans ce paysage du bout du monde et où gravitent des personnes absolument charmantes. Un lieu chaleureux et atypique que ce bar qui sent bon le rock. Style qui se rappelle à chaque recoin.

 

Six mois sans concert, c'est long, très long. Trop long pour la mordue de musique que je suis. Je renoue non sans bonheur avec les sensations des concerts faits en saisons froides: l'attente dans le froid, discuter et faire connaissance avec les mélomanes de passage pour tuer agréablement ce temps qui s'allonge à n'en plus voir la fin. Les douleurs dorsales et aux jambes aussi, qui s'installent assez vite. Qu'est-ce que c'est bon! Je suis folle me direz-vous! Oui, folle de la Vie et ses plaisirs, ce plaisir des concerts en l'occurrence.

 

Ce soir, Manu Lanvin & The Devil Blues est au programme. Presque un an que je ne les avais pas revus depuis une première fois mémorable à la Nuit du Blues sur mes terres mosellanes. Je trépigne d'impatience.

 

On me permet gentiment de rentrer m'asseoir à l'intérieur, handicap oblige (on trouve des satisfactions où on peut!). J'y croise le groupe que je salue poliment sans toutefois oser déranger l'organisation des choses. Je me réchauffe doucement les doigts, puis le cœur avec ce staff si serviable dont je vous parlais. Quelle bonne humeur ici! On se sent tout à coup comme au milieu d'une réunion de famille, en mieux!

 

Puis les portes de la salle s'ouvrent, je m'installe devant. En première partie, une heure durant, c'est un très bon groupe, Miss Meteor, qui est chargé de nous faire bouger sur des standards que je me surprends à chanter de bout en bout, tant je les ai écoutés étant jeune.

 

Et puis ça y est, enfin, c'est LE moment! Et là... deux heures de show, deux heures aussi brûlantes que les terres arides d'un paysage désertique américain. Ils sont en forme ce soir et ce n'est rien de le dire!

 

Manu Lanvin crache son rock et son blues à la fois âpre et d'une sensualité follement enveloppante. Les titres s'enchainent sans répit, il nous emmène avec lui dans ce tourbillon, accompagné de Jimmy Montout à la batterie, toujours aussi efficace. Je découvre ce soir-là Nicolas Bellanger, le bassiste. Lui aussi a un jeu incroyable. Quel engagement total de leur part! Quelle force! Ils sont comme possédés, pourrait-on dire. Ce serait fort à propos!

 

Tous trois se donnent sans s'économiser. Ils jouent comme si c'était la dernière fois, soulèvent cette petite salle comme un seul homme. Quelques cordes de guitare y ont d'ailleurs laissé leur peau! Il plane sur cette salle à cet instant l'ombre des plus grands à travers Manu Lanvin, Calvin Russell en tête, bien sûr. Comment ne pas l'évoquer? Je retrouve le bonheur de hurler sur certains titres que j'aime particulièrement et ce "dou dou dou dou dou dou" si délicieusement entêtant et entrainant issu du génial titre "Blues, booze & rock'n'roll", repris et repris encore par cette salle surchauffée où Manu se plait à déambuler. Je vous avais parlé ici de cette pépite de bonne humeur, rappelez-vous. Mais c'est déjà la fin, alors que tous sont en nage et qu'un final explosif s'est déroulé avec un monumental "G-L-O-R-I-A" de Van Morrison.

 

Au terme de ces deux heures hautement électrisantes, place aux échanges. Vous savez maintenant, je crois, l'importance qu'ont pour moi l'humain et l'échange. C'est une des composantes essentielles lorsque j'accorde mon oreille et ma fidélité à des Artistes. De ce côté-là encore, je suis enchantée, une fois de plus. Bien que je n'ai pas pu échanger avec le bassiste que j'ai perdu de vue dans cette joyeuse cohue, alors que j'aurais voulu le féliciter, j'ai pu échanger quelques mots avec Manu et son batteur, toujours aussi disponibles, souriants. Mais comment font-ils?! Ils ont tant donné de tout sur scène, du sourire aux mots simples aussi mais dont on sent qu'ils sont vrais et sincères, qu'on a à notre tour envie de leur dire mille choses. Mais il n'y a qu'un grand MERCI qui vient aux lèvres qui s'étirent d'un sourire jusqu'aux oreilles. Quelques bises, quelques objets de rien mais qui ont une valeur inestimable à mes yeux, de précieux et intimes mots de remerciements glissés à l'oreille et sur le papier que je vais garder jalousement, des images plein la tête, je regagne ma voiture...

 

Gonflée de bonheur, je reprends la route. Avec le Devil Blues dans les baffles, pour prolonger un peu ce voyage. Pas sur les highways américaines, mais on s'en fout, parce qu'à cet instant, c'est tout comme...

 

Je reviendrai Chez Paulette, c'est évident. Il faut soutenir ce lieu unique pour qu'il ne s'éteigne jamais. Je reviendrai encore et encore applaudir Manu Lanvin & The Devil Blues, ça aussi c'est l'évidence même. Mais que le temps sera long jusqu'à une prochaine fois dont je ne sais quand elle arrivera...



31/10/2016
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